Passer ma route
Passer ma route
01 - Inutile
02 - Cicatrices
03 - Chienne d’idée
04 - Le code
05 - Raymonde
06 - Choisissez-moi
07 - Photo-finish
08 - Tu peux partir
09 - La tâche sur la robe
10 - Passer ma route
11 - Marin du cap
12 - La petite fugue
01 - Inutile
Rien n'sert de courir, quand on court après rien
Je sais des chiens savants qui sont quand même des chiens
Lancez plus les baballes
J'ai plongé dans l'sommeil des reptiles
J'ai d'jà dormi plus mal
Faut plus qu'on m'change les piles
Inutile
Rien n'sert de courir, démarcher sur les mains
Propositions de jobs défuntes, oh, il a feint
J'irai plus au charbon
J'y réfléchis, ça m'donne mauvaise mine
Quand on y pense au fond
Entre pierre et fossile
Inutile
Le porte-parole d'une femme de l'intérieur estime
À dans dix ans, trois jours, deux heures
Le bonheur
J'aime trop les rendez-vous pour les r'mettre à perpète
Trop les lapins pour les poser n'importe où
Inutile d'insister
J'ai oublié l'air
Perdu la parrole aussi
Nous sommes entrés
Dans une pauvre ère
Et la fin d'siècle n'a rien dit
Rabaissez les profils, plus rien à ma taille
Si ma cote veut baisser elle s'ra jamais de maille
J'me caramel de tout
J'me bats plus qu'avec ou pour tes cils
Réveille-moi au cas où
Il faudrait changer d'ville
Inutile
Paroles : Maxime Le Forestier - Boris Bergman
Musique : Maxime Le Forestier
Guitare : Manu Galvin
Harmonica : Jean-Jacques Milteau
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Autre version :
- Chienne de route
02 - Cicatrices
Dans sa tribu
Seule issue
Pour éloigner les maléfices
On dessine des cicatrices
Dans des coins inattendus
Cachées, si bien cachées
Rien qu'à chercher la cachette
Le beau temps qu'j'aurai
Passé couché
Appuyez sur la gâchette
J'dirai pas où c'est
Secret le jeu des formes et des couleurs qui changent
Les encres sucrés
Secrets les parfums qui s'y mélangent
Et trahir un secret
C'est des trucs à réveiller les sors, les diables, et les feux follets
Je sais que sitôt qu'on trouve
De son pas de louve
Elle disparaît
Dans sa tribu
Dans sa tribu
Seule issue
Pour éloigner les maléfices
Quand on trouve une cicatrice
On fait celui qu'a rien vu
Cachées, si bien cachées
Rien qu'à chercher la cachette
Le beau temps qu'j'aurai
Passé couché
Appuyez sur la gâchette
J'dirai pas où c'est
Elle rougit déjà rien qu'à penser que j'y pense
Alors vous pensez
La tuile que j'aurai comme récompense
J'l'aurai pas vu tomber
Elle dira c'est tenter la malchance de crier ça dans les rues
Elle dira tout m'est égal
Tu m'as trouvée mal
Tu m'as perdue
Dans sa tribu
Dans sa tribu
Seule issue
Pour éloigner les maléfices
On dessine des cicatrices
Et vous n'en saurai pas plus
Paroles : Maxime Le Forestier
Musique : Maxime Le Forestier
Claviers : Georges Rodi, Jean-Pierre Sabar
Choeurs : Pascale Mason
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Autre version :
- Chienne de route
03 - Chienne d’idée
D'quelle imagination ça sort,
La chose qui balance ses trésors.
Pas d'collier, pas d'matricule,
Ça met l'feu à ton vestibule.
Prend sa lumière, choisit son heure,
Paye pas son écot au passeur.
Elle passe quand même, ça vous épate,
Elle passe bien, même à quatre pattes.
Voilà une chienne d'idée
Qu'en a plus pour longtemps.
Voilà une chienne d'idée
Faut qu'on la pique avant.
De quel bois ça peut bien s'chauffer,
La chose qui s'fait jamais coffrer ?
La p'tite cousine à Houdini
Quitte la rivière du fond d'son lit.
Dis, tu vas pas fermer maint'nant ?
