Album n°1 dit “Mon frère”

 

01 - Mon frère

02 - Éducation sentimentale

03 - La rouille

04 - Mourir pour une nuit

05 - Marie, Pierre et Charlemagne

06 - Comme un arbre

07 - Fontenay-aux-Roses

08 - Parachutiste

09 - Je ne sais rien faire

10 - San Francisco

11 - Ça sert à quoi


01 - Mon frère


Toi le frère que je n'ai jamais eu

Sais-tu si tu avais vécu

Ce que nous aurions fait ensemble

Un an après moi, tu serais né

Alors on n'se s'rait plus quittés

Comme deux amis qui se ressemblent


On aurait appris l'argot par cœur

J'aurais été ton professeur

À mon école buissonnière

Sur qu'un jour on se serait battu

Pour peu qu'alors on ait connu

Ensemble la même première

 

Mais tu n'es pas là, à qui la faute ?

Pas à mon père

Pas à ma mère

Tu aurais pu chanter cela

 

Toi le frère que je n'ai jamais eu

Si tu savais ce que j'ai bu

De mes chagrins en solitaire

Si tu m'avais pas fait faux bond

Tu aurais fini mes chansons

Je t'aurais appris à en faire


Si la vie s'était comportée mieux

Elle aurait divisé en deux

Les paires de gants, les paires de claques

Elle aurait surement partagé

Les mots d'amour et les pavés

Les filles et les coups de matraque

 

Mais tu n'es pas là, à qui la faute ?

Pas à mon père

Pas à ma mère

Tu aurais pu chanter cela

 

Toi le frère que je n'aurais jamais

Je suis moins seul de t'avoir fait

Pour un instant, pour une fille

Je t'ai dérangé, tu me pardonnes

Ici quand tout vous abandonne

On se fabrique une famille

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


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Autres versions :

  1. -Olympia 1973

  2. -Bataclan 89

  3. -Chienne de route

  4. -Plutôt guitare

  5. -Casino de printemps

02 - Éducation sentimentale


Ce soir à la brune

Nous irons, ma brune

Cueillir des serments

Cette fleur sauvage

Qui fait des ravages

Dans les cœurs d'enfants

Pour toi, ma princesse

J'en ferai des tresses

Et dans tes cheveux

Ces serments, ma belle

Te rendront cruelle

Pour tes amoureux

 

Demain à l'aurore

Nous irons encore

Glaner dans les champs

Cueillir des promesses

Des fleurs de tendresse

Et de sentiment

Et sur la colline

Dans les sauvagines

Tu te coucheras

Dans mes bras, ma brune

Eclairée de lune

Tu te donneras

 

C'est au crépuscule

Quand la libellule

S'endort au marais

Qu'il faudra, voisine

Quitter la colline

Et vite rentrer

Ne dis rien, ma brune

Pas même à la lune

Et moi, dans mon coin

J'irai solitaire

Je saurai me taire

Je ne dirai rien

 

Ce soir à la brune

Nous irons, ma brune

Cueillir des serments

Cette fleur sauvage

Qui fait des ravages

Dans les cœurs d'enfants

Pour toi, ma princesse

J'en ferai des tresses

Et dans tes cheveux

Ces serments, ma belle

Te rendront cruelle

Pour tes amoureux

Paroles : Jean-Pierre Kernoa

Musique : Maxime Le Forestier


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Autres versions :

  1. -Olympia 1973

  2. -Bataclan 89

  3. -Plutôt guitare

  4. -Casino de printemps

03 - La rouille


L'habitude nous joue des tours :

Nous qui pensions que notre amour

Avait une santé de fer.

Dès que séchera la rosée,

Regarde la rouille posée

Sur la médaille et son revers.

 

Elle teinte bien les feuilles d'automne.

Elle vient à bout des fusils cachés.

Elle rongerait les grilles oubliées

Dans les prisons, s'il n'y venait personne.

 

Moi, je la vois comme une plaie utile,

Marquant le temps d'ocre jaune et de roux.

La rouille aurait un charme fou

Si elle ne s'attaquait qu'aux grilles.

 

Avec le temps tout se dénoue.

Que s'est-il passé entre nous,

De petit jour en petit jour ?

À la première larme séchée,

La rouille s'était déposée

Sur nous et sur nos mots d'amour.

 

Si les fusils s'inventent des guerres

Et si les feuilles attendent le printemps,

Ne luttons pas, comme eux, contre le temps.

Contre la rouille il n'y a rien à faire.

