David Byrne à l’Olympia ce soir. C’était un excellent concert.
Il est tout en blanc : cheveux, costume, chaussures, guitare. Son groupe aussi est habillé ainsi.
Des danseurs contemporains interviennent sur quelques morceaux, ils sont trois, en blanc eux aussi. Des mouvements esquissés, faits à demi, c’est original pour un concert de « rock » et je trouve ça beau. Il y a par exemple une chanson où tout le monde est assis, musiciens et choristes sur l’estrade des percussions, David Byrne et les danseurs sur des sièges à roulette de bureau, au devant de la scène, ils semblent tous s’ennuyer, tournent lentement sur eux-mêmes, tentent de se lever, sans succès.
Quatre rappels, la salle applaudit à tout rompre.
1 h 30 plus tard, après avoir dîné, je passe devant l’Olympia côté « entrée des artistes », en vélo, il y a un petit groupe où je reconnais le percussionniste, Mauro Refosco. On se regarde, j’hésite à lancer un « congratulations » mais ne le fais pas, par timidité. C’est dommage peut-être, c’est toujours agréable d’entendre ce genre de chose. Je regrette un peu. Je suis comme ça. Si vous me lisez, cher groupe : « congratulations ! ».
J’ai été ému de retrouver une telle musique qui n’est pas à la mode, qui appartient au passé puisqu’elle a beaucoup marché à un moment, c’était une émotion nostalgique dans le moderne, un plaisir moderne de se dire que cette « vieille » chanson me fait vibrer et qu’elle est d’une certaine manière atemporelle. On peut échapper à la mode, de l’éphémère passer à l’éternel.