Peut-on encore parler de voies vertes en parlant du RAVEL ?
 
Le RAVEL est un réseau de “voies vertes” initié par la Région Wallonne géré d’une part par la DGATLP (Direction de l’Urbanisme et
de l’Architecture) et le MET, qui délèguent par contrat la gestion aux communes traversées.
Au départ, le but de ces aménagements était double, d’une part en faire un réseau récréatif à disposition d’un public avide de lieux calmes, champêtres et sécurisés, d’autre part des voies de dispersion pour la biodiversité dans un Wallonie si malmenée.
La façon de gérer les abords du Ravel par certaines communes laissent tellement à désirer que les bras nous en tombent.
Il existe pourtant des circulaires très bien faites par la Région Wallonne qui expliquent comment gérer les bords de routes, les chemins communaux, les bermes de chemins de fer...
Mais voilà, ce n’est quasi jamais appliqué et du paradis que devraient être ces lieux pour la flore et la petite faune, cela devient un enfer qui engloutit la moindre vie, que ce soit celle des insectes, papillons, criquets ou autres coléoptères, celle des batraciens, des reptiles, des gastéropodes ... ou des plantes.
Que deviennent les fauchages tardifs dont on vante tant les avantages ? Ou est le respect de la vie dans tout cela ?

A Doische, en tous les cas, les instances communales semblent se moquer éperdument de la protection de l’environnement. 
Gyrobroyés au minimum deux fois l’an à ras du sol, voire comme en ce mois de décembre 2006 carrément dans le sol, les bermes du RAVEL sont devenus un espace non plus de vie, mais une surface abiotique désolante.

Cela reste bien sûr un réseau récréatif, mais ce qui pouvait être en plus un réseau d’ “autoroutes naturelles de dispersion” de la petite faune, et de la flore est saccagé. Néantisation et mépris total de la Nature !

Que fait donc le MET pour faire respecter les règlements ? Leurs contrat stipulent-ils seulement qu’il y a des règles à respecter ?

Si nous pouvons comprendre que pour empêcher le RAVEL de se “refermer”, il faut par un entretien annuel en faucher “tardivement” les abords, il serait si simple de corriger le tir.

Par la mise en oeuvre d’une seule fauche annuelle, et ce,  tardivement en saison, à quinze centimètres du sol, nous reverrions immédiatement y voler des papillons, y courir des reptiles et refleurir toutes ces plantes éradiquées par les gyrobroyages répétitifs, sans parler de ces plantes “invasives” qui risquent de proliférer sur ces terres mises à nu de façon répétitives.

Entre la TRES mauvaise gestion telle qu’elle est pratiquée actuellement, et l’entretien IDEAL, il y a juste quinze centimètres d’écart, et la réduction à une seule fauche annuelle.
Est-ce trop demander aux communes pour sauver des milliers de vies de relever leurs “lames rotatives” à 15 cm du sol?

La fauche des bermes à 15/20 centimètres du sol (lames parallèles au sol) est indispensable une fois l’an, nous en sommes persuadés. Le gyrobroyage (marteaux ou chaînes perpendiculaires au sol) à ras du sol ou dans le sol est à proscrire à tout jamais, car immensément destructeur.
Le village de Doische recèle des trésors de biodiversité avec ses Vipères, ses Euphydryas aurinia, ses Orchidées, ses Anémones pulsatilles, sa flore particulièrement riche, et l’impression nous est donnée que tout cela pour les autorités communales ne sont que vétilles sans le moindre intérêt puisqu’ils les laissent broyer sans le moindre remords et probablement inconscients (nous l’espérons) du mal qu’ils génèrent!

Détruire est si facile, reconstruire tellement difficile, voire souvent impossible.

Qui plus est, ces gestions déplorables de l’Environnement sont opérées en pleine zone 
“Natura 2000”.

Réagissez, SVP, quand on agresse l’Environnement à répétition, celui-ci tôt ou tard fini par se venger !

Quand donc comprendra-t-on que l’enjeu de la protection de l’Environnement est le plus important de nos défis pour le futur.

Nous ne survivrons pas dans le seul béton sous des températures tropicales.

Espérons que nos nouveaux édiles sortis récemment des urnes auront à l’avenir plus de  clairvoyance et de considération pour les sujets environnementaux !


Pourquoi s’intéresser
aux bords des routes ?
Il faut savoir que c’est:

Un espace refuge,
Des couloirs de la vie,
Des couloirs de migration,
Un substitut de milieux naturels disparus,
Des réservoirs biologiques,
Le refuge d’une faune adaptée,
Le maillon d’un réseau biologique,
Un intérêt paysager à préserver en laissant les bermes les plus naturelles possible,

Encore faut-il le comprendre et les respecter !


Je vous renvoie aux deux articles du 29 mai (archives de ce Blog) traitant de la gestion des bords de routes que j’avais transmis à la commune de Doische à l’époque, intitulés 
“Conseils de gestion “écologique” à l’attention des Communes” 
“De bonnes idées françaises transposables en Wallonie !”






















http://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/B8C2149D-4E6F-4796-A091-F61EB572966F.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlhttp://web.mac.com/jmdelacre/iWeb/Alerte-Nature-Wallonie/Blog%20Nature/A330AF79-1071-4B44-880D-C679B72FCF0A.htmlshapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1shapeimage_2_link_2shapeimage_2_link_3shapeimage_2_link_4shapeimage_2_link_5shapeimage_2_link_6shapeimage_2_link_7shapeimage_2_link_8shapeimage_2_link_9shapeimage_2_link_10shapeimage_2_link_11shapeimage_2_link_12shapeimage_2_link_13shapeimage_2_link_14
RAVEL: voies vertes ?
lundi 11 décembre 2006
Décembre 2006, le RAVEL à Doische “dans tous ses états” après un “entretien” de routine !
Le “Pré-Ravel” tel qu’il était à Doische dans les années 60 quand y volaient des myriades de papillons !
Moins “pratique” pour les cyclistes, certes, mais si vivant.