Aftershave

 

01 - Aftershave

02 - La septième femme de barbe bleue

03 - Noé

04 - Signez là

05 - Les photos floues

06 - Cortèges

07 - Jalousie

08 - La table à songes

09 - Le lézard

10 - Le sommeil des amoureux


01 - Aftershave


Qui connaît, qui croit connaître

Pour toutes celles qui m'ont pas vu naître

Il restait chez moi, même tout nu

Un peu d'inconnu

 

Vol de mousse, chorus de lame

Figaro nouveau fait ses gammes

Encore un mystère de Paris

Éclairci

 

Flocons blancs, flacons chics

Mélangés lavande et colchique

Oubliées pour toi les douleurs

Les jolies rougeurs

 

Duvet d'satin, tendre écorce

Même si tu danses au Crazy Horse

Personne saura de quel côté

Ma joue t'a frottée

 

C'est une histoire d'eau qui s'achève

After-shave

 

Mais si j'te prends sur les traces

De n'importe quel barbu qui passe

J'irai m'faire raser chez Gainsbourg

Jusqu'à ton retour

 

Tristesse au coeur, douceur en grève

After-shave

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Guy Delacroix


Arrangements, basse, claviers : Guy Delacroix au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Guitares : Patrice Tison au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Batterie : Manu Katche au Studio plus trente.


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Autre version :

- Bataclan 89

02 - La septième femme de Barbe bleue


Elle m’a dit “passe me voir,

Je suis la septième femme

De Barbe bleue

Ma p’tite soeur est à Sainte-Anne, j’ai peur du noir

Je suis toute seule


Ils ont mis mon mec à Fresnes

La tapisserie, la laine

Ça m’fait plus rire

Les journées passaient plus vite quand j’avais peur

De l’voir venir


Avec son cuir, avec ses clous

Ses fouets, ses chaînes,

Et puis ses prénoms d’femmes

Tatoués partout

Il disait : << la prochaine,

C’est toi, Loulou >>


Y’avait la clé sur la porte

Y’a jamais d’chambre forte

Quand t’as la clé

Des machins bizarres aux murs, de toutes les sortes

Je suis entré


Y’avait un lit dans l’placard

J’ai pas osé m’asseoir

Je m’suis couché

C’est comme çà qu’un soir de lune, dans une armoire

Je m’suis rangé


Avec du cuir, avec des clous

Des fouets, des chaînes

Et puis des parfums de femmes

Qui traînent partout

La tapisserie, la laine

Loulou, surtout


Si vous faites un tour à Fresnes

Pour adoucir la peine

De Barbe bleue

Allez lui dire que sa reine, Loulou septième

Est plus toute seule...”

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


Arrangements, basse, claviers : Guy Delacroix au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Guitares : Patrice Tison au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Guitare solo : Kamil Rustam au Studio plus trente.

Guitare acoustique : Maxime Le Forestier au Studio plus trente.


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03 - Noé


Est-ce que t'as pris ta bouée, Noé

Pour déménager

Attention aux vagues

Attention à la Hague

Attention aux rochers

 

Ils sauront pas nager, Noé

Tous tes passagers

Par les vents qui courent

Où est l'issue d'secours

 

La voie des airs, la voie lactée

C'est là qu'tes invité, Noé

Seront tranquilles

 

Venus dans une île

Si elle est habitée

Faudra pas t'arrêter

 

Les sirènes aux cils

De fakirs

C'est jamais facile

À quitter

C'est pas difficile

De voler

Ca tient qu'à un fil

De partir

 

Un fil qui s'est coupé, Noé

Le jour où t'es né

T'as choisi la terre

T'es sorti de ta mère

Le plus dur est passé

 

Puisque tes fées se sont penchées

Sur ton cas, Noé

Demande leur des ailes

S'il vous plait mesd'moiselles

 

La voie des airs, la voie lactée...

C'est là qu'ira voler Noé

La voie des airs

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


Arrangements, claviers : Jean-Pierre Sabar au Studio de Georges Rodi.

Programmation synthés : Georges Rodi au Studio de Georges Rodi.


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04 - Signez là


Signez là, signez là

Et tout s’arrangera

Tous les gens sensés signent

Signez là, signez là

Contre la mort du cygne

Le soir à l’Opéra

L’opinion se résigne

L’opinion devrait pas

Vous s’rez pas dans la ligne

Si vous ne signez pas

Signez là, signez là


Signez là, signez là

Et tout s’arrangera

Tous les gens savants signent

Signez là, signez là

Alors la mort du cygne

Ça vous concerne pas ?

Le monde entier s’indigne

Et vous, vous faites quoi ?

