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    <title>cadres de vie</title>
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    <description>Nous vous proposons d’utiliser ce blog afin d’échanger bonnes adresses, découvertes d’objets, références de prix, voyages et de façon plus générale tout ce qui peux retenir l’attention de nos visiteurs. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;We have set up this blog in order to exchange favourite addresses, discoveries, price references, voyages and anything and everything else that could possibly interest you</description>
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      <title>les bribes de Debbie</title>
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      <pubDate>Sat, 7 Jun 2008 20:03:34 +0200</pubDate>
      <description>&lt;br/&gt;L’Histoire cachée derrière une photo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voici une des photos les plus connues de Julius Shulman. Elle montre la maison Stahl, dessinée par l’architecte Pierre Koenig en 1960 et qui deviendra le  #22 du ‘Case Study House Programme’.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Shulman est photographe architectural – né à Brooklyn le 10 Octobre 1910 (10/10/10!), âgé aujourd’hui de 98 ans, il travaille toujours. C’était sa rencontre accidentelle en 1936 avec l’architecte Richard Neutra qui a changé sa vie. En visitant par hasard la maison de Neutra dans les collines de Hollywood, Shulman l’a prise en photo avec son appareil de poche Kodak. Neutra était tellement impressionné par ces photos qu’il a engagé Shulman.  Ainsi, le chemin de Julius Shulman était tracé.  Son nom évoque automatiquement ceux des architectes tels que Charles et Ray Eames, Lautner, &lt;br/&gt;Lloyd Wright, Koenig, Quincy et ainsi de suite – n’importe quel livre racontant l’histoire de l’architecture moderne aux USA serait impensable sans les photos de Shulman.  « J’étais au bon endroit au bon moment » il dit « j’ai été témoigne des débuts de l’architecture moderne. »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pierre Koenig, architecte moderniste, a participé au Case Study House Programme.  Né à San Francisco en 1925 il est mort à Los Angeles en 2004.  Il était pionnier dans l’utilisation des structures en acier et des technologies industrielles dans la construction de maisons – ce qui est devenu son style architectural.  Il laissait les matériaux s’exprimer naturellement, sans ornementation.  Son approche était simple et économique, prenant en compte l’argent dépensé et l’énergie consommée. Il se servait des techniques de refroidissement passif et de chauffage solaire pour créer des bâtiments économes en énergie. L’utilisation de l’acier dans ses constructions était autant pour des raisons esthétiques que pour maintenir l’économie de la production de masse qu’il envisageait en se servant de parties structurelles standardisées.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Buck et Carlota Stahl avaient toujours su qu’ils seraient propriétaires de ce terrain dans les collines de Hollywood.  Carlota habite encore aujourd’hui cette maison, construite en 1960.  On les prenait pour des fous lorsqu’ils ont acheté le terrain (d’ailleurs le propriétaire du terrain a financé leur prêt pour qu’ils puissent l’acheter !!), où les jeunes avaient l’habitude de s’y garer au coucher du soleil pour contempler la vue époustouflante de Los Angeles loin en dessous.  C’était la vision de Buck : il a construit une maquette de sa maison de rêves sur sa table basse et a choisi Pierre Koenig comme architecte, car lui seul se disait capable de construire sur ce terrain vertigineux et de suivre les consignes de Buck, à savoir « Peu importe comment tu t’y prends, mais il n’y aura pas de murs dans cette aile », d’où les murs en verre. La vision de Buck devint réalité. Depuis, la maison est devenue une icône. La photo de Schulman y est pour beaucoup, mais aussi des apparitions fréquentes de la maison dans des films.  D’ailleurs, c’est devenu la source principale de revenus pour Carlota – le tarif pour louer la maison varie entre $1500 et $5000 par jour …… « Mon grief est que les films s’en servent comme accessoire mais le nom de l’architecte n’apparaît jamais au générique » se plaignait Koenig !