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Conférences

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Un exposé sur la VIE (extrait de la causerie du 12.09.2007)

J’ai été amenée à écrire une trilogie intitulée « Evolution et Equilibre » et durant cette réunion je vais tenter d’en résumer le principal. Dans ces livres est expliqué l’essentiel de ce qu’il est utile de connaître aujourd’hui sur la Vie : la vie humaine et la Vie spirituelle.


C’est grâce à des dons de clairaudience et de clairvoyance que j’ai pu faire ce travail d’écriture qui a commencé en 1994. Mais ces dons remontent à mon plus jeune âge, après le décès de mon père en 1945, à la fin de la guerre. Et c’est lui, qui, en ce manifestant à moi par télépathie, m’a préparée à cette tâche.

Il était souvent question d’équilibre, « ni trop » « ni pas assez » étaient des expressions qui revenaient sans cesse pour que j’en sois imprégnée. Par la suite, il a été question d’évolution, d’où le titre des ouvrages « Evolution et Equilibre ».

Déjà dans mon enfance, à plusieurs reprises, il m’avait dit qu’un jour j’aurais un travail particulier à faire, mais sans préciser lequel. C’est en 1994 qu’il m’a appris qu’un enseignement allait m’être donné et qu’il serait infusé depuis un niveau important du monde spirituel.

Je passe ici rapidement sur la provenance de cet enseignement, mais dans la préface de chaque tome je retrace ce parcours plus en détail.

Je parle notamment de l’aide précieuse que la providence a placée sur ma route 12 ans avant de commencer à écrire. Il s’agit d’un homme intègre et discret aux dons extrasensoriels exceptionnels, que durant les 10 premières années je n’ai connu que comme guérisseur.

En 1969 il est survenu dans sa vie un événement très particulier. En portant secours à des enfants, il fut victime d’un très grave accident de la route qui provoqua un décès immédiat, reconnu par le corps médical. Vingt sept heures plus tard, il reprit connaissance sans aucune séquelle ni trace physique de cet accident.

Ce qu’il a vécu durant toutes ces heures et son contact avec un monde supérieur de Lumière ont grandement amplifié ses dons et élargi sa vision de la Vie.

Si je le mentionne aujourd’hui, c’est parce que sans cette rencontre providentielle, qui n’était pas fortuite, il m’aurait été difficile, peut-être même impossible, de mener à bien cette tâche.

Avant d’avoir écrit ces livres je n’avais jamais rien lu qui puisse être qualifié d’enseignement ésotérique et n’ai jamais non plus adhéré à un mouvement religieux ou autre. Mon seul savoir dans ce domaine se limitait au catéchisme de mon enfance. Cela m’a permis de ne pas subir d’influences extérieures.

En ce qui concerne ces écrits, il ne s’agit pas de préceptes dictés qu’il me suffirait de retranscrire, mais de vraies leçons constructives qui m’ont été données graduellement pendant plus de dix ans et que je dois assimiler du mieux possible avant de les communiquer.

Quand ce travail a été bien avancé, j’ai eu entre les mains, sans les chercher, des ouvrages traitant des mêmes sujets et qui confirmaient mes écrits. J’en ai été surprise sur le moment et aussi rassurée. Cela m’a permis de constater que par rapport à ce qui a été enseigné de longue date par des ésotéristes reconnus, rien de ce que l’on peut trouver dans mes livres n’est réellement nouveau sur le fond.

Toutefois, ce qu’il est important de dire ici c’est que cette connaissance de base, qui est universelle, est donnée pour l’époque que nous vivons actuellement. C’est un fragment d’un Enseignement bien plus vaste, donc complémentaire à d’autres.

Son but principal est de soulever des « voiles » anciens qui encombrent la conscience et empêchent les gens de s’ouvrir à de plus hautes vérités.

Cet enseignement se situe entre Amour et Connaissance et la Joie y est présentée comme un ferment qui élève la vie à sa vraie dimension. Tout y est donné pour que la souffrance ne soit plus considérée comme un maître qui nous apprend la vie par la manière forte.

Notre conscience ayant évolué, on peut maintenant progresser sans expériences douloureuses. La Sagesse et l’Amour peuvent avantageusement les remplacer. Pour s’en rapprocher, une connaissance approfondie de la Vie et de bons et justes sentiments en sont les facteurs essentiels.