En plein cocktail, rien d'étonnant
À c'qu'elle leur glisse entre les doigts,
Les hommes sans plumes, les hommes de lois.
Voilà une chienne d'idée
Qu'en a plus pour longtemps.
Voilà une chienne d'idée
Faut qu'on la pique avant.
Avant qu'elle s'efface sous leurs gommes,
Qu'elle participe à un sitcom,
Qu'elle se mélange à leur crayons,
Qu'elle sache plus jamais écrire "non",
J'voudrait q'tu l'invites à boire, oscar
Et m'répete pas qu'il est trop tard.
Voilà une chienne d'idée
Qu'en a plus pour longtemps.
Voilà une chienne d'idée
Faut qu'on la pique avant.
Paroles : Maxime Le Forestier - Boris Bergman
Musique : Maxime Le Forestier
Guitares : Maxime Le Forestier, Jean-Félix Lalanne
Basse : Laurent Verneret
Percussions : Denis Benarrosh
Pedal Steel : Frédéric Lussiez
Choeurs : Vanessa Paradis (avec l’aimable autorisation de Fa Production et Remark Records)
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Autres versions :
-Chienne de route
-Plutôt guitare
-Casino de printemps
04 - Le code
Joli quartier,
Y'a toujours un trottoir en face
La boulangère a pas bougé
Le mur a la couleur que j'aurai à sa place
Avec le temps qu'il fait
C'est l'aut' côté d'la rue qui bronze, comme d'habitude
Çui qu'a boule de cristal, statues de bronze, fenêtre au Sud
C'est souvent côté pas d'chance que je sonne
Porte de bois, silence, personne
Quel est l'élément dans s'machin qui déconne
Le code
C'est comme l'amour ou la mode
Ca change un peu tous les mois
Le code
C'est le moyen l'plus commode
Même si c'est pas des méthodes
Pour se faire jeter d'chez soi
Joli quartier
Aucun passant n'y passe, il f'sait noir
J'ai frappé longtemps, tout fermé
J'ai dû frapper trop fort, gyrophare
Ils m'ont fait l'coup du violon, là, y'avait
Une fille un peu étourddie, manque d'habitude
J'ai dit "pourquoi t'es là", elle a dit : "J'viens du Sud"
C'est souvent côté pas d'chance que je sonne
Porte de bois, silence, personne
Quel est l'élément dans s'machin qui déconne
Le code
Libérez les numéros
Lâcchez-moi les touches
J'ai l'pénal à mes trousses et l'moral à zéro
Déjà qu'au loto
C'est jamais moi qui touche
Trouver la clé du hasard, c'est pas du gâteau
Même si vous m'lâchez tout d'suite, fin d'l'épisode
Même si j'm'achète une conduite, j'aurai pas l'code
C'est souvent côté pas d'chance que je sonne
Porte de bois, silence, personne
Quel est l'élément dans s'machin qui déconne
Le code
C'est comme l'amour ou la mode
Ca change un peu tous les mois
Le code
C'est le moyen l'plus commode
Même si c'est pas des méthodes
Pour se faire jeter d'chez soi
D'ici de là, les drapeaux refleurissent
Quand c'est dans le même jardin, de profundis.
Ça finit quelque fois définitif, comme
Si la nuit s'écrasait, comme ça, sur des hommes.
Les statues qu'on dégomme, on les enterre.
Ça donne un peu de répit dans les cimetières.
On sait qu'un jour où l'autre, elles reviendront,
Avec une autre gueule, avec un autre nom.
Plus les pendules s'arrêtent,
Plus on s'attend au pire.
Plus je vois passer des têtes,
Plus je vois des gens mourir,
Plus j'entends :
"Monde, monde, vaste monde,
Si tu t'appelais Raymonde,
Ça ferait peut-être plus intime, monde,
On t'appellerait par ton prénom.
Monde, monde, vaste monde,
Si tu t'appelais Raymonde,
Ça ferait peut-être une rime, monde,
Mais ça ferait pas une solution."
