HISTOIRE FAMILIALE et personnelle
HISTOIRE FAMILIALE et personnelle
Mon histoire familiale
jeudi 22 janvier 2009
Guillemot, de Treffainguy Yves-François-.Marie, avocat et homme politique influent, né il Saint-Etienne (Côtes-d’Armor) le 22 mai 1765, de « maître Georges Guillemot de Treffainguy, procureur de la juridiction du Gué-de-l'Isle, et de demoiselle Julienne Le Roy, son épouse » : il était avocat et avoué à Loudéac, quand il fut élu, par cet arrondissement, en 1808, candidat au Corps législatif.
Voilà le personnage le plus illustre de la famille. Par la suite, avocats, magistrats, notaires et greffiers se succèdent dans le désordre des régimes successifs, et même des hauts fonctionnaires. Toutefois, chaque génération porte son lot de religieux, d’artistes et parfois d’originaux. Alors, difficile dans une famille de juristes d’échapper au sort, me voilà donc de la profession juridique ... et aussi un peu artistique. A vrai dire, la fin de l’ancien régime dénie toute utilité sociale à l’aristocratie, elle aura dû donc se tourner vers les lettres, ce qu’elle fît souvent, ou le commerce ; la nostalgie et le regret étant le luxe des nantis.
Treffainguy, Pascal
Né en 1966, je suis le seul juriste de ma génération, deux à la génération suivante, je me suis pour ma part plutôt consacré à l’ethnologie juridique et au droit comparé. En ce qui concerne ma vie professionnelle, j’ai fait le choix d’une vie plus simple, dans des fonctions souvent subalternes. Cela libère mon esprit pour moins de préoccupations narcissiques et cela donne à mon existence du temps, pour un travail plus utile à la conscience que la course au pouvoir, avec en corollaire la consommation, comme moyen de compensation psychologique.
J’ai ainsi la chance de ne pas avoir de complexe social, si courant à notre époque où tout un chacun se trouve le besoin de s’inviter un passé familial, parfois glorieux, et de viser aux fonctions les plus folles, pour se donner l’impression d’être important et puissant. Ne pas se sentir exister dans le miroir des yeux d’autrui : voilà la liberté vraie pour moi. Ne pas non plus vivre des faiblesses d’autrui : ignorance, addictions ou mécanisme. Cela laisse la place pour des relations authentiques avec autrui.
Je suis reconnaissant d’avoir hérité du goût pour l’écriture de mon arrière-grand-père, écrivain mais aussi homme d’affaire (courtier en bourse, puis industriel de l’agro-alimentaire et du textile), et de l’intérêt pour les religions de mon grand-père (notaire). J’ai la chance d’avoir commencé à peindre et écrire dès ma jeunesse (dans l’ombre d’un grand-frère narcissique, ce qui m’a conduit à être discret sur mon expression, sans attendre ni reconnaissance, ni enthousiasme d’autrui, ni toute autre forme de récompense). Après tout, on réalise une oeuvre pour soi, par souci de s’exprimer, et si elle plaît à autrui, c’est comme la cage à oiseau de Jacques Prévert, elle s’efface pour ouvrir sur le monde. L’art est un acte de liberté dans nos sociétés modernes ; il n’obéit à plus aucun canon que sa propre subjectivité. Voilà ce qui sépare “artistes” de nos temps industriels et “artisans” des sociétés traditionnelles.
On me demande souvent ce qui m’a poussé à vivre un tel parcours intellectuel et personnel : c’est à dire abandonner la création purement artistique (je suis l’auteur de plusieurs romans) pour m’intéresser à l’ethnologie juridique et aux arcanes secrètes des grandes religions ; et ne plus rien exprimer de personnel. Il suffit de regarder mon thème de naissance : tout est là pour qui accorde foi à l’astrologie. Et pour les sceptiques, un simple test de personnalité confirme que c’est ma personnalité qui est ainsi et qui me pousse à agir de la sorte.

Choix des métiers selon ce schéma :
1 Conseil juridique 80%
2 Inspection et administration 75%
3 Médecine et consultation 74%
4 Recherche en sciences humaines 70%
5 Médecine et pratique 69%
6 Enseignement secondaire : formations littéraires et artistiques 67%
7 Recherche et développement (sciences et environnement) 65%
8 Jugement / Magistrature 63%
Je suis donc littéraire et j’ai le goût de la loi et de l’investigation. Cette caractéristique explique en partie ma manière d’être, d’écrire et de voir le monde : sortir de la subjectivité artistique pour en mettre à jour les lois et les structures, comme celles d’une charpente, et observer le mécanisme du temps sur les collectivités humaines, pareil à celui d’une horloge. Je ne cache pas que l’oeuvre du Sheik Waheb Abdel Yahia (alias le frère René Guénon) a été un guide dans mon parcours intellectuel et m’a beaucoup influencé. Cette sorte de mystique qu’est l’art moderne a cessé de m’animer pour me conduire à la recherche de l’initiation et de la connaissance traditionnelles. Un autre monde, avec ses lois et ses grâces. Vous trouverez donc dans mes ouvrages une critique du monde moderne et le rappel de la vision que les Anciens avaient du monde (heuristique).
La parenthèse des habitudes familiales, des origines, des déterminations et du parcours personnel est fermée. Voilà pour ma présentation un peu lyrique, on ne se refait pas, qui entend donner quelques clefs sur mon choix d’écrire et les sujets traités. D’autant que parfois des lecteurs pensent pouvoir me “coller une étiquette”, le plus souvent fausse et résultant de leurs propres peurs et projections.
Il reste que je suis un homme plutôt sérieux et connu pour sa capacité de travail, sa générosité lucide et sa chaleur humaine. Il n’en demeure pas moins que mon personnage mythologique préféré est assez enjoué : Hermès-Mercure ; dont on trouve la figure jusque dans le Coran avec Khadir. Mon travail littéraire se situe donc à la confluence entre la pensée de l’Antiquité occidentale (gréco-latine et plus généralement indo-européenne) et l’Islam ; avec les traits “mercuriens” de ma personnalité.

Hermès - Mercure