On devrait faire de la compréhension de l’Existence et de l’Amour, les deux guides de notre vie. Beaucoup de personnes pensent qu’elles ne peuvent que subir ce qui survient dans leur vie, or, nous sommes bien davantage maîtres de notre destin qu’on ne le pense.

Les deux premiers livres ont été publiés en 1998 et 99. Ils ont été réédités en 2005 et 2007 sous une forme plus complète s’inscrivant dans le concept d’une trilogie. Le tome III qui clôt cet enseignement n’a pas encore été édité.

Venons-en maintenant à l’enseignement lui-même.

Etant pris dans le tourbillon de la vie matérielle, beaucoup d’entre nous passent à coté des véritables richesses que l’on devrait retirer de notre séjour sur Terre.

Bien sûr, la grande majorité des gens cherche à donner un sens à leur vie et ce besoin est même souvent ressenti comme une priorité. Toutefois on ne peut réellement y parvenir que si l’on a trouvé des réponses justes qui nous satisfont sur le Sens même de la Vie.

On peut alors prendre appui sur une connaissance que l’on ressent vraie et solide et qui par la même occasion protégera notre équilibre intérieur. Sans cet équilibre intérieur, la voie spirituelle ouvre la porte à toutes sortes de dérives et de divagations. Ce danger est aussi bien présent lorsqu’on se laisse dominer par une foi aveugle.

Quand l’imaginaire prend le dessus il est très difficile de le freiner et plus encore de l’arrêter dans son élan. Beaucoup de gens sont fiers des œuvres de leur imaginaire (dans le milieu artistique, scientifique, l’éducation…), et pourtant celui-ci débouche souvent sur des aberrations pour l’avoir confondu avec l’imagination qui, elle, est une faculté s’accordant avec la loi d’harmonie.

Tant que l’idée que l’on se fait sur son Origine première, sur sa raison d’être sur Terre, sur l’après vie, n’est pas claire, on continuera à se perdre dans une matérialité et une spiritualité stériles.

De même, tant que les Lois universelles qui régissent l’existence ne seront pas prises en considération et tant que l’on ne prendra en compte que la seule nature humaine chez une personne, reléguant ainsi sa nature spirituelle au second rang, rien de vraiment bon et durable ne viendra valoriser notre existence.

L’enseignement contenu dans cette trilogie permet de progresser dans cette connaissance degré après degré. Il est donné dans un objectif de paix, mais pour pouvoir intégrer cette haute valeur en soi et autour de soi, il faut auparavant avoir l’esprit libéré d’idées préconçues.

Il y a une question que beaucoup d’entre nous se posent : pourquoi sur cette Terre tant d’agressivité, de cruauté, de souffrances, de maladies viennent-elles ternir l’existence et cela, d’aussi loin que portent nos connaissances ?

Les religions parlent de l’Amour infini du Créateur pour sa Création et, d’autre part, des religieux expliquent que les épreuves douloureuses par lesquelles passe l’humanité, sont, pour Dieu, autant de moyens d’éprouver ses créatures, pour les amener à progresser. D’un côté la plus parfaite bonté, de l’autre la plus totale austérité. Une telle incohérence ne peut manquer d’engendrer la confusion dans les esprits si ce sujet n’est pas éclairci.

Il est par conséquent important de se faire une plus juste idée de ce que l’on nomme Dieu et aussi de chercher à percevoir, dans l’immensité du parcours de la Vie, les divers Plans d’existence du grand Univers, depuis le plus subtil jusqu’au plus dense (ou de l’invisible au visible).

En s’ouvrant avec lucidité à de hautes réalités, on vivifie sa conscience et l’on acquiert l’indispensable souplesse d’esprit qui nous conduit vers le haut. Il ne faut surtout pas la confondre avec de la mollesse d’esprit.

On peut se représenter ces Plans en prenant pour exemple une pyramide inversée que l’on divise en trois (en haut, le Plan Divin – puis, le Plan Spirituel – et enfin, le Plan Matériel).

La plus grande partie est réservée au Plan Divin, d’où procède la VIE. Il est incommensurable et comporte de nombreuses divisions et subdivisions.