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En 1945 en Californie John Entenza, le rédacteur en chef du magazine Arts and Architecture &lt;br/&gt;initiât le ‘Case Study House Programme’. Il invitât les architectes modernistes Pierre Koenig, Charles et Ray Eames, Craig Ellwood et Raphael Soriano à construire une série de prototypes expérimentaux de maisons économiques et modernes, utilisant des matériaux industriels, qui seraient prises comme modèles en prévision du boom inévitable qu’attendait le secteur du bâtiment grâce à la fin des années de dépression et de guerre. Autrement dit, rendre accessible à tout un chacun une maison moderne. 36 maisons seront construites, chacune un exemple parfait de l’architecture moderne – le paradoxe est qu’elles sont toutes considérées aujourd’hui comme uniques et très chères !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Maintenant que nous avons situé les protagonistes de cette photo, revenons à son histoire …&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Selon Koenig la séance photo est un cauchemar. Rien n’est prêt. Les meubles ne sont pas arrivés, le jardin n’est pas arrangé, la cuisine est vide et il y a de la poussière partout. Koenig place ses propres meubles de jardin autour de la piscine, et dans la maison les vases que l’on aperçoit sur les tables lui appartiennent aussi.  Quant aux deux femmes, l’une est Ann Lightbody la fiancée de l’assistant de Koenig, et l’autre est sa copine, Cynthia Tindle : elles découvrent la maison pour la première fois et ne connaissent ni les propriétaires, ni le photographe ni l’architecte.  C’est Shulman qui les a fait venir, car il veut inclure des gens dans la photo pour donner une idée de l’échelle (l’histoire ne nous dit pas pourquoi il n’a pas demandé aux propriétaires de poser dans leur propre maison !) – selon Cynthia on lui a dit de venir en robe car elle risquait d’être photographiée – elle avait l’impression de se rendre à un rendez-vous galant !&lt;br/&gt;Enfin les meubles arrivent (le retard dû au livreur qui, en route de San Diego à Los Angeles a fait un détour par Kansas City pour dire bonjour à sa maman !).  Le plan est de faire des photos d’intérieur – Shulman place les filles à côté des baies vitrées –Cynthia regarde par la fenêtre et Ann regarde Cynthia – elles font semblant de se parler .. pendant que son assistant organise les lumières, Shulman sort dehors – la nuit tombe, il découvre la vue, les lumières scintillantes de LA et l’image des filles à travers les baies vitrées –inspiré, il décide de changer le plan – ce sera une photo d’extérieur – c'est-à-dire, il va photographier l’intérieur de l’extérieur ….  Et voilà comment créer une photo mythique ! (C’était beaucoup plus compliqué à réaliser, mais je vous épargne les détails techniques !)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette photo a fait le tour du monde, Ann et Cynthia avec, sauf que personne ne savait qui elles étaient ….. de simples étudiantes à l’époque, rendant un service plutôt rigolo à un fiancé, elles ne pouvaient imaginer que plus d’une demie siècle plus tard nous admirerions encore leurs poses, leurs robes, la maison Stahl … et surtout la photo !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Epilogue&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En 2001 Shulman, Koenig, les Stahl, Ann et Cynthia se sont réunis à nouveau au même endroit – Shulman, Koenig et les Stahl sur la terrasse de gauche à droite, et Ann et Cynthia à leur place dans le salon ……&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Les bribes de Debbie</title>
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      <pubDate>Sat, 7 Jun 2008 18:48:09 +0200</pubDate>
      <description>CHARLOTTE PERRIAND 1903-1999&lt;br/&gt;Interior Architect and Designer	&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Born in 1903 she studied at the Ecole de l’Union Centrale des Arts Décoratifs and graduated with her diploma in 1925. Very avant-garde (she once went to a party disguised as a tube of paint and used car headlamps bought at the Motor Show as lights for her dining room), she was totally adverse to the conservatism and classicism prevalent in the architecture and decoration of the day. She was born in an age where machines were playing more and more of a role in every day life and this inspired her. At 23 she married her first husband and they lived in a rented loft on the Place Saint Sulpice which she immediately redesigned transforming the living room into a metal and glass bar.  But she was disillusioned, attracted as she was by chrome metal and glass she despaired of ever finding work in furniture design and decided to go into agriculture instead.  