Vous s’rez pas dans la ligne

Et tout l’monde le saura

Signez là, signez là


Signez là, signez là

Et tout s’arrangera

Tous les gens gentils signent

Signez là, signez là

Pour que la mort du cygne

Se reproduise pas

Si personne ne signe

Moi je n’existe pas

On vous refera signe

Si vous ne signez pas

Signez là, signez là


Signez là, signez là

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Jean-Pierre Sabar


Arrangements, claviers : Jean-Pierre Sabar au Studio de Georges Rodi.

Programmation synthés : Georges Rodi au Studio de Georges Rodi.

Guitares : Patrice Tison au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.


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05 - Les photos floues


Regarde-la danser, le soleil est d’Afrique

La danse est de nulle part, pas d’ici la musique

Regarde-la marcher, sentinelle

Découpée d’un décor de happy end

Sur l’orangé du ciel


Regarde-la plonger de l’avant du bateau

Regarde-la bouger quand elle sort de l’eau

Regarde-la dormir, elle est belle

Déposée sur la mer au creux d’une plage

Comme un baiser sur un visage

Humide


Qu’est-ce qui va rester

Des photos floues

Qu’est-ce qui va rester de nous

Qu’est-ce qui va rester

Des photos floues

De la buée déposée sur une image

Pour un baiser sur un visage

Humide


Paris garde ses tours avec du mauvais temps

Les gens sont de retour et tous les jours j’attends

Comme on attend la mer, sentinelle

La lumière qui s’allume au happy end

Et je ne vois rien d’elle


Qu’est-ce qui va rester

Des photos floues

Qu’est-ce qui va rester de nous

Qu’est-ce qui va rester

Des photos floues

De la buée déposée sur une image

Pour un baiser sur un visage

Humide


Qu’est-ce qui va rester

Des photos floues

Qu’est-ce qui va rester de nous

Qu’est-ce qui va rester

Des photos floues

Et des nuits qui défilent chacune leur tour

Un p’tit peu tous les soirs la boite à jours

Se vide


Qu’est-ce qui va rester

Des photos floues

Qu’est-ce qui va rester de nous

Qu’est-ce qui va rester

Des photos floues

De la buée déposée sur une image

Pour un baiser sur un visage

Humide


Qu’est-ce qui va rester

Des photos floues

Qu’est-ce qui va rester

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Guy Delacroix


Arrangements, basse, claviers : Guy Delacroix au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Guitares : Patrice Tison au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Batterie : Manu Katche


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06 - Cortèges


Tous ces papillons blancs

Qui tombent doucement

Comme de la neige

Quand passent les cortèges

Le long des avenues


C’est les lettres d’amour

Et les cris déchirés

De ceux qui ont aimé

Et qui ne s’aiment plus


Voilà pourquoi souvent

Héros et présidents

Debouts dans la tempête

De tous ces flocons blancs


Écoutent et se souviennent

De très anciens “Je t’aime”

Perdus depuis longtemps

Paroles : Daniel Tardieu

Musique : Richard Lable


Arrangements, basse, claviers : Guy Delacroix au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Guitares : Patrice Tison au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.


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08 - La table à songes


C’est une femme

Elle arrive dans ma vie comme du rose

Dans une étoffe indienne

Et sa couleur est la mienne

C’est une femme

Elle apporte un sentiment de courbes

Et des yeux d’Égyptienne

Et son dessein est le mien


Dispersés sur sa table à songes

Un rayon de miel

Pour la consoler

Quand elle oublie qu’elle rêve

Du chocolat

Un canif et des crèmes

Un stylo, du papier

Quelquefois, les beaux rêves

Ils se laissent oublier

Sur le bord de sa table à songes

Un rayon d’soleil

Pour l’accompagner

Jusqu’à la fin du rêve

Un coquillage

Quatre verres, tous pour elle

Deux poussières de voyages

Où je lis que son rêve

A peut-être existé


C’est une femme

Quelquefois la drôle de nuit l’emmène

Dans une histoire ancienne

Cette histoire est la mienne


Dispersés sur sa table à songes

Un rayon de miel

Pour la consoler

Quand elle oublie qu’elle rêve

Du chocolat

Un canif et des crèmes

Un stylo, du papier

Quelquefois, les beaux rêves

Ils se laissent oublier

Allongés sur sa table à songes

Un rayon d’soleil

Pour la réveiller

Sans alerter les rêves

Un arc-en-ciel

Un réveil arrêté

Les dessins de la veille

Une bougie qui essaye

De rester allumée


Dispersé sur sa table à songes

Un rayon de miel

Pour la consoler...

07 - Jalousie


Six heures du mat', qu'est-ce qui m'réveille

Qu'est-ce qu'a mis des plumes dans mon sommeil

Qu'est-ce qu'elle fait l'insomnie

Jalousie

Qu'est-ce qu'on trouve pas ici et qu'elle cherche au soleil

C'est où l'Andalousie

Jalousie

 

En avant toute, au bord d'l'abîme

Qu'est-ce que j'peux bien faire d'mes dix doigts qui m'

Rendrait l'appétit

Jalouise

J'pourrais faire un tango, un polar ou crime

J'pourrais changer de vie

Jalousie

 

Qui c'est, qui c'est, cherche !

