Quelle trace va laisser, au sein du PS, la division des socialistes sur le traité européen?
Celle du respect de nos propres règles. Quand on prend une décision démocratique, on doit s'y plier. Cette question est lancinante depuis le referundum de 2005, lorsque Mélanchon, Emmanuelli puis Fabius s'étaient affranchis du vote. Il faudra résoudre ce problème lors du prochain congrès et prévoir une sanction quand la règle n'est pas respectée.
Cette division est donc la dernière?
Le vote au Parlement doit être suivi de deux étapes : d'abord, mieux bâtir notre vision de l'Europe; ensuite recontruire notre volonté de vivre ensemble. Je suis sûr que chacun se mettra autour de la table.
La consigne d'abstention arrangeait-elle certains maires PS pour les municipales?
Incontestablement. Certains élus sortants, pour ne pas avoir à participer à un débat qui déchire la gauche, n'ont pas pris position.
Propos recueillis par Michel Revol