Paroles : Maxime Le Forestier
Musique : Maxime Le Forestier
Claviers : Georges Rodi, Jean-Pierre Sabar
Percussions : Denis Benarrosh
Guitare : Manu Galvin
Accordéon : Richard Galliano
Violons : Didier Lockwood
Choeurs : Pascale Mason
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Autres versions :
-Chienne de route
-Plutôt guitare
05 - Raymonde
Les statues de Lenine partout se dégradent.
On vend la peau de l'ours pour une salade.
Au bal des empires, on se ronge les sangs.
On laisse les allumettes jouer avec les enfants.
La pluie prend de l'acide, le désert gagne.
L'entendez-vous mugir jusque dans nos campagnes ?
Et puis les eaux reviennent, plus qu'il n'en faut.
Aujourd'hui, les lendemains chantent faux.
Plus les pendules s'affolent,
Plus les rongeurs se tirent.
Plus y'a de monde en sous-sol,
Plus je vois les gens courir,
Plus j'entends :
"Monde, monde, vaste monde,
Si tu t'appelais Raymonde,
Ça ferait peut-être plus intime, monde,
On t'appellerait par ton prénom.
Monde, monde, vaste monde,
Si tu t'appelais Raymonde,
Ça ferait peut-être une rime, monde,
Mais ça ferait pas une solution."
Paroles : Boris Bergman
Musique : Maxime Le Forestier
Batterie : Laurent Faucheux
Guitares : Basile Leroux, Slim Pezin
Guitares électriques : Patrice Tison, Manu Galvin
Basse : Laurent Verneret
Claviers : Georges Rodi, Jean-Pierre Sabar
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Aucune autre version existante.
06 - Choisissez-moi
De la rosée encore humide
Laitue, laitue, que fais-tu là
Tout en haut de la pyramide
Que l'marchand monta
Verte de feuille et du coeur tendre
On t'entend murmurer tout bas
Les mots de ceux qui viennent se vendre
"Choisissez-moi"
"Choisissez-moi"
Laitue, laitue, mais que fais-tu, laitue,
Que fais-tu là
T'avais pourtant les pieds sur terre
Laitue, laitue, que fais-tu là
L'éducation chez les bonnes serres
Elle te sert à quoi
Te voilà comme l'apprenti-maire
À bulletiner dans les cabas
Et dans les mains des maraîchaires
"Choisissez-moi"
"Choisissez-moi"
Laitue, laitue, mais que fais-tu, laitue,
Que fais-tu là
Est-c'que tu s'rai dev'nue folle
À crier comme ça, choisissez-moi
"Choisissez-moi"
Laitue, laitue, mais que fais-tu, laitue,
Que fais-tu là
C'est le cri de la scarole
Et du candidat
Finir à n'importe quelle sauce
Dans de la vaiselle d'apparat
Chez des gens côtés à la hausse
Retournée cent fois
Ou ramassée par un pauv' type
Qu'a jamais la gueule de l'emploi
Et chante encore pour le principe
"Choisissez-moi"
"Choisissez-moi"
Laitue, laitue, mais que fais-tu, laitue,
Que fais-tu là
Tu peux t'épancher dans les rades
Se raconter dans ton état
C'est se raconter des salades
Y'en a qui aiment ça
Les feuilles de choux te font des fleurs
Laitue, je les entends déjà
"Pour mieux emballer vos p'tites soeurs
Choisissez-moi"
Paroles : Maxime Le Forestier
Musique : Maxime Le Forestier
Claviers : Georges Rodi, Jean-Pierre Sabar
Saxophone : Michel Gaucher
Batterie : Laurent Faucheux
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Autre version :
- Chienne de route
07 - Photo-finish
J'ai tué Raspoutine pour écrire mes mémoires
J'voulais avoir ma tête dans les bouquins d'histoire
Et les canards
J'aurais pu présenter Sacha, mon majordome
Qui f'sait l'un des flics dans le film de Keaton
Ca y'est tu m'as, ça y'est j'suis beau
Je peux partir
Tu m'as en pied, tu m'as de dos
Je peux partir, t'as ma photo