Luckily a friend told her of Le Corbusier’s book “Vers une Architecture” which she devoured and decided that she must work with him. In 1927 at the age of 24 (he was 40) she turned up at his studio, rue de Sèvres in Paris and asked for a job – here’s her description what happened:&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“One afternoon in 1927, my drawings under my arm, feeling very intimidated by the very austere atmosphere of the place, I found myself facing the large spectacles of Le Corbusier which were masking his eyes.  His reception was rather cold, distant :&lt;br/&gt;“What do you want?”&lt;br/&gt;“To work with you!”&lt;br/&gt;He glanced rapidly at my drawings :&lt;br/&gt;“We don’t embroider cushions here” was his reply …….”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;But she was determined that he would accept her. She held an exhibition at the Salon d’Automne which she called “le Bar sous le Toit” which was in fact more or less a recreation of her own living-room, showing anodized aluminium and chromed steel tubular furniture.  Pierre Jeanneret, Le Corbusier’s cousin and associate, saw the exhibition and took Le Corbusier to see it – he was impressed and immediately offered Perriand a job!  She was put in charge of the furniture and equipment division – up until then Le Corbusier’s interiors although furnished simply were not particularly “modernist”, mainly using ready-made bentwood Thonet chairs or smaller versions of the Maples club chairs.  However, he wanted to offer furniture that reflected the modernist ideas laid out in his books and he was astute enough to realise that  Perriand could help him to achieve this.  She joined his team (many of them unpaid assistants who came from all over the world just for the honour and privilege of working for Le Corbusier) – she would remember bitterly cold winters in the studio where they would wrap their legs in newspaper to keep warm.  She worked on designs for the villas La Roche and Church, following Le Corbusier’s instructions that one chair must be designed “for conversation” (to become the B301 or sling-back chair), one “for relaxation” (the LC2 Grand Confort that Perriand nicknamed “le panier à coussins”) and one “for sleeping” (the famous B306 or LC4 lounge chair) - but Le Corbusier quickly lost interest in furniture design. It was only after she had taken the initiative of making prototypes of these three designs (she used springs bought at BHV for the lounge chair!)  that his interest was reignited – “ils sont coquets” he said with approval!  She then set out to find someone to manufacture her furniture – she tried persuading Peugeot (who at that time were making bicycles, not cars), a logical choice to her due to their experience in using tubular metal in their bicycles, but they declined.  Finally Thonet agreed to producing the prototypes that were made for the 1929 Salon d’Automne but to her great regret, these designs were never developed for mass production .   In 1965 Cassina started to produce them and now for the LC4 alone 10 000 are sold every year at astronomical prices, not at all in keeping with Perriand’s militant ideas!		&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;The “panier à coussins” or LC2 Grand Confort – the chair in this photo was Perriand’s own – it being slightly more inclined backwards for greater comfort.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;The B306 or LC4 – it is Perriand herself in this publicity photo wearing a “shockingly” short skirt for the period and a necklace made out of ball-bearings!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Perriand was a free spirit and very politically engaged – she was very close to the Communist Party.  She was passionate about the humanist dimensions of interior architecture – architecture in itself was not a label or definitive – the dwelling should be an expression of those who lived in it and not the other way round, she rejected the classical and traditional divisions– there were no more corridors, each space was interconnecting and fulfilled a precise function: storage, hygiene, nourishment, conviviality, meditation etc. – for example, the kitchen shouldn’t be a separate room but part of the dining room so that the “cook” could communicate while preparing the meal and not be cut off from the social life of the house.  She was open to every technique and material, from her fascination for chrome and glass in the early days, she turned to wood, bamboo and metal – she understood the necessity of mass-production and prefabrication.  