 

Moi je la vois comme une déchirure,

Une blessure qui ne guérira pas.

Notre histoire va s'arrêter là.

Ce fut une belle aventure.

 

Nous ne nous verrons plus et puis...

Mais ne crois pas ce que je dis :

Tu sais, je ne suis pas en fer.

Dès que séchera la rosée,

La rouille se sera posée

Sur ma musique et sur mes vers.

Paroles : Jean-Pierre Kernoa

Musique : Maxime Le Forestier


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Autres versions :

  1. -Bataclan 89

  2. -Plutôt guitare

  3. -Casino de printemps

04 - Mourir pour une nuit


Mourir, mourir, mourir

Pour une nuit,

Pour un après-midi.

Mourir, mourir

Comme on s'endort,

Faire la nique à la mort.

 

Mourir pour un regard

Au fond d'un mausolée,

Pour discuter ce soir

Avec les feux follets.

 

Mourir pour un baiser,

Mourir pour cette main

Qui viendra caresser

Mon corps demain matin.

 

Mourir, mourir, mourir

Pour une nuit,

Pour un après-midi.

Mourir, mourir

Comme on s'endort,

Faire la nique à la mort.

 


Mourir les yeux ouverts

Pour mieux te regarder

Et voir dans tes yeux verts

Une larme couler.

 

Mourir pour le plaisir

De renaître demain,

Mourir dans un sourire

Et te comprendre enfin.

 

Mourir, mourir, mourir

Pour une nuit,

Pour un après-midi.

Mourir, mourir

Comme on s'endort,

Faire la nique à la mort.

 

Mourir comme on s'endort

Mourir comme on s'enivre

Pour changer de décor

Et puis renaître et vivre.

Paroles : Jean-Pierre Kernoa

Musique : Maxime Le Forestier


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Autre version :

  1. -Olympia 1973


05 - Marie, Pierre et Charlemagne


Marie s'éveille

S'ensommeille

Pourtant

Marie se lève

Bonne élève

Enfant

 

Prend son cartable

Sur la table

Et sort

Ses yeux picotent

Papillotent

Encore

 

Marie, c'est bien Charlemagne

Qui t'a fait lever si tôt

Marie, maudis Charlemagne

Souffle une voix dans son dos

 

Et Marie cueille

Quelques feuilles

Jaunies

Rencontre Pierrre

Sur le lierre

Assis

 

Marie paresse

Puis carresse

Sa joue

S'assied par terre

Près de Pierre

Et joue

 

Marie, bénis Charlemagne

Qui t'a fait lever si tôt

Marie, oublie Charlemagne

Souffle une voix dans son dos

 

Un jour d'école

Sans paroles

C'est long

La cloche sonne

Mais l'automne

Sent bon

 

Marie se terre

Près de Pierre

Dehors

Marie s'éloigne

Charlemagne

Est mort

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


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Autre version :

  1. -Olympia 1973


06 - Comme un arbre


Comme un arbre dans la ville

Je suis né dans le béton

Coincé entre deux maisons

Sans abri sans domicile

Comme un arbre dans la ville

 

Comme un arbre dans la ville

J'ai grandi loin des futaies

Où mes frères des forêts

Ont fondé une famille

Comme un arbre dans la ville

 

Entre béton et bitume

Pour pousser je me débats

Mais mes branches volent bas

Si près des autos qui fument

Entre béton et bitume

 

Comme un arbre dans la ville

J'ai la fumée des usines

Pour prison, et mes racines

On les recouvre de grilles

Comme un arbre dans la ville

 

Comme un arbre dans la ville

J'ai des chansons sur mes feuilles

Qui s'envoleront sous l'œil

De vos fenêtres serviles

Comme un arbre dans la ville

 

Entre béton et bitume

On m'arrachera des rues

Pour bâtir où j'ai vécu

Des parkings d'honneur posthume

Entre béton et bitume

 

Comme un arbre dans la ville

Ami, fais après ma mort

Barricades de mon corps

Et du feu de mes brindilles

Comme un arbre dans la ville

Paroles : Maxime Le Forestier & Catherine Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


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Autres versions :

  1. -Bataclan 89

  2. -Inédite 95

  3. -Plutôt guitare


07 - Fontenay-aux-Roses


Vous êtes si jolies

Quand vous passez le soir

À l'angle de ma rue,

Parfumées et fleuries

Avec un ruban noir,

Toutes de bleu vêtues.

Quand je vous vois passer,

J'imagine parfois

Des choses insensées,

Les rendez-vous secrets

Au fond d'un jardin froid,

Des serments murmurés.

