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Je m’appelle Yves Montenay. Je suis démographe, écrivain, enseignant, ancien industriel, passionné d’histoire, d’économie et de géopolitique. Mes amis de gauche me trouvent trop libéral. Mes amis de droite trouvent que je suis trop favorable à l’immigration et à la politique familiale.
A vous d’apprécier !
En cliquant en haut de page sur les mots en blanc, vous trouverez la présentation de mes ouvrages ainsi que quelques débats à leur sujet. N’hésitez pas à réagir, à donner vos commentaires, même et SURTOUT si vous n’êtes pas d’accord !
Voici des extraits des débats précédents :
SITE YVES MONTENAY
Les objecteurs de croissance
A propos de l’article (réservé aux abonnés du Monde) de P. A. DELHOMMAIS dans Le Monde du 30.07.06 sur les “objecteurs de croissance” : “L'économie a besoin, pour croître, de ressources énergétiques. Or, celles-ci étant limitées, la croissance est un non-sens. Il faut de toute urgence opter pour la décroissance économique pour sauver la planète de la folie des hommes.”
Réponse
Les objecteurs de croissance oublient que celle-ci se fait principalement par les services. Et beaucoup d'entre eux consomment infiniment moins d'énergie qu'un bien : lire Le Monde.fr en consomme moins que de massacrer une forêt, faire tourner une papeterie, puis des camions, puis des rotatives.
Accessoirement produire une tonne de ciment aujourd'hui consomme beaucoup moins de matière et d'énergie que jadis. Et les pays émergents iront souvent directement aux solutions modernes.
Un prof d’histoire célébrant le Front Populaire
Depuis la fin du XIX° siècle, le temps de travail ne cesse de diminuer. Il ne me semble pas que cela se traduise par une baisse du niveau de vie. Au contraire...
Réponse
Une coïncidence ou une corrélation n'est pas une causalité ; elle peut s'expliquer par une cause commune, en l'occurrence la hausse de la productivité. En 200 ans la productivité occidentale a été multipliée, disons, par 16, le temps de travail divisé par 2 et donc le niveau de vie (PIB par personne) multiplié "seulement" par 8.
Mais le "bonheur national brut" a été multiplié par 16 si on ajoute le loisir aux biens et services !
Certes, la hausse assez rapide de la productivité de nos jours pourrait permettre une diminution du temps de travail, Mais A CONDITION que l'on n'utilise pas ces gains de productivité pour autre chose (une augmentation générale des salaires, une mesure sociale générale, le financement des retraites, celui de la diminution du nombre d'élève par classe etc.
Un prof de géographie luttant contre “le tout anglais”
Un Américain fera son rapport oral en anglais, un Français en français, un Italien en italien. Ces conférences sont dotées de
traducteurs. L'argument avancé étant que peu de cadres parlent suffisamment couramment l'anglais pour le maîtriser aussi bien que leur langue maternelle. Et donc, pour avoir le plus d'informations précises, chaque interlocuteur doit désormais parler dans sa langue, et ce dans un but d'efficacité.
Réponse
Mille fois d'accord. La traduction est souvent refusée pour des raison de coût. Mais l'anglicisation des entreprises en France entraîne, elle, des coûts cachés gigantesques : du jour au lendemain d’excellents spécialistes et des commerçants au verbe efficace sont déclassés, réduits au silence ou aux balbutiements. Ils se font supplanter par de moins compétents mais meilleurs anglophones.
Cette décision massacre aussi « la culture d’entreprise » car la langue structure et forge la pensée, les concepts véhiculent les références. Or, cette culture d’entreprise, si appréciée par la cohésion et l’efficacité qu’elle donne aux équipes, vient d’une longue maturation ayant dégagé concepts et références et tout un vocabulaire commun.
Tout cela est bien plus que coûteux que la traduction !
De plus, cette dernière est une excellente occasion de se demander ce qu’un texte ou un discours veut vraiment dire, d’interroger l’auteur, de mieux le comprendre (ou de réparer son erreur, voire de débusquer le vide du discours : on comprend que certains n’y tiennent pas !…), d’en débattre avec le spécialiste concerné de l’autre langue.
A propos du libéralisme :
"François Hollande utilise le mot "libéral" au sens très général de "mauvais" (et il n'est pas le seul) ! Bientôt on mourra d'une grippe "libérale" .... Se rend-il compte à quel point cela complique les cours ? Il faudrait parler des "mauvaises" réformes chinoises qui ont enfin réveillé ce pays, du "mauvais" régime judiciaire et économique de Hong-Kong qui lui a épargné l’arbitraire et la corruption, de la "mauvaise" ouverture française à Internet et au téléphone portable etc.
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