Her preoccupation was good housing for the masses not beautiful homes for the rich, and she didn’t seem particularly upset by the fact that her famous chairs were considered the masterpieces of Le Corbusier and Jeanneret rather than herself. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;She died in 1999 at the age of 96. A woman of character who changed the face of interior design it seems a pity that to the public at large she should be remembered as the lady that “helped” Le Corbusier design a fabulous lounge chair!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;P.S. Interior design seems to have a positive effect on women’s longevity : Charlotte Perriand lived to 96, Eileen Grey to 98 and Andrée Putnam is still going strong at 80 ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Les bribes de Debbie</title>
      <link>http://web.mac.com/olivier.lequellec/blog_transacmer/blog/Entr%C3%A9es/2008/6/7_Les_bribes_de_Debbie_3.html</link>
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      <pubDate>Sat, 7 Jun 2008 18:32:24 +0200</pubDate>
      <description>CHARLOTTE PERRIAND (1903 – 1999)&lt;br/&gt;Architecte d’Intérieur&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Née en 1903 elle obtient son diplôme à l’Ecole de l’Union Centrale des Arts Décoratifs en 1925.  Très avant-gardiste (elle est allée à une fête déguisée en tube de peinture et a utilisé des phares de voiture achetées au Salon de l’Automobile pour éclairer sa salle à manger), elle était aux antipodes du style classique et traditionnel qui prévalait dans l’architecture et la décoration à cet époque. Elle puisait son inspiration dans les machines qui prenaient une place grandissante dans la vie de tous les jours. A 23 ans elle se marie pour la première fois et emménage dans un loft sur la Place Saint Sulpice où immédiatement elle se met à le redessiner en transformant le salon en un « bar » de verre et métal.  Cependant avec le temps ses illusions s’envolent. Attirée par le verre et le métal chromé elle se désespère de trouver un travail de dessinatrice de meubles lui laissant la liberté des ses goûts et elle décide de se lancer dans l’agriculture.  Heureusement un ami lui parle des livres de Le Corbusier – elle dévore « Vers une Architecture » qui lui donne l’envie de travailler avec l’architecte.  En 1927, à l’âge de 24 ans (Le Corbusier en a 40) elle se présente à son studio, rue de Sèvres à Paris, et lui demande de l’embaucher : voici son récit de leur rencontre :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un après-midi de 1927, un carton à dessin sous le bras, assez intimidée par l’ambiance austère des lieux, je me trouvais devant les grosses lunettes de Le Corbusier qui voilaient son regard.  Son accueil était plutôt froid, distant :&lt;br/&gt;-« Qu’est-ce que vous voulez ? »&lt;br/&gt;-« Travailler avec vous ! »&lt;br/&gt;Il jeta un rapide coup d’œil sur mes dessins :&lt;br/&gt;-« Ici on ne brode pas de coussins » fut sa réponse !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais sa décision est prise – elle va travailler avec lui coûte que coûte.  Elle expose son « Bar sous le Toit » au Salon d’Automne – qui est plus ou moins une reproduction de son propre salon avec des meubles tubulaires en aluminium et acier chromé, des tables en verre et métal.&lt;br/&gt;Pierre Jeanneret qui est le cousin et l’associé de Le Corbusier visite l’exposition et, très impressionné par le stand de Perriand, convainque Le Corbusier de le voir.  Impressionné à son tour, Le Corbusier propose à Perriand de travailler avec eux. Elle est chargée du développement du mobilier pour leurs réalisations architecturales – jusqu’alors, bien que meublés simplement, les intérieurs de Le Corbusier n’étaient pas pour autant « modernes » - il utilisait en général les chaises Thonet ou les club fauteuils Maples. Cependant il voulait pouvoir offrir des meubles qui reflétaient les idées modernistes de ses livres et il avait l’intelligence de reconnaître que Charlotte Perriand pouvait l’aider à réaliser ces meubles.&lt;br/&gt;Elle travaille avec une équipe de jeunes architectes et designers qui viennent du monde entier, non payés pour la plupart mais qui sont ravis de pouvoir travailler avec Le Corbusier – elle se souviendrait plus tard des rudes hivers passés dans ce studio mal chauffé où ils s’entouraient les jambes du papier journal pour se réchauffer.  