L'homme qu'a fait taire Trotsky sans l'regarder en face
A jamais touché d'royalties sur l'pic à glace
Déposé l'breuvet à sa place
Tueur de fille, presse et médias m'adorent
Ce soir y'a pleine lune, dois-je faire encore plus fort
Ca y'est tu m'as, ça y'est j'suis beau
Je peux partir
T'as mon profil, prends-moi de haut
Je peux partir, t'as ma photo
Ca y'est tu m'as, ça y'est j'suis beau
Je peux partir
Tu m'as en pied, tu m'as de dos
Je peux partir, t'as ma photo
Bientôt cinq heures, besoin d'un raccord
Est-c' que j'ai l'nez qui brille
Y'a des rumeurs qui m'prêtent des remords
J'y r'trouverais plus mes billes
L'intérêt est trop fort
J'ai tué Raspoutine. J'ai blanchi les baignoires
C'est pas dans l'magazine. J'ai censuré Mozart
Trop tard
Tu crois qu'j'ai fait tout ça pour qu'on m'colle sur les murs
Tu crois qu'ça va au moins m'valoir la couverture
Ca y'est tu m'as, ça y'est j'suis beau
Je peux partir
T'as mon profil, prends-moi de haut
Je peux partir, t'as ma photo
Ca y'est tu m'as, ça y'est j'suis beau
Je peux partir
Tu m'as en pied, tu m'as de dos
Je peux partir, t'as ma photo
Les projecteurs m'éclairent, j'ai compris
Je suis prêt pour la fête
Déjà cinq heures, c'est moi la vedette
Et le bourreau me dit
J'aime beaucoup c'que vous faites
Paroles : Boris Bergman
Musique : Maxime Le Forestier
Batterie : Laurent Faucheux
Guitares : Basile Leroux, Slim Pezin
Basse : Laurent Verneret
Claviers : Georges Rodi, Jean-Pierre Sabar
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Autre version :
- Chienne de route
08 - Tu peux partir
J'ai servi tes princesses, j'ai suivi tes croisades
Souvent, je testais l'eau pour vos longues baignades
Aux pieds d'Grenade
J'ai dit oui au sultan, moi qu'aime pas trop les mecques
Bien arrangé leurs souks, faut bien gagner son steak
Ca y'est j't'ai eu, te voilà beau
Tu peux partir
J'ai tes deux faces, j'te prends de dos
Tu peux partir, j'ai ta photo
J'ai suivi tes marins, astiqué tes poulaines
J'ôtais la vie d'une main, et d'l'aut' j'rongeais la mienne
Un soir à Vienne
J'ai menti pour la cause, j'en ai pris pour mille ans
J'appelle enfin tes choses par leurs noms, maintenant
Ca y'est j't'ai eu, te voilà beau
Tu peux partir
J'ai tes deux faces, j'te prends de dos
Tu peux partir, j'ai ta photo
Bientôt cinq heures, besoin d'un raccord
Est-c'que j'ai l'nez qui brille
Y'a des rumeurs qui m'prêtent des remords
J'y r'trouv'rais plus mes billes
L'intérêt est trop fort
J'ai soigné tes princesses, soupiré sur l'infante
Costumé ses amants, taillé la plume de Dante
Suivi la pente
J'm'asseyais à mon tour sur le fauteuil royal
J'culbutais dans l'velours, puis j'allais m'faire une toile
Ca y'est j't'ai eu, te voilà beau
Tu peux partir
J'ai tes deux faces, j'te prends de dos
Tu peux partir, j'ai ta photo
Ca y'est j'te tiens, j'te porte à faux
Tu peux partir
J't'avais de face, j'te prends de haut
Tu peux partir, j'ai ta photo
Les projecteurs t'éclairent, j'ai compris
On est prêts pour la fête
Déjà cinq heures, c'est toi la vedette
Foi d'bourreau mon ami
J'aime beaucoup c'que vous faites
Paroles : Maxime Le Forestier
Musique : Maxime Le Forestier
Guitare : Manu Galvin
Accordéon : Richard Galliano
Basse : Guy Delacroix
Note : Cette chanson comporte un extrait traduit du “Poema de sete faces” de l’écrivain brésilien Carlos Drummond De Andrade, (avec l’aimable autorisation de ses héritiers).