Vient ensuite le Plan spirituel, immense mais moins important, d’où l’humanité tient ses Origines. Il se divise en plusieurs mondes subtils que l’être humain a descendus avant de venir faire ses expériences sur Terre. Et si l’homme a perdu le souvenir et le contact avec ses Origines spirituelles, c’est à cette descente dans la matière qu’il le doit.

Il s’agit, en fait, plus d’une chute que d’une descente, puisqu’elle a entraîné dans un premier temps l’humanité dans une involution (ce qui correspond à une régression), alors que le but de la Vie est l’Evolution, qui doit se réaliser dans un équilibre savamment dosé. Il nous faut donc à présent entreprendre une remontée, évolutive cette fois.

On se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins entre la période involutive et celle évolutive. En réalité l’humanité a atteint le point le plus bas dans la matière il y a 2000 ans et se serait perdue dans ses bas-fonds si elle n’avait pas reçu, à cette époque, l’impulsion christique dont le but était de purifier et vivifier sa conscience.

Depuis ce temps là, tous ceux qui en font l’effort peuvent entreprendre un retour vers des régions plus pures. Et ces régions plus pures, c’est sur Terre qu’il faut commencer à les construire, et non aller les rechercher tout « en haut », car tout se mérite.

Ce qui attend l’homme sur les plans subtils, ce n’est pas une résidence édénique encore imméritée, mais un au-delà à sa mesure. Aussi, après avoir convoité ce paradis, serait-il plus sage de tourner enfin un regard attentif vers la Terre !

En supposant que la tâche qui échoit à l’homme consiste à forer notre monde de part en part, que découvrirait-t-on de l’autre côté de ce tunnel ? Le ciel, mais cette fois un Ciel grandement mérité par ce travail bien accompli.

Il nous faut donc commencer par développer un nouvel état d’esprit propre à grandir notre conscience. Il convient d’être tout à la fois très lucide et souple d’esprit dans la bonne mesure, afin de devenir intuitif et ainsi ressentir où se situe la vérité dans ce qui s’offre à nous.

Malheureusement, une bonne partie de l’humanité, même parmi les croyants, continue toujours de descendre en s’enlisant dans la matérialité, alors qu’il est impératif pour la sauvegarde de l’homme d’entreprendre un retour conscient vers ses Origines. Et il ne peut y avoir de véritable retour, tout d’abord en soi car c’est par là qu’il faut commencer, que si la conscience est apaisée, clarifiée et éclairée de vérités.

C’est aujourd’hui possible, car grâce à la loi d’évolution les facultés spirituelles de ceux qui s’ouvrent plus profondément à la Vie ne cessent de se développer. A chacun cependant d’apprendre à en user profitablement. Pour qu’un ballon s’élève haut il doit être léger, s’il est trop lourd il reste rivé au sol, il n’en va pas autrement pour la conscience.

De cette chute, qui est un contretemps dans l’évolution, il en est tout d’abord résulté un obscurcissement de la conscience.

Pour se faire une idée de l’événement, prenons un exemple : quand l’enfant vient au monde, c’est en principe la tête qui se présente en premier. Comparé à cela, la naissance de l’humanité se présente comme une descente dans la matière s’effectuant par les pieds au lieu de la tête. Il faut entendre par là, que c’est l’Esprit qui aurait dû tenir le premier rôle et non l’intellect propre à la nature humaine.

Par la suite eut lieu la séparation des sexes (l’entité humaine étant alors androgyne), puis la formation du cerveau et l’acquisition de la personnalité. En même temps apparurent la souffrance et la mort physique, avec la nécessité de se réincarner pour se parfaire au niveau de l’âme, tout comme l’élève qui doit étudier de classe en classe avant d’obtenir ses diplômes.

On ne peut vraiment comprendre les différences de situations matérielles entre les uns et les autres (misère, violence pour les uns, richesse, douceur de vivre pour les autres), que si l’on accorde foi aux lois jumelles de cause à effet et de réincarnation. Il faut toutefois les aborder avec beaucoup de discernement tant elles sont complexes et subtiles dans leur déroulement.