Elle travaille sur le design de 3 chaises pour les villas La Roche et Church, suivant les instructions de Le Corbusier, à savoir : une chaise pour « la conversation » (la B301), une « pour se détendre » (la LC2 ou ‘le panier à coussins’ comme Perriand l’a nommée)  et une pour « dormir » (la B306 ou LC4) – mais Le Corbusier se désintéresse du projet mobilier.  Perriand prend l’initiative et produit des prototypes des ces 3 chaises (pour la chaise longue elle utilise des ressorts achetées au BHV !) et lorsque Le Corbusier les voit il la félicite : « ils sont coquets », lui dit-il en guise de compliment.&lt;br/&gt;Elle se met à la recherche d’un industriel pour produire ses chaises.  Elle se rapproche de Peugeot (qui à cet époque était constructeur de vélos) attirée par leur expérience dans le travail des tubes en métal mais ils refusent – elle se tourne vers Thonet qui accepte de produire les prototypes pour le Salon de l’Automne en 1929 – mais à sa grande déception ces meubles ne seront jamais produits industriellement. Il est vrai que depuis 1965 Cassina les éditent (avec l’autorisation de la Foundation Le Corbusier) : la chaise longue LC4 qui est la plus connue de ses meubles est produite à 10 000 exemplaires par an, mais à un prix très élevé – pas du tout compatible avec la philosophie de la militante Perriand.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le « panier à coussins » ou LC2 Grand Confort – celui-ci appartenait à Perriand – son dos était un peu plus incliné en arrière pour un plus grand confort.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le B306 ou LC4 – c’est Perriand qui pose dans cette photo publicitaire : elle porte une jupe jugée choquante pour l’époque car trop courte et un collier fait de roulements à billes industriels.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Perriand était un esprit libre et très engagée politiquement – elle était proche du parti communiste.  Elle se passionnait pour les dimensions humaines de l’architecture d’intérieur, l’architecture n’était ni une étiquette ni définitive – l’habitat se devait d’être une expression de celui qui y habitait et non le contraire et elle rejetait les divisions culturelles et traditionnelles – pas de couloirs, chaque espace se communiquait et répondait à des fonctions précises : rangements, repos, nourriture, méditation etc. – par exemple la cuisine faisait partie de la salle à manger pour que le « cuisinier » puisse participer à la vie de la maison tout en cuisinant. Elle n’excluait aucune technique et aucun matériau – de sa fascination des débuts pour le verre et le métal chromé elle s’est ensuite tourné vers le bois, le bambou, la paille …elle a compris l’importance de l’industrialisation et de la préfabrication.  Pour elle la priorité était de construire des habitations agréables pour les masses et non des belles demeures pour les riches et le fait que Le Corbusier et Jeanneret soient considérés comme les auteurs de ses chaises ne semblait pas l’affecter.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Elle disparaît en 1999 à l’âge de 96 ans. Une femme de caractère bien trempé, pionnière et visionnaire elle a changé la face du design d’intérieur mais c’est dommage qu’aux yeux du grand public elle reste la femme qui a aidé Le Corbusier dessiner une chaise longue !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;PS. Le design et l’architecture d’intérieur semblent avoir un effet bénéfique sur la longévité des femmes :&lt;br/&gt;Perriand a disparu à 96 ans, Eileen Grey à 98 ans et Andrée Putman travaille encore à 80 ans !&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Les bribes de Debbie</title>
      <link>http://web.mac.com/olivier.lequellec/blog_transacmer/blog/Entr%C3%A9es/2008/6/7_Les_bribes_de_Debbie_1.html</link>
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      <pubDate>Sat, 7 Jun 2008 18:12:30 +0200</pubDate>