 

Le soir, dans votre lit,

Je vous devine nues.

Un roman à la main,

Monsieur Audiberti

Vous parle d'inconnu.

Vout êtes déjà loin.

Vos rêves, cette nuit,

De quoi parleront-ils ?

Le soleil fut si lourd.

Demain, c'est samedi.

Je guetterai fébrile

Votre sortie du cours.

 

Dimanche sera gris.

Je ne vous verrai pas,

Pas avant lundi soir.

Où serez-vous parties ?

Qui vous tiendra la bras ?

Que vous fera-t-on croire ?

Je crois que je vous dois

De vous faire un aveu :

Petites, écoutez-moi.

C'est la première fois

Que je suis amoureux

De tout un pensionnat.

Paroles : Jean-Pierre Kernoa

Musique : Maxime Le Forestier


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Autres versions :

  1. -Chienne de route

  2. -Plutôt guitare

  3. -Casino de printemps


08 - Parachutiste


Tu avais juste dix-huit ans

Quand on t'a mis un béret rouge,

Quand on t'a dit : "Rentre dedans

Tout ce qui bouge."

C'est pas exprès qu't'étais fasciste,

Parachutiste.

 

Alors, de combat en combat,

S'est formée ton intelligence.

Tu sais qu'il n'y a ici-bas

Que deux engeances :

Les gens bien et les terroristes,

Parachutiste

 

Puis on t'a donné des galons,

Héros de toutes les défaites

Pour toutes les bonnes actions

Que tu as faites.

Tu torturais en spécialiste,

Parachutiste.

 

Alors sont venus les honneurs,

Les décorations, les médailles

Pour chaque balle au fond d'un cœur,

Pour chaque entaille,

Pour chaque croix noire sur ta liste,

Parachutiste

 

Mais, malheureusement pour toi,

Bientôt se finira ta guerre :

Plus de tueries, plus de combats.

Que vas-tu faire ?

C'est fini le travail d'artiste,

Parachutiste.

 

C'est plus qu'un travail de nana

D'commander à ceux qui savent lire,

Surtout qu' t'as appris avec moi

Ce que veut dire

Le mot "antimilitariste",

Parachutiste.

 

T'as rien perdu de ton talent,

Tu rates pas une embuscade

Mais comme on n' tire pas vraiment,

Tu trouves ça fade.

C'est pt'êt pour ça qu't'as les yeux tristes,

Parachutiste.

 

Mais si t' es vraiment trop gêné

D'être payé à ne rien faire,

Tu peux toujours te recycler

Chez tes p'tits frères.

J'crois qu'on engage dans la Police,

Parachutiste.

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


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Aucune autre version existante par Maxime !

09 - Je ne sais rien faire


Si je savais raconter des histoires,

Je changerais le monde tous les soirs.

Si je savais aussi parler d'amour,

Je changerais de fille tous les jours

 

Mais je ne sais rien faire,

Je fais tout de travers.

Je serai toujours de trop sur terre.

 

J'ai pris l'amour, je m'en suis fait un monde.

J'aimais les filles de plus en plus rondes.

J'ai pris le monde, je lui ai fait l'amour

Mais ce salaud a fait lever le jour.

 

Je ne sais rien faire,

Je fais tout de travers.

Je serai toujours de trop sur terre

 

Et puis le monde n'a plus voulu de moi.

Ça recommence comme chaque fois

Et puis l'amour a fait tourner le monde.

On voit de moins en moins de filles rondes.

 

Je ne sais rien faire,

Je fais tout de travers.

Je serai toujours de trop sur terre.

 

Si j'avais su raconter des histoires,

J'aurais changé le monde pour un soir.

Si j'avais su aussi parler d'amour,

J'aurais eu toutes les filles en un jour

 

Mais je ne sais rien faire,

Je fais tout de travers.

Je serai toujours de trop sur terre.

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


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10 - San Francisco


C'est une maison bleue

Adossée à la colline

On y vient à pied, on ne frappe pas

Ceux qui vivent là ont jeté la clé

On se retrouve ensemble

Après des années de route

Et l'on vient s'asseoir autour du repas

Tout le monde est là, à cinq heures du soir

 

Quand San Francisco s'embrume

Quand San Francisco s'allume

San Francisco, où êtes vous ?

Lizard et Luc, Psylvia, attendez-moi...