Il ne faut pas s’imaginer que derrière chaque situation difficile à vivre, se cache obligatoirement quelques fautes anciennes. Ce peut être aussi le moyen qui va nous aider à nous débarrasser de nos défauts et même de parfaire nos qualités.

Et puis, il ne faut pas seulement se demander ce qui a pu être fait en mal pour déclencher des situations d’infortune, mais aussi rechercher ce qui n’a pas été fait en bien et qui aurait pu empêcher tant de maux et de drames !

Tout ce que nous n’apprenons pas par la sagesse, la souffrance nous l’enseigne.

Ce qu’il est très important de prendre en compte dans la loi de cause à effet, c’est qu’une prise de conscience positive, qui favorise de bonnes et justes actions, nous permet de porter remède aux fautes anciennes par un travail altruiste, sans avoir à passer par des situations douloureuses. La compréhension du déroulement de la Vie et une efficace bonne volonté peuvent donc être un début de solution à tous nos maux.

Pour revenir à la réincarnation, disons que jusqu’en 553 elle était reconnue par la religion chrétienne. Il y est fait allusion à plusieurs reprises dans les Evangiles. Elle a été supprimée lors du concile qui se tint à Constantinople à cette date, plus pour des raisons politiques que spirituelles.

Depuis cette époque, la réincarnation est pour bien des chrétiens la pièce manquante qui empêche la bonne compréhension de la Vie et incite à la taxer de toutes sortes d’injustices.

Elle était la clé qui clarifiait toutes ces énigmes, et pour l’avoir écartée de l’enseignement religieux, beaucoup de personnes ont perdu la foi. En effet, comment croire en un Dieu qui nous accable de malheurs ! Dieu devient ainsi un Dieu injuste qui agit selon sa fantaisie. Voilà où mène le détournement des grandes lois.

Revenons au Plan Spirituel, c’est là que nous retournons après chaque vie terrestre, mais à un niveau bien moins élevé que celui de nos Origines célestes. Notre but est de rejoindre progressivement ce Monde supérieur riches de nos expériences réussies. Aussi viendra le temps où la réincarnation n’aura plus de raison d’être dans notre mode d’évolution.

En attendant, l’âme, ou plus justement l’être spirituel, rejoint à chaque fois après la mort du corps physique un des degrés de ce « lieu de vie céleste », celui qui correspond à ses mérites du moment. C’est toujours une renaissance dans l’au-delà.

Ensuite, tout en bas de la pyramide inversée, se trouve le Plan Matériel, bien plus modeste, celui de l’univers physique et de la Terre. Et en dessous, c’est-à-dire en deçà de la pointe de la pyramide, règne le monde des ténèbres où viennent stagner toutes les entités déchues qui se sont écartées, voire coupées, de la Source de Vie.

Celles-ci, ne pouvant plus accéder à la pure Energie, qui permet de vivre et d’évoluer sainement, doivent, pour survivre, recourir à l’énergie d’une source altérée, notamment celle qui se constitue à travers la négativité engendrée par notre monde. Aussi ces entités usent-elles de ruses pour nous amener à faire le mal, surtout les plus vulnérables d’entre nous.

Sur Terre, ce dont peu de gens ont conscience, c’est que plus on se laisse attirer par une matérialité improductive, cristallisante, destructrice pour la conscience, plus on se rapproche dangereusement de ces bas-fonds. Pour s’en écarter et aller vers plus de clarté, il faut rechercher ce qui est bien, beau et surtout vrai.

Ce sont des réalités qu’il est indispensable de connaître, non seulement pour se prémunir d’un danger, mais aussi, afin de s’en éloigner consciemment en construisant une vie plus saine et plus belle. Quand le Bien prend le dessus, le mal disparaît car il ne trouve plus de mauvaises choses pour s’alimenter.

Venons en maintenant à ce qui est le plus important, la Source première de la Vie, que beaucoup désignent par Dieu (ou un terme équivalent). Il s’agit d’une incommensurable Energie créatrice.

On peut dire d’elle, qu’elle est l’Essence Première et aussi le Noyau qui porte en lui la Vie. Et comme un noyau qui devient un arbre, qui lui-même va perpétuer l’espèce en donnant vie à toute une forêt, de L’Energie créatrice procèdent tous les niveaux de la Création, invisibles et visibles et tous les êtres qui y résident.