      <description>&lt;br/&gt;The story behind a photo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;This is one of the better known of Julius Shulman’s photos. It shows the Stahl house built by architect Pierre Koenig in 1960 which was to become Case Study House #22.  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Shulman is an architectural photographer – Born in Brooklyn on October 10, 1910 (10/10/10!) aged 98 and still working today. It was Shulman's &quot;accidental&quot; meeting with modern architect Richard Neutra in 1936 that changed his life. Shulman visited Neutra's Kun house in the Hollywood Hills with a friend and took photos of the house with his pocket Kodak camera.  Neutra was so impressed, he ended up hiring him.  So the path of Julius Shulman was set.  His name automatically evokes those of architects such as Eames, Lautner, Lloyd Wright, Koenig, Quincy and so on – a book on modern architecture without his photos would be unthinkable. &quot;I was in the right place at the right time,&quot; he said.  &quot;I witnessed the beginning of modern architecture.&quot;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pierre Koenig, one of the architects involved in the Case Study programme, was born in San Francisco in 1925 and died in Los Angeles in 2004.&lt;br/&gt;He pioneered the use of steel frame structures and industrial technology thus generating his own architectural style. He believed in the natural expression of materials in architecture, without ornamentation. His approach was simple and economical taking into account the money spent and the energy consumed. He used passive cooling and solar heating techniques to create energy efficient buildings. His use of steel in his buildings was as much for aesthetic reasons as to maintain the economy of mass production that he envisioned using standard structural parts.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Buck and Carlota Stahl always knew that this plot of land high up in the Hollywood Hills was for them. Carlota still lives in the house which was built in 1960. She and her husband Buck were considered mad when they bought the land where teenagers were wont to go in their cars at sundown to contemplate the amazing view over Los Angeles far below …it was Buck’s vision – he made a model of his dream home on his coffee table and Pierre Koenig was chosen as the architect as he was the only one willing to build on this vertiginous plot and to follow Buck’s instruction “ .. I don’t care how you do it, there’s not going to be any walls in this wing” – hence the floor-to-floor glass walls. Buck’s vision became a reality. The house has since become an icon, primarily thanks to Shulman’s photo, but also to its frequent apparition in movies over the years.  It has become Carlota’s main source of income, the general rate for renting the house for film/photos being between $1500 and $5000 a day …..''My gripe is the movies use them as props but never list the architect in the credits,'' Koenig has been known to say!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;The Case Study House Programme was initiated by John Entenza, the editor of Arts and Architecture magazine, in California in 1945. He invited the architects Pierre Koenig, Charles and Ray Eames, Craig Ellwood and Raphael Soriano, to build a series of experimental prototypes of low-cost and modern homes using industrial materials in expectation of the inevitable building boom which was waiting to happen thanks to the end of the depression and war years – in other words: making modern design accessible to all. Thirty-six were eventually built, each one a perfect example of modernist architecture – the paradox being that they are all considered today as unique and worth a fortune!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Now you have the info concerning all the protagonists, let’s get back to the photo.&lt;br/&gt;The shoot was in fact, according to Koenig at least, a nightmare.  Nothing was ready.&lt;br/&gt;The furniture still hadn’t arrived, the yard was bare, there was dust all over the house, the kitchen was empty … Koenig used his own furniture around the pool and they are his ceramic pots and vases that you can (just) see on the tables.  As for the two ladies – one is Ann Lightbody, Koenig’s assistant’s fiancée, and the other is her friend, Cynthia Tindle: neither had ever seen the house before and certainly didn’t know the architect, photographer or owners!  It was Shulman’s idea to include them in the photo – he needed people to give an idea of scale but he wanted it to be as natural as possible – according to Cynthia she was told to come wearing a dress because she might be in a photo, she said it was like going on a date!&lt;br/&gt;The furniture arrived in the nick of time (the delivery man on his way from San Diego to Los Angeles had made a detour via Kansas City to see his mum!).  The idea was to do an indoor shoot.  