Le difficile pari d’Evo Morales
 
Evo Morales président de la Bolivie réussira t-il son changement constitutionnel. Probablement pas aussi facilement que prévu. La nouvelle constitution qui prévoit entre autres plus de pouvoirs pour les autochtones et la  nationalisation de toutes les terres et des ressources naturelles  devra passé par un processus d’adoption au 2/3 par référendum. Ce référendum n’est pas prévu avant septembre 2008.  Une partie de la Bolivie menace déjà de se séparer. En effet, deux provinces, celle de Santa Cruz de la sierra dans le centre et de Tarija dans le sud, promettent de faire la vie dure au président.  Ces deux provinces sont les plus riches en terre agricole et grandes productrices de gaz naturel, et n’entendent pas de la même façon que les autres boliviens, ceux qui résident dans les plateaux andins la nouvelle Carta Magna déposée cette semaine à l’assemblée nationale bolivienne. Un nouveau pays risque t-il  d’apparaître dans nos atlas ou encore plus rapidement sur Google earth ?  La republica de Santa Cruz! C’est à suivre.  Mais je crois plutôt que la mise en place, lente mais continue, du Mercosur passe inévitablement  par la reprise en main par les différents états des ses ressources naturelles. Une autre réforme ardue mais nécessaire est  celle de la réforme agraire. Le problème de la plupart des pays sud américains et aussi de  ceux de l’amérique centrale est toujours aussi criants. Entre 6 et 10% de la population possèdent 70% des terres arables. La nouvelle constitution se propose de régler le problème un fois pour toutes. Mais gageons que les intérêts mis en cause ne se laisserons pas faire aussi facilement. La seule chance du président  passe par la mobilisation en massse des autochtones et des paysans.
Porque Si
vendredi 14 décembre 2007