et si Obama n’était pas le problème mais...
et si Obama n’était pas le problème mais...
...ses adulateurs ?
Dit autrement : toute personne de charme faisant profession publique - par l’engouement des foules qu’il suscite - devient automatiquement et inévitablement une Idole.
Les mémoires ainsi que les confidences d’acteurs ou de chanteurs ou encore de champions sportifs témoignent de l’ivresse que procure cette célébrité. Malgré même les sincères protestations de lucidité des intéressés, ils sont quasiment emportés. Le temps du “voyage”, le temps du “trip”. Les journalistes français parlent des trois phases : lécher, lâcher, lyncher.
Obama devotee
C’est un peu la faute à la vedette quand même.
Mais, pourrait-on se demander : une personne intelligente et consciente va tempérer cette adulation chez ses suiveurs. En fait, cela ne fera que redoubler la ferveur de ceux-ci, constatant l’humilité et la simplicité de leur héros. Et honnêtement, une fois engagé dans cette carrière publique, peut-on refuser sa Destinée (grand D ou petit d au choix) ? Inimaginable ! Barack Hussein Obama se retire de la course à la Maison Blanche pour se consacrer aux petits morveux de la terre de ses ancêtres africains. Oui, mille fois oui... mais après avoir terminé ses deux mandats de président du plus puissant des Etats du moment. Surtout pas avant. Après avoir sauvé le Monde ? Hem hem et re-hem.
Religion et Détestation.
La religiosité qui entoure l’heureux Elu se manifeste naturellement par l’enthousiasme en sa faveur. Mais aussi par le zèle jaloux rendu à Sa défense. Et comme dans toute religion, ce n’est jamais loin de la haine que l’on voue à ceux qui ne partagent pas la Lumière de l’Evidence.
Je ne peux m’empêcher de penser à cette compatriote chaude adepte de Taizé mais incapable de charité (de nuances, en vérité en vérité je vous le dis) excommuniant férocement les “croyants-seulement” comme si elle n’en était pas une elle-même mais dans une autre catégorie. Une fois de plus, l’histoire de la paille, la poutre et une belle croix sur tout cela.
Enfin Rossy vint.
L’exemple d’attitude à imiter est me semble-t-il celle du chanteur malgache Rossy. Sa récente tournée à Mada a failli ne pas avoir lieu face aux réticences des autorités. Nombre de ses supporters ont commencé à vociférer (dont...) mais lui-même ainsi que son producteur ont su rester calmes bien que fermes dans leurs intentions et responsables dans leurs engagements. Pas un mot au-dessus de l’autre surtout envers ceux qui n’étaient pas d’accord avec son entreprise. Mais plutôt à mon sens beaucoup de... courtoisie. Rossy n’est pas un chrétien avéré mais les “mpanompo fivavahana”, les observants de religion devraient parfois prendre exemple sur lui.
Ce qui m’amène à dire que souvent les malgaches chrétiens stigmatisent les tenants de la religion traditionnelle qualifiés d’”idolâtres”, oubliant en cela le respect dû à ces personnes en tant qu’êtres humains. Aveugles qu’ils sont au respect, à la patience et à la tolérance que ceux-ci témoignent pourtant à leur endroit.
vendredi 30 mai 2008