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"UN MARI IDÉAL" D'OSCAR WILDE
L’AUTEUR - Oscar WILDE
Oscar Fingal O'FLAHERTIE, naît le 16 Octobre 1854 à DUBLIN.
Son père, William WILDE, brillant spécialiste en ophtalmologie fonde dans la même cité en 1844 l’hôpital d’ophtalmologie SAINT MARK à ses propres frais pour soigner gratuitement les plus pauvres.
Sa mère, Jane Francesca ELGEE a attiré l’attention sur elle en 1848 en écrivant des poèmes révolutionnaires sous le pseudonyme « Speranza » dans un hebdomadaire irlandais.
Oscar brille dans ses études qu’il termine à Oxford, se plaçant en tête de classe dans les matières classiques mais primé également en dessin. A 27 ans il publie un premier recueil de poésies « Poèmes » qui reçoit un accueil variable selon les critiques mais le lance sur le chemin de l’écriture. A la même époque il voyage aux Etats-Unis où il reste pendant un an n’effectuant pas moins de 140 lectures en 260 jours !
A 30 ans il épouse Constance LLOYD, fille d’un avocat réputé. Elle lui donne très vite deux fils, Cyril et Vyvyan. Pour subvenir aux besoins de sa famille Oscar travaille de 1887 à 1889 à la revue féminine « Woman’s World magazine ». Les six années suivantes vont voir la période la plus féconde de sa vie avec des collections de livres pour enfants, son unique roman « The Picture of Dorian Gray » - Le Portrait de Dorian Gray- (1891) très controversé par les thèmes évoqués.
1892 voit une de ses premières œuvres théâtrales « Lady Windermere’s Fan » (L’éventail de Lady Windermere) connaître le succès financier et l’éloge de la critique. Il va écrire successivement « A woman of no importance » - Une femme sans importance - (1893), « An Ideal Husband » - Un mari idéal - (1895) et «The importance of Being Earnest » - L’importance d’être constant – (1895) qui remportent un énorme succès.
Oscar se trouve condamné à deux ans de travaux forcés à la suite de sa liaison à partir de 1891 avec le troisième fils du marquis de Queensbery, Lord Alfred Douglas. Sa femme s’exile en Suisse avec leurs enfants et change de nom.
Ruiné, Oscar termine sa vie dans des hôtels bon marché en France et meurt à Paris à 46 ans le 30 Novembre 1900.
LA PIÈCE – « AN IDEAL HUSBAND » - UN MARI IDÉAL
Ce soir de 1895, dans la haute société anglaise, Lady Gertrude CHILTERN et son mari Sir Robert CHILTERN, Secrétaire d'Etat, donnent une brillante et fastueuse réception.
La sérénité et l’aisance naturelle des CHILTERN vont être mises à mal par une femme qui a terriblement souffert dans le passé et a une revanche à prendre : Mrs Olivia CHEVELEY.
En effet, la fortune de Sir Robert CHILTERN a-t-elle été construite honnêtement ?
Toute la bonne société anglaise en est convaincue et le tient pour un homme éminemment respectable et intègre, promis à un brillant avenir politique.
Mais Mrs Olivia CHEVELEY va effectuer une proposition malhonnête à Sir Robert. Soit il accepte celle-ci, soit elle dévoile les preuves d’un passé douteux qu’il s’est efforcé d’oublier…
Un élégant et brillant dandy, totalement désoeuvré, le Vicomte Arthur GORING, grand ami de Sir Robert parviendra t’il a le sauver d’une situation périlleuse ?
LA DISTRIBUTION
FAURE Thierry : Vicomte Arthur GORING, fils de Lord CAVERSHAM
GUYON Philippe : Sir Robert CHILTERN, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères
GUYON -RAMIREZ Véronique : Lady Gertrude CHILTERN
LECOURT Martine : Lady MARKBY
LECOUTEUX Evelyne : Mabel CHILTERN, sœur de Sir Robert CHILTERN
LECOUTEUX Michel : Lord CAVERSHAM, Chevalier de la Jarretière
TREMBLAY Véronique : Olivia CHEVELEY
REPRÉSENTATIONS
A partir d’Octobre 2009 jusque fin Juin 2010.
LE COMMENTAIRE DU METTEUR EN SCÈNE
Pour ma deuxième expérience de mise en scène il m’est très agréable de tenter de retracer une époque très heureuse seulement pour cette minorité qu’était la haute aristocratie de la société anglaise de la fin du 19ème siècle.
Mettre en valeur les amies actrices dans de belles robes, les acteurs dans des tenues non moins élégantes et les servir par le texte et l’esprit de WILDE, quel régal !
Quel terrible destin eut cet homme adulé puis rejeté, mourant seul et dans la misère.
Vanité des vanités….
WILDE porte un œil ironique et caustique sur cette société dont il fait ressortir le côté frivole et superficiel.
Comme s’il pressentait déjà ce qu’allait être son destin, il critique cette sphère de la fin de l’époque victorienne tout en pratiquant aussi l’auto dérision avec le personnage du Vicomte de Lord GORING dans lequel il a sans doute mis beaucoup de lui-même.
Je ne résiste pas au plaisir de laisser Oscar WILDE vous donner un aperçu de son esprit acide mais réaliste non ?!
QUELQUES CITATIONS D’OSCAR WILDE
SUR L’AMOUR
“Les hommes veulent toujours être le premier amour d'une femme. C'est là leur vanité maladroite. Les femmes ont un sens plus sûr des choses. Ce qu'elles aiment, c'est être le dernier amour d'un homme.”
"Les hommes se marient par lassitude et les femmes par curiosité. Ils sont l’un et l’autre déçus."
SUR LES ENFANTS
“Les enfants commencent par aimer leurs parents.
En grandissant, ils les jugent,
quelquefois ils leur pardonnent”
SUR LA VIE
“La vie est tout simplement un mauvais quart d'heure composé d'instants exquis.”