Ils ont rendez-vous, c'est sûr

Ma tête et les murs

Qui c'est, qui c'est, cherche !

Qui c'est, qui c'est

 

Des jours sans elle, deux jours, deux soirs

C'est pourtant pas la mer du nord à boire

C'est pas ça la folie

Jalousie

La folie, c'est l'réel qui prend l'départ

Mais qu'est-ce que j'ai dit

Jalousie

 

Qui c'est c'délire, qu'est-ce qui déconne

Qu'est-ce qui tourne autour du téléphone

On dirait mes habits

Jalousie

J'aime pas marcher des heures sans voir personne

La prochaine fois, j'la suis

Jalousie

 

Qui c'est, qui c'est, cherche !

Ils ont rendez-vous, c'est sûr

Ma tête et les murs

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


Arrangements, basse, claviers : Guy Delacroix au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Guitares : Patrice Tison au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Batterie : Manu Katche au Studio plus trente.


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09 - Le lézard


Si j’avais pas pu être plombier,

Ministre ou chanteur de biguine

Amiral, épicier, porte-mine,

Chez de gare, chercheur d’or

Chef de corps ou juge de ligne,

J’aurais bossé comme lézard


Sur le bout de son sein,

Depuis le rideau de la douche,

Pouvoir attrapper la mouche,

Sans les mains,

La manger du regard,

De mes grands yeux farouches,

J’aurais bossé comme lézard


Mais pas loin d’l’eau, pas loin d’elle

Pourvu qu’elle ait rien sur elle

Que du lait, du miel,

Du vent, du sable et du sel,

Un jour d’soleil

J’irai m’allonger sur elle

Pour la canelle

Qu’elle a sur la peau


Si elle m’attrape par la queue,

Entre l’index et le pouce,

Elle en fait ce qu’elle veut,

Ça repousse

Si elle m’attrape par le coeur

Ça fait pas une grosse secousse,

L’arrêt d’un coeur de lézard


Et je redeviendrai plombier,

Ministre ou chanteur de biguine,

Amiral, épicier, porte-mine,

Chef de gare, chercheur d’or,

Chef de corps ou juge de ligne,

Où j’dormirai comme un loir


Mais pas loin d’l’eau, pas loin d’elle

Pourvu qu’elle ait rien sur elle

Que du lait, du miel,

Du vent, du sable et du sel,

Un jour d’soleil

J’irai m’allonger sur elle

Pour la canelle

Qu’elle a sur la peau...

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


Arrangements, basse, claviers : Guy Delacroix au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Guitares : Patrice Tison au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Batterie : Manu Katche au Studio plus trente.


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Aucune autre version existante.


Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Maxime Le Forestier


Guitare acoustique : Maxime Le Forestier au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Arrangements, guitares : Patrice Tison au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.

Basse, percussions : Guy Delacroix au Sutdio Max Waldberg, Prise de son : Fabrice Saure.


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Album mixé au Studio plus trente par Didier Lozahic, assisté de Patricia Guen


Photo : Jean-Lou Sieff ; Déformations : Bernard Ducrocq / Denis Ravizza Concept and Design Merci à Jacob Dellacqua, Kriss, Jacques et Noé Lélut, Marc Lumbroso, David Mac Neil, la ville de Boulogne Billancourt, Impulse.

Éditions Coïncidences

The Famous Denis Ravizza for Polydor

10 - Le sommeil des amoureux


Aux dernières nouvelles qu’on s’est données

Y’a quarante cinq millions d’années

On nageait l’un dans l’autre

Qu’est-ce qui s’est passé

Bien sûr le dégel a tout noyé

Bien sûr les montagnes ont poussé

C’est pas l’genre de phénomène

À séparer ceux qui s’aiment


Même les villes englouties se souviennent

Du sommeil des amoureux

Pour que la mémoire te revienne

Suffit de faire

Suffit de fermer les yeux

Quelque fois des rêves évadés

Se donnent des rendez-vous

Quelque fois se trouvent et dansent

Entre deux peux se frottent et fondent

Et nous transportent au bout d’un monde

Où nous serions les deux derniers


Dernier appel avant d’plonger

Pour quarante cinq millions d’années

Dans la folie des autres

Chez les gens pressés

Que ta peau me signe un bout d’pensée

Que jamais je n’oublierai

Même si la marée humaine

Un d’ces matins nous emmène


Même les villes englouties se souviennent...



© 1986 Éditions Coïncidences

Production 1986 : Éditions Coïncidences

Distribué par Polydor (France)

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Alain Louvier


Orgue : Alain Louvier par le Studio Mobile “Le Voyageur”.


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