Texte
Texte

Utilisée dans les temps préhistoriques comme légume, remède et fibre, l’Ortie a été cultivée au Moyen Age comme
légume, fourrage, pour faire de la toile et des cordages.
A partir du 16e s, elle est un peu détrônée, en tant que légume, par des plantes à fort rendement potager,
rapportées des autres continents lors des grandes expéditions. Parallèlement, elle restera jusqu’au début du 20e s.
un fourrage très estimé et une fibre très solide, dont on fait des tissus parfois appelés “lin gris” ou “toile d’herbes”.
L’Ortie n’est tombée en “désamour” que depuis une soixantaine d’années, quand les firmes fabricant les engrais,
pesticides et désherbants ont incité les jardiniers à supprimer les “mauvaises herbes” avec des produits polluants …
Aujourd’hui on redécouvre les bienfaits de cette plante et l’on commence à admettre qu’en détruisant les “mauvaises
herbes” avec des polluants, nous détruisons aussi notre propre santé !
Apprenons plutôt à utiliser l’ortie : elle contribue à nous maintenir en forme : très riche en vitamines, fer et protéines,
c’est à la fois un bon légume, une plante à infusions, et un complément alimentaire pour les animaux.
En macération dans de l’eau de pluie, l’ortie est un auxiliaire précieux pour le jardinier ou l’agriculteur.
Les récentes tentatives d’interdiction du “purin d’ortie” montrent bien son efficacité au jardin et aux champs, puisque
ce produit naturel inquiète certains grands fabricants de produits polluants !
Bonne à “tout” faire !
Excellent légume vert (à cueillir avec des gants !), qui apporte protéines, fer, vitamines et sels minéraux, c’est
une plante reminéralisante, tonique et anti-fatigue. On en fait aussi une bonne infusion pour garder ou retrouver la forme.



Une exposition sur les vraies et fausses orties est visible au musée du sabot à La Haye de Routot
Des ouvrages sur les orties
et les plantes sauvages
sont en vente à la boutique
du musée