Parmi les plus sublimes Esprits du Plan spirituel, certains tiendront un rôle de Créateur et seront aussi appelés « Dieu » ou « Créateur ». Mais aux yeux des humains d’antan, qui pour la plupart étaient encore clairvoyants de nature, d’autres Esprits dont ils percevaient la présence, tiendront aussi une place importante dans leur existence et deviendront, pour un temps, des dieux à leur mesure.

Il peut s’agir des Guides des Eléments et de la Nature (dieux de l’antiquité, de certaines religions comme l’indouisme…), ou encore des petits esprits de la Nature qui œuvrent au niveau des éléments (la terre, l’eau, l’air, le feu). Parmi ces petits êtres certains participent à la croissance des plantes, d’autres s’occupent des minéraux… Comme les hommes, ils sont capables de très bonnes choses et aussi parfois, étant victimes de nos agissements, de moins bonnes.

Ensuite, il faut aussi citer les entités inférieures auxquelles font appel des hommes plus primitifs. C’est à ce niveau que se pratiquent des sacrifices inhumains, dans le but d’attirer les faveurs des « dieux », ou d’apaiser leur colère.

De toute la souffrance qui ressort de ces cruautés se dégage une énergie négative qui profite à ces entités, ce dont peu de ces personnes ont conscience.

En dehors de tout cela, ce qu’il est important de prendre en compte c’est qu’entre Dieu Source de l’Existence et les sublimes Esprits « les Dieux », la différence est énorme : le premier génère la Vie, les autres continuent de la donner.

Pour trouver un début de réponse à la question : comment du Dieu d’Amour, on en est arrivé à un Dieu d’austérité, on peut dire que tous les plus grands Esprits qui sont proches de la Source créatrice parfaite font UN avec elle. De ce fait ils agissent et réagissent en harmonie avec elle.

Mais quand la Création atteint des niveaux plus bas, il est nécessaire qu’elle acquière plus d’autonomie et fasse preuve d’imagination pour mener à bien la tâche qui lui est dévolue. Et de cette liberté d’action va naître le risque d’erreurs.

Les élèves sont plus enclins que leurs aînés à commettre des fautes et aussi à se rebeller contre les règlements. Ils en ignorent encore la justesse, ainsi que la gravité des conséquences qu’entraîne le fait de les enfreindre.

Ceci explique l’apparition du Mal à un certain niveau et en divers endroits de la Création. C’est ainsi que l’humanité naissante a récolté ce qui fut ensemencé en d’autres temps par des aînés célestes, n’ayant pas respecté scrupuleusement le Projet divin.

L’austérité a été pour des Guides d’une humanité perturbée dans son évolution, un moyen de freiner la nature humaine dans ses débordements pour la ramener à la raison.

Quant à leur sévérité vis-à-vis de l’homme encore primaire, elle a permis dans un premier temps de « casser la gangue » dans laquelle il était enfermé. Il fallait l’amener à plus de souplesse d’esprit pour faire ressurgir son potentiel spirituel enfoui au tréfonds de son être.

Ces moyens ont donc eu leur raison d’être à leur époque, mais maintenant ce ne devrait plus être la sévérité qui contribue à éveiller la nature humaine, mais l’Amour qui, lui, assouplit, réveille, réchauffe tout ce qui lui est réceptif, même quand on doit en user avec fermeté.

Il s’agit là de la loi de réciprocité. Tant que l’homme n’était pas capable de progresser autrement qu’en recevant de rudes leçons, la sévérité faisait partie de son éducation. Aujourd’hui tous ceux qui sont réceptifs à l’Amour ont la possibilité d’évoluer à travers lui.

Si l’humanité récolte ce qui a été ensemencé en d’autres temps, aujourd’hui c’est chacun d’entre-nous qui sème pour les temps futurs. Il est donc urgent de le faire de la meilleure façon en recherchant une connaissance clarifiée pour s’y référer.

La raison d’être de l’homme sur Terre est double : travailler à sa propre évolution et faire bénéficier la création de ses acquis. Il faut continuer cette tâche universelle, mais sur de nouvelles bases.

