Artiste pour la paix 2008

Artiste pour la paix 2008

Gilles Vigneault et Raôul Duguay reçoivent un prix hommage
Le 14 février 2009 à 11h du matin à la Chapelle historique du Bon-Pasteur (100, rue Sherbrooke Est), ont été honorés Annie Roy et Pierre Allard qui forment L’action terroriste socialement acceptable (ATSA). Sur place, plusieurs personnalités du domaine des arts ou de l’environnement ont rendu hommage à ce couple d’artistes profondément engagé socialement. L’ATSA pose des actions sur la place publique depuis 1997 et tenait l’événement État d’urgence pour une dixième année en décembre 2008. Fortement engagées, leurs œuvres se situent en dehors des lieux conventionnés de l’art et se définissent sur quatre grands axes : l’altermondialisation, la mémoire collective populaire, l’écologisme et la justice sociale, en privilégiant le contact chaleureux avec les itinérants. L’ATSA a marqué l’imaginaire collectif avec ses Campements de réfugiés, ses Banques à bas et ses Attentats présentés dans plusieurs villes au Canada, le premier Attentat réalisé en 2003 lorsque le président Bush a déclaré la guerre à l’Irak : l’ATSA riposte en présentant dans la rue un véhicule utilitaire sport (VUS) incendié qui, d’objet fétiche d’opulence et d’arrogance, devient symbole de la violence meurtrière de la guerre. Les dix années d’engagement de ces deux artistes, Annie Roy et Pierre Allard, ont été mises en valeur dans une publication récente intitulée l’ATSA Quand l’art passe à l’action (éditions Publishing).
Les Artistes pour la Paix ont remis à l’ATSA une œuvre offerte par le peintre et historien d’art Marcel Saint-Pierre (professeur à la retraite de l’UQAM). Cette toile majeure, la «Cible sans nom», inspirée par les cibles de Claude Tousignant, a été réalisée spécialement par Marcel Saint-Pierre pour souligner l’événement.
Pour leur rendre hommage, l’auteure-compositrice-interprète Ève Cournoyer a présenté en création sa chanson «Mon bel espoir» (voir ici la prestation) en s’accompagnant au piano et slammé un poème écrit au lendemain des événements du 11 septembre 2001. Pour sa part, l’auteure Laure Waridel, cofondatrice d’Équiterre et spécialiste du développement international et de l’environnement, a livré, par le truchement de la vidéo, un éloquent témoignage soulignant le travail d’Annie Roy et de Pierre Allard.
Dans la lancée de leur 25e anniversaire, les Artistes pour la Paix (APLP) ont remis pour la première fois un prix hommage aux deux artistes fondateurs du regroupement pacifiste le plus ancien au pays. En effet, en 1983, dans le mouvement mondial initié par le groupe Performing artists for nuclear disarmament coprésidé par Harry Belafonte et Liv Ullmann, Raôul Duguay et Gilles Vigneault donnent un spectacle qui servira de rampe de lancement aux APLP, ce pour quoi le conseil d’administration de l’organisme a choisi de leur rendre hommage.
Chaque année, depuis 1988, les APLP honorent un artiste ou un collectif d’artistes dont l’art et la vie témoignent en faveur de la paix. Ils ont choisi le 14 février, fête de l’amour, pour dévoiler leur choix. Des artistes de toutes disciplines ont été proclamés « artistes pour la paix de l’année »; ces trois dernières années, ce furent Luc Picard, Wajdi Mouawad et Dan Bigras. Dans le domaine des arts visuels, il y eut Armand Vaillancourt (1993), Alex Magrini (1994), Josée Lambert (1998) et Marcelle Ferron (2000). Clowns sans frontières est un autre collectif récompensé par les APLP (1997).
Renseignements :
Jean-Claude Côté 514-525-0375
Symon Henry 514-814-1007
Voir aussi :
L’ATSA nommée Artiste pour la Paix 2008
samedi 14 février 2009