 

Nageant dans le brouillard

Enlacés, roulant dans l'herbe

On écoutera Tom à la guitare

Phil à la kena, jusqu'à la nuit noire

Un autre arrivera

Pour nous dire des nouvelles

D'un qui reviendra dans un an ou deux

Puisqu'il est heureux, on s'endormira

 

Quand San Francisco se lève

Quand San Francisco se lève

San Francisco, où êtes vous ?

Lizard et Luc, Psylvia, attendez-moi...

 

C'est une maison bleue

Accrochée à ma mémoire

On y vient à pied, on ne frappe pas

Ceux qui vivent là, ont jeté la clef

Peuplée de cheveux longs

De grands lits et de musique

Peuplée de lumière, et peuplée de fous

Elle sera dernière à rester debout

 

Si San Francisco s'effondre

Si San Francisco s'effondre

San Francisco, où êtes vous ?

Lizard et Luc, Psylvia, attendez-moi...

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


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Autres versions :

  1. -Olympia 1973

  2. -avec Graeme Alright 1980

  3. -Bataclan 89

  4. -Chienne de route

  5. -Plutôt guitare

  6. -Casino de printemps

11 - Ça sert à quoi


Un beau matin,

On vient au monde.

Le monde

N'en sait rien.

Puis on grandit,

On recommence

La danse

De la vie,

Et puis on use nos mains

À continuer le chemin

Qu'avaient commencé nos ancêtres.

Je sais qu'un jour va venir

Où ce chemin va finir.

Ce jour viendra bientôt, peut-être.

 

Ça sert à quoi, tout ça ?

Ça sert à quoi, tout ça ?

Ne me demandez pas de vous suivre.

Ça sert à quoi, tout ça ?

Ça sert à quoi, tout ça ?

Il nous reste si peu à vivre.

 

On se connaît.

On dit quand même

Je t'aime

Pour toujours.

L'éternité

N'est plus en siècles,

Des siècles,

Mais en jours.

Si tu me donnes un enfant,

Aura-t-il assez de temps

Pour arriver à l'âge d'homme ?

S'il reste seul ici-bas

Avec une fille à son bras,

Trouveront-ils encore des pommes ?

 

Ça sert à quoi, tout ça ?

Ça sert à quoi, tout ça ?

Ne me demandez pas de vous suivre.

Ça sert à quoi, tout ça ?

Ça sert à quoi, tout ça ?

Il nous reste si peu à vivre.

 

Cette chanson,

Quand je la chante,

Je chante

Pour du vent.

C'est la chanson

Du glas qui sonne.

Personne

Ne l'entend.

Tu as beau me répéter

Qu'on n'a jamais rien changé

Avec des notes et des phrases,

Je continue de chanter,

Les doigts en forme de V,

En attendant que tout s'embrase.

 

Ça sert à quoi, tout ça ?

Ça sert à quoi, tout ça ?

Ne me demandez pas de vous suivre.

Ça sert à quoi, tout ça ?

Ça sert à quoi, tout ça ?

Il nous reste si peu à vivre.

 

Pour le peu qu'il nous reste à vivre

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


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Aucune autre version existante.

Arrangements et direction musicale : Hubert Rostaing. Direction artistique : Jacques Bedos


Sont également compromis dans la réalisation de ce disque : Roger Guerin (trompette), André Arpino et François Cavallaro (batterie), Martine Gellio (harpe), Joël Favreau (ding ding), Maurice Vander (orgue), Catherine Le Forestier (choeurs aériens), Françoise Walle (choeurs érotiques). Pour leur présence succincte, mais efficace. Jean-Claude Briodin et sa bande, pour les choeurs de “Ça sert à quoi”. Jean-Paul Batailley (batterie), Benoît Charvet (contrebasse), Marc Khalifa dit Ramirez (guitare classique). Pour leur participation sporadique, mais fervente. Les violons, violoncelles et autres altis, ainsi que ceux qui en jouent. Yvon Rioland (guitare basse), Georges Arvanitas (piano). Pour leur complicité fréquente et quasiment indispensable. Ainsi que : Paul Houdebine (prise de son). Assisté de : Henri Loustau, Philippe Lerichomme, Patrice Kues, J.-L. Labro. Hubert Rostaing (arrangements, direction musicale et clarinette timide). Jacques Bedos (direction artistique). Pour leur présence continuelle mais librement consentie. MERCI. Maxime Le Forestier.


© 1972 Editions Coïncidences sauf "Mon frère" Editions Chappell,

et "Marie, Pierre et Charlemagne" Editions Rideau Rouge

Production 1972 : Polydor (France)

Distribué par Polydor (France)


Photos : P. Reinhard