Aujourd’hui, notre conscience ayant évolué, ce n’est plus en s’en remettant à un savoir religieux limité, ou à l’enseignement austère de la plupart des maîtres du passé, que doit s’accomplir cette avancée, mais en ayant recours à un enseignement épuré allant à l’Essentiel et basé sur une logique plus intuitive que réfléchie.

Cette nouvelle manière d’aborder la Connaissance convient notamment à ceux qui ont su s’ouvrir à d’autres réalités.

Les Lois universelles ne doivent plus être perçues comme des contraintes imposées à l’homme, mais comme un judicieux « mode d’emploi » mis à la disposition de la Création, pour lui permettre de vivre et d’évoluer sereinement.

A l’origine, il n’y a donc qu’une seule Energie, que l’on peut concevoir comme la Source créatrice parfaite (c’est l’Esprit dans son infinitude). La Source originelle étant parfaite et son but étant créateur, elle ne peut exprimer que le Bien.

Ce qui est désigné par le Bien, correspond à ce qui s’inscrit dans une continuité propice à l’Evolution, et le Mal, ce qui va à l’encontre de l’Evolution et provoque la destruction.

C’est au moment où l’Energie pure à été détournée de son but créateur, que le Mal est apparu dans la Création. Il n’existe donc qu’au travers du Bien et n’a pas d’existence propre et sa seule force est celle qu’on lui procure. A sa base le mal est du bien altéré. S’il est vrai que l’on peut trouver quelque soutien auprès de cette énergie nocive, ce n’est jamais sans contrepartie douloureuse. C’est sa condition pour subsister.

A l’opposé, le Bien suprême guérit et supprime tous les maux sans créer de dommages. La Source du Bien ne donne pas d’une main pour reprendre de l’autre, elle met à disposition tout ce dont la Création a besoin pour prospérer dans la sagesse et la joie.

Ce qui est bien, bon et vrai est fait pour grandir, alors que ce qui va à l’encontre de l’évolution, et qui de fait est mauvais, finit tôt ou tard par se détruire de lui-même, mais pas sans dégâts. Pour que le Mal s’éloigne, puis disparaisse sans laisser de traces, un seul moyen, rechercher ce qui est Bien, donc profitable à tous, et s’y tenir.

Quand l’Ordre divin n’est pas respecté, l’Energie Originelle pure est contrariée dans sa fonction créatrice. C’est alors que des impulsions naturelles, qui ont donné lieu aux Lois de la Vie, lui font réintégrer la Voie juste, ce qui se traduit par des événements déstabilisants, voire douloureux pour les êtres vivants.

Connaître ces Lois essentielles et les grandes Réalités de l’Existence, permet de vivre en harmonie avec la Source créatrice et d’en récolter les bienfaits. A l’inverse, la méconnaissance de ces lois, ce qui nous amène à ne pas les respecter, se solde par tous les malheurs que subissent la création ici bas et les âmes des niveaux inférieurs de l’au-delà terrestre (les premiers degrés de l’astral), ces deux mondes étant dépendants l’un de l’autre.

En ce qui concerne l’Homme, il est tout aussi important de le percevoir dans toute sa réalité, car ce n’est qu’ainsi que l’on saura qui l’on est vraiment et de quoi l’on est réellement capable. Nous sommes une entité complexe qui se perfectionne sans cesse.

Nous avons un corps, une âme et un esprit, mais en plus nous développons aussi des corps subtils et des centres d’énergie. Chacun de nous possède en soi un potentiel créateur dont on ne mesure généralement pas la force, et cela en bien comme en mal.

L’homme a deux natures. La première est spirituelle et donc guidée par son esprit. Par esprit, il faut se représenter l’Essence qui est à l’origine d’un être. C’est une étincelle de l’Esprit originel. La deuxième, celle qui est mieux connue et reconnue par les matérialistes comme primordiale, c’est la nature humaine.

Le cerveau, l’intellect, la personnalité sont des moyens qui ont été mis au service de l’esprit de l’homme pour que nous progressions dans le monde de la matière.

Seulement ils ont pris une importance telle que beaucoup d’entre nous en viennent à oublier, voire à désavouer leur esprit à qui pourtant ils doivent la vie et leur développement, tant au niveau spirituel que matériel.