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Autres versions :
-Chienne de route
-DVD “Plutôt guitare”
09 - La tâche sur la robe
T'arrive que des aventures
Qui font d'la buée sur
Les globes
Ah ! Ces mots que l'on susurre
Le soir au fond des lobes
À croire qu'ils ont la vie dure
Quand l'petit matin les gobe
Est c'que ça valait l'usure
T'as fait une tâche sur
Ta robe
On en fait des tours de manèges
Oh, refaits défaits, on en fait
Blackboulé dans la boule de neige
On fait qu'effleurer la queue des Mickeys
Un caillou dans ta chaussure
Tu sens rien, t'es sur
Sa mob
Ah ! Ces mots que l'on susurre
Le soir au fond des lobes
Manqué de peu d'un air pur
Les nuits d'impasses un peu snob
T'as dû ramasser trop d'mûres
T'as fait une tâche sur
Ta robe
On en fait des tours de manèges
Oh, refaits défaits, on en fait
Blackboulé dans la boule de neige
On fait qu'effleurer la queue des Mickeys
Fleurs d'oranger un peu sûres
Le marié pas mûr
S'dérobe
Ah ! Ces mots que l'on susurre
Le soir au fond des lobes
La pièce montée était dure
Blanche-Neige te propose un job
T'as pas pu éviter l'mur
T'as fait une tâche sur
Ta robe
On en fait des tours de manèges
Oh, refaits défaits, on en fait
Blackboulé dans la boule de neige
On fait qu'effleurer la queue des Mickeys
Paroles : Maxime Le Forestier
Musique : Maxime Le Forestier
Claviers : Georges Rodi, Jean-Pierre Sabar
Voix : Jean-François Bernardini (du groupe I’Muvrini, avec l’aimable autorisation de Sony Music France-Columbia)
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Autre version :
- Chienne de route
10 - Passer ma route
Laissez-les dans les cartons les plans d'la planète
Faites-les sans moi, n'oubliez pas les fleurs
Quand ces rétroviseurs là m'passent par la tête
J'ai du feu sur le gaz et j'm'attends ailleurs
Je fais que passer ma route
Pas vu celle tracée
Passer entre les gouttes
Evadé belle
Tellement bien soignée la pose, on s'prendrait pour elle
Faut que j'pense à m'trouver un métier
Autant manger de c'qu'on aime, j'f'rais bien rebelle
Mais l'école d'la rue, comme les autres, j'ai séché
Je fais que passer ma route
Pas vu celle tracée
Passer entre les gouttes
Evadé belle
Je fais que passer ma route
Pas vu celle tracée
Passer entre les gouttes
Evadé belle
Elle tape dans l'oeil, la grosse caisse, on dirait du cash
C'qu'il faut livrer d'pizzas pour l'avoir
Autour de moi les dollars jouent à cache-cache
Demain j'commence à chercher, pas ce soir
Je fais que passer ma route
Pas vu celle tracée
Passer entre les gouttes
Evadé belle
Parole après parole, note après note
Elle voulait tout savoir sur ma vie
J'ai tourné sept fois ma clé dans ses menottes
Sept fois ma langue dans sa bouche et j'ai dit
Je fais que passer ma route
Pas vu celle tracée
Passer entre les gouttes
Evadé belle
Est-ce que c'est un marabout, un bout d'ficelle
Un gri-gri qu'j'aurais eu sans l'savoir
Chez les tambours des sorciers, sous les échelles
Dans les culs d'sac infestés de chats noirs
Je fais que passer ma route
Pas vu celle tracée
Passer entre les gouttes
Evadé belle
Paroles : Maxime Le Forestier
Musique : Jean-Pierre Sabar
Batterie : Jean-Philippe Fanfant
Guitares : Hervé Brault, Jean-Félix Lalanne
Basse : Marc Perier
Claviers : Georges Rodi, Jean-Pierre Sabar
Choeurs : Jeanne Boisdur, Dominique Zorobabel, Christiane Obydol (du groupe Zouk Machine, avec l’aimable autorisation de son manager Madame Obydol et de Ariola / BMG France)
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Autres versions :
-Chienne de route
-Plutôt guitare
-Casino de printemps
Arrangement et direction musicale : Jean-Pierre Sabar
Prise de son
et mixage :
Patrice Küng
Studio Ferber,
Assistant :
Philippe Arnal
Studio Marcadet,
Assistant :
Jean-Marc Delavallée
Choeurs “Passer ma route” avec l’aimable
participation du groupe
Zouk Machine
Gravure : Top Master
Photographies : Michel Figuet
Graphisme : Frappiers 43
© 1995 Éditions Coïncidences sauf « Photo finish » et
« Tu peux partir » Éditions Coïncidences / Pitchi poï et
sauf « La petite fugue » Nouvelles Éditions Barclay
Distribué par Polydor (France)
11 - Marin du cap
Marin du cap,
Rien à faire.
