Riego van Wersch
« Solitude is the profoundest fact of the human condition». Octavio Paz
Neither peculiar subjects nor eccentricity, neither tricks nor devices in the photographs of Riego van Wersch. Urban views, countryside landscapes, beaches, night and day around all continents. And the systematic presence of human beings as erased elements in the composition, dissolved in the setting. Nonetheless, they are precious and essential to the instinctive reasoning of the author.
Time is not immobile and the subjects do not seem fixed. We will not be surprised to see them prolong their action. On the contrary, time passes by slowly, life passes in front of our eyes as in a film to better move us deeply. Riego van Wersch points his finger towards these beings, benumbed by their everyday life and resigned to their condition.
This is it indeed, a poignant racking evidence making us unsteady in front of these snapshots: The inevitable solitude of man.
With the same urge, where poetry meets cynicism, served by an extremely controlled graphic design, the tough acuity of his gaze shows us what he perceives best of our human condition. These photographs are not intellectual. They rather represent feelings.
Riego van Wersch, 37 years old, lives in Paris. He tackles photography precociously at the age of 11 in an autodidactic way. Amnesty International Riego Van Wersch exhibits his work at the age of 17 at Auvers sur Oise, France. Graduate of the Gobelins, photography section, at 24, he becomes Director of Photography, an sign the picture of the international advertising campaigns.
S.Nenciarini
Riego van Wersch
“La solitude est le fond ultime de la condition humaine”. Octavio Paz
Point de sujets bizarres ou d’excentricité, point de mises en scène ou d’artifices dans les photographies de
Riego van Wersch. Des vues urbaines, des paysages de campagne, des plages, de jour, de nuit, sur tous les
continents. Et la présence, systématique, d’êtres humains, éléments éffacés dans la composition, comme
fondus au décor mais sujets essentiels et précieux dans la démarche instinctive de l’auteur.
Le temps n’est pas immobile, les sujets ne semblent pas figés dans l’instant et nous ne serions pas étonnés de
les voir prolonger leur action. Au contraire, le temps s’écoule lentement, la vie passe sous nos yeux comme
dans un processus filmique, pour mieux nous émouvoir et nous bousculer. Riego van Wersch pointe du doigt
ces êtres engourdis dans leur quotidien et résignés dans leur condition.
Car il s’agit bien de cela, une poignante et déchirante évidence nous fait vaciller devant ces clichés:
l’ inéluctable solitude de l’homme.
Sous une même pulsion où se mêlent poésie et cynisme, servie par un travail graphique ultra maîtrisé,
l’implacable acuité d’un regard qui nous montre ce qu’il perçoit le mieux de notre condition humaine.
Ces photographies ne s’inscrivent pas dans l’intellectualisation mais dans le ressentit.
Riego van Wersch, 40 ans, vit à Paris. Il aborde précocement la photographie à 11 ans de manière autodidacte.
Amnesty International l’expose à 17 ans à Auvers sur Oise. Diplômé des Gobelins section photographie, il
devient, à 24 ans, Directeur de la photographie, et signe la direction photographique de campagnes publicitaires internationales.
S.Nenciarini