En négligeant l’esprit et en sollicitant toujours plus l’intellect, le cerveau se développe au profit de la seule nature humaine. C’est ainsi que beaucoup de personnes au lieu de renouer avec leur esprit, ce qui maintenant doit être une priorité, se coupent de leur Source de Vie.

Elles finiront par se transformer en un être robotisé doté d’un puissant et froid intellect. Il en résulte déjà un matérialisme grandissant, une science intellectualiste sans mesure et sans conscience, l’athéisme… A la longue les valeurs finissent par s’inverser, le mal est alors considéré comme étant le bien.

Sans en avoir conscience, en baissant son niveau évolutif et selon la loi de réciprocité, l’humanité ouvre une porte à des âmes ne correspondant pas à notre évolution et à d’autres, perverties, qui n’ont pas terminé leur temps de purification dans l’astral.

En s’incarnant inopportunément ou avant l’heure, toutes ces âmes n’en retireront rien de bon et les hommes pas davantage, car toute la négativité qu’elles introduisent dans notre monde ne peut que le faire régresser toujours plus.

Beaucoup de gens ne font pas la différence entre l’esprit et l’intellect. On peut se représenter l’esprit comme la partie dirigeante de l’homme et l’intellect comme un outil indispensable pour travailler sur le plan de la matière.

Sur Terre les deux sont complémentaires et les résultats se montrent fructueux quand chacun parvient à remplir dans la concorde le rôle qui lui est dévolu.

Quant à l’âme, elle est le prolongement de l’esprit. C’est le lien qui unit l’esprit à la personnalité humaine. Au niveau physique, elle imprègne et vivifie tout notre être de ses radiations par l’intermédiaire du sang. Tout comme l’esprit, elle est immortelle et tout comme lui, elle doit faire évoluer son potentiel spirituel.

Bien que l’esprit et l’âme soient immortels, il en va tout autrement de la conscience qui représente notre individualité et la mémoire de toutes nos existences. Si d’une vie sur l’autre on la malmène à outrance, elle encourt le même danger qu’une musique gravée sur un disque que par maladresse on efface et qui, donc, n’existe plus.

Tout sera à recommencer, tour après tour. Seulement parmi ces âmes là, combien en auront le temps ! Nous arrivons à la fin d’un Temps, cette période prend fin.

Pour ne pas être pris de court il nous aurait fallu prévoir une petite avance, or, la grande majorité d’entre nous enregistrent un retard certain. De façon générale, on en est à de petites « semailles », alors que l’heure de la « récolte » a déjà sonné.

Un grand nombre de personnes pensent, agissent et réagissent de plus en plus en fonction de ce que leur dicte leur seule nature humaine et c’est ainsi que l’intellect prend le dessus sur leur esprit. Il s’ensuit que les valeurs de la Vie, les lois universelles, les pensées, les actes sont faussés.

Les gens puisent de moins en moins des idées à la Source claire de la Vie et de plus en plus dans le monde fermé de la matière, et aussi, et plus souvent qu’ils ne le pensent, à une source secondaire plus ou moins pure de l’au-delà. Ces deux mondes étant interdépendants, les bonnes et mauvaises actions de l’un se répercutent immanquablement sur l’autre.

Cette situation est semblable à celle de poissons dans un bocal. A force de tourner en rond dans leur petit univers, ils ne peuvent se douter que leurs origines se situent dans le vaste monde marin.

Les poissons n’ont pas le choix et doivent se contenter de ce que leur offre leur bocal. Certains se tiennent en surface ou l’eau est plus limpide et la nourriture plus saine, d’autres restent au fond et se satisfont d’une eau trouble et des déchets qu’ils y trouvent.

Mais l’homme, lui, grâce à son potentiel spirituel, peut dépasser les limites humaines dictées par l’intellect, pour puiser à la bonne source des valeurs supérieures. Et cela, non pour échapper à l’étroitesse de notre monde, mais pour l’amener à s’ouvrir sous une double approche, matérielle et spirituelle, à une vie nouvelle plus riche…


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Trois conférences de 2007 à 2008 en téléchargement : Conf.M.Schwarz 2007-08.doc