Quand le Casa, la grappa,
Font la paire,
La seule amarre qui tienne
Est sous les regards qui percent les persiennes
Où les maisons touchent la mer.
Marin du cap,
Rien à dire.
Quand c'est le coeur du cap-
Tain qui chavire,
Le seul ragot qui traîne,
C'est le vent de la mer qui berce les persiennes
Et parle avant de mourir.
Marin du cap,
Ohé oh,
La radio que tu cap-
Tes est météo.
La seule musique qui tienne,
C'est celle qui, le soir, fait vibrer les persiennes
Et frissonner les rideaux.
Marin du cap,
Tout en haut,
Y'a des tours qui s'échappent
De leurs châteaux.
Le seul château qui tienne,
C'est la crique où la seule voile, c'est la tienne,
Un cinq étoiles au fond de l'eau.
Marin du cap,
Rien ne sert
De courir l'handicap,
Gagner la guerre.
Le seul état qui tienne,
C'est l'état des oiseaux qui vont qui viennent
Se reposer sur la mer.
Marin du cap,
Finalement,
Si les gens rient sous cape,
Tant pis les gens.
Le seul slogan qui vaille,
C'est qu'on peut tout partager, même le travail,
Tout libérer, même le temps.
Paroles : Maxime Le Forestier - Boris Bergman
Musique : Maxime Le Forestier
Batterie : Georges Hatziathanassiou
Guitares : Jean-Félix Lalanne, Costas Dourountzis
Basse : Laurent Verneret
Accordéon : François Castiello (du groupe Bratsch, avec l’aimable autorisation de Mercury)
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Aucune autre version existante.
12 - La petite fugue
C'était toujours la même
Mais on l'aimait quand même
La fugue d'autrefois
Qu'on jouait tous les trois
On était malhabiles
Elle était difficile
La fugue d'autrefois
Qu'on jouait tous les trois
Eléonore attaquait le thème au piano
On trouvait ça tellement beau
Qu'on en oubliait de jouer pour l'écouter
Elle s'arrêtait brusquement et nous regardait
Du haut de son tabouret
Et disait reprenez mi fa mi fa mi ré
C'était toujours la même
Mais on l'aimait quand même
La fugue d'autrefois
Qu'on jouait tous les trois
On était malhabiles
Elle était difficile
La fugue d'autrefois
Qu'on jouait tous les trois
Souviens-toi qu'un violon fut jeté sur le sol
Car c'était toujours le sol
Qui gênait Nicolas quand il était bémol
Quand les voisins commençaient à manifester
C'était l'heure du goûter
Salut Jean-Sébastien et à jeudi prochain
C'était toujours la même
Mais on l'aimait quand même
La fugue d'autrefois
Qu'on jouait tous les trois
On était malhabiles
Elle était difficile
La fugue d'autrefois
Qu'on jouait tous les trois
Un jour Eléonore a quitté la maison
Emportant le diapason
Depuis ce jour nous n'accordons plus nos violons
L'un après l'autre nous nous sommes dispersés
La fugue seule est restée
Et chaque fois que je l'entends c'est le printemps
C'était toujours la même
Mais on l'aimait quand même
La fugue d'autrefois
Qu'on jouait tous les trois
On était malhabiles
Elle était difficile
La fugue d'autrefois
Qu'on jouait tous les trois
Paroles : Maxime Le Forestier - Catherine Le Forestier
Musique : Nahum Heiman
Piano : Jean-Pierre Sabar
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Autres versions :
-Chienne de route
-Plutôt guitare
-Casino de printemps