Shulman told the girls to sit next to the windows with Cynthia looking out of the window and Ann looking at Cynthia pretending to have a conversation – he stepped outside while his assistant set up the lights - night was falling, he saw the view and the twinkling lights of LA and then the girls through the glass windows and decided to change it to an outside photo: i.e. he was outside shooting in. And voilà,  a myth was born!  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;This photo has been around the world and back, and with it Ann and Cynthia. Only noone knew who they were … simple students at the time just doing a favour for a fiancé for a laugh, they couldn’t possibly imagine that half a century later we would still be admiring their poses and dresses, the Stahl house … and, especially, the photo.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Epilogue&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;In 2001 Shulman, Koenig and the Stahls met up again along with Ann and Cynthia and here is the photo to commemorate their get-together, Shulman, Koenig and the Stahls on the right on the terrace and the girls at their place inside.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>les bribes de Debbie</title>
      <link>http://web.mac.com/olivier.lequellec/blog_transacmer/blog/Entr%C3%A9es/2008/2/7_les_bribes_de_Debbie.html</link>
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      <pubDate>Thu, 7 Feb 2008 09:34:31 +0100</pubDate>
      <description>One can enjoy a quick World Tour of various international cities quietly ensconced in one of our comfortable winged leather armchairs just by leafing through several books that tell the architectural story of such places as New York, Miami, Le Havre, Asmara, Palm Springs, Chandigarh, Moscow, and so on …..&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Did you know that Le Havre, Brasilia and Chandigarh are all classified as World Heritage sites by UNESCO and that the official architect of Chandigarh is no other than …&lt;br/&gt; Le Corbusier …?&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Did you know that in the decade following the euphoria of the Russian Revolution, hundreds of buildings were erected, especially in Moscow, following modernist precepts only to fall into total disrepair during the communist period of the late 20th Century and to be rediscovered and rehabilitated in this new “capitalist” 21st Century …..?&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Did you know that Eritrea’s capital, Asmara, contains perhaps one of the highest concentrations of Modern Architecture in the World ….?&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Did you know that there exists a style known as the “Palm Springs Style” and that architects and designers of renown such as Albert Frey, John Porter Clark, Richard Neutra, John Lautner and Raymond Loewy all built houses there ….?&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Did you know that the “celebrity ghetto” of Malibu was a working ranch in the late 1800’s belonging to one Frederick Hastings Rindge a Massachusetts millionaire, whose wife, May, had the “good” idea of founding the Malibu Film Colony and renting 30 foot-wide lots for one dollar per ocean-front foot per month to such celebrities as Bing Crosby, Clara Bow, Harold Lloyd and Ronald Colman and that in the years that followed, these simple wooden shacks have been replaced by houses designed by architects such as Gehry, Meier and Lautner …?&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;All this and more can be discovered by reading our books “Brasilia, Chandigarh, Le Havre – Portraits de Villes”, “The Lost Vanguard - Russian modernist architecture 1922-1932”, “Asmara - Africa’s secret Modernist City”, “Le Style Palm Springs”, “Malibu - A Century of living by the Sea”.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Little bonus gleaned from the Internet – did you know that one Julio H. Toots, rubber baron from Iquitos, Peru following his visit to the Universal Exhibition of Paris in 1889, bought an iron “meccano-type” house designed and produced by the Eiffel Company.  The house arrived in kit form in Iquitos in 1890 and Toots, realising it to be far too big had it divided in two selling one of the halves to a certain Fitzcarrald (yes, the same who dreamt of bringing the Opera to the Amazon!) who had the far-fetched idea of erecting the house in the Madre de Dios a remote region of the Peruvian Amazon – faced with the impossibility of this task he had the house built on the Iquitos Malecon and subsequently sold it to a local trader who let it fall into ruin and sold it for the price of its iron.&lt;br/&gt;Toots however built his half of the house in the centre of Iquitos on the Plaza de Armas where it can be seen today and is know as the “Casa de Fierro de Gustave Eiffel”.  It changed hands 6 or 7 times and its present owner had it entirely restored in 1985.  He rents the first floor to a British couple who run a famous gastronomic restaurant ……</description>
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      <title>les bribes de Debbie</title>
      <link>http://web.mac.com/olivier.lequellec/blog_transacmer/blog/Entr%C3%A9es/2008/2/7_les_bribes_de_Debbie_1.html</link>
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      <pubDate>Thu, 7 Feb 2008 09:31:15 +0100</pubDate>
      <description>On peut faire le tour du Monde des villes internationales tranquillement assis dans un de nos confortables fauteuils en cuir en feuilletant des livres qui racontent l’histoire architecturale de villes telles que New York, Miami, Le Havre, Asmara, Palm Springs, Chandigarh, Moscou et j’en passe.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Saviez-vous que Le Havre, Brasilia et Chandigarh sont classées Patrimoine Mondial par UNESCO et que l’architecte officiel de Chandigarh n’est autre que … Le Corbusier … ?&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Saviez-vous que pendant les 10 ans suivant la Révolution de 1917 en Russie, des centaines de bâtiments étaient construits selon les préceptes du mouvement moderniste, surtout à Moscou - malheureusement négligés pendant la période communiste de la fin du 20ième siècle ils ont été redécouverts et réhabilités en cette période « capitaliste » du 21ième siècle ……. ?&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Saviez-vous que c’est à Asmara, la capitale d’Eritrée, où se trouve probablement la plus grande concentration d’architecture moderne dans le Monde …. ?&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Saviez-vous qu’il existe un style dit le « Style Palm Springs » et que des architectes et designers tels qu’Albert Frey, John Porter Clark, Richard Neutra, John Lautner et Raymond Loewy y ont tous construit des maisons …. ?&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Saviez-vous que le « ghetto des célébrités » qui est Malibu était dans les années 1800 un ranch appartenant au milliardaire de Massachusetts Frederick Hastings Rindge dont la femme, May, a eu la « bonne » idée de fonder le « Malibu Film Colony » et de louer des lots de 30 pieds de large pour un dollar le pied (côté océan) par mois à des célébrités telles que Bing Crosby, Clara Bow, Harold Lloyd et Ronald Colman et que les simples maisons en bois des débuts se font remplacer petit à petit par des maisons dessinées par des architectes comme Gehry, Meier et Lautner …. ?&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Vous pouvez découvrir encore plus en lisant nos livres “Brasilia, Chandigarh, Le Havre – Portraits de Villes”, “The Lost Vanguard - Russian modernist architecture 1922-1932”, “Asmara - Africa’s secret Modernist City”, “Le Style Palm Springs”, “Malibu - A Century of living by the Sea”.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un petit bonus glané sur le Web : saviez-vous qu’un certain Julio H. Toots, exploitant en caoutchouc d’Iquitos au Pérou, pendant sa visite à l’Exposition Universelle de Paris en 1889 achète une maison en fer style « meccano » conçue et réalisée par la Société Eiffel. En 1890 la maison arrive en kit à Iquitos et Toots, se rendant compte qu’elle est trop grande, la divise en deux et vend une des moitiés à Fitzcarrald (oui, celui même qui voulait apporter l’opéra à l’Amazone !).  Ce dernier devant l’impossibilité de réaliser son idée saugrenue d’ériger la maison dans la région de Madre de Dios, une région isolée du Pérou amazonien, l’a fait construire sur le Malecon d’Iquitos. Il la vend par la suite à un commerçant local mais la maison, faute d’entretien, tombe en ruine et sera vendue pour le prix de sa ferraille.&lt;br/&gt;Pendant ce temps, Toots fait construire sa moitié dans le centre d’Iquitos sur la Plaza de Armas où elle se trouve encore aujourd’hui, appelée la «Casa de Fiero de Gustave Eiffel ».  Depuis, elle a changé 6 ou 7 fois de mains et son propriétaire actuel l’a restauré en 1985 et loue le premier étage à un couple de britanniques qui en a fait un restaurant gastronomique ……&lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Bonne lecture à tous !</description>
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