OUR LIFE IN PITTSBURGH
OUR LIFE IN PITTSBURGH
2007
C’est en grattant le pare-brise de sa voiture imprudemment laissée à découvert sur le parking de l’aéroport de Pittsburgh que l’on mesure le mieux la distance qui sépare la Pennsylvanie de la Floride en novembre : exactement 30 degrés Celsius.
Orlando est à 1500 kilomètres plein sud. Situé dans le même fuseau horaire que Pittsburgh, c’est à peine si l’on voit passer les 2 heures de vol. Mais le décalage est climatique. Alors qu’on affûte sa pelle à neige à Pittsburgh, on continue de farter les surfs à Cocoa Beach. Même le Maroc n’offre pas aux Parisiens un tel contraste thermique en novembre. Un rêve devenu réalité.
Bien que les plaques minéralogiques de Floride continuent d’être signée du “Sunshine State”, l’Etat ensoleillé s’est complètement approprié le slogan publicitaire de Disney World : “Dreams Come True”. La Floride toute entière est dédiée au rêve américain. Avec Disney et Universal, la région d’Orlando ne compte pas moins de 8 grands parcs à thème... et des dizaines de parcs d’attraction plus modestes. On y célèbre à peu près tout ce qu’Hollywood produit de héros, pour les petits comme pour les grands, de jour comme de nuit. Sur la côte Atlantique, la “Space Coast” vous transporte dans les étoiles. Il faut deux jours pour prendre toute la mesure du Kennedy Space Center à Cap Canaveral tandis qu’au Sud-Est, la baie de Tampa offre l’émerveillement de ses plages de sable blanc plongeant dans les eaux claires du Golfe du Mexique.
Dans les terres, lacs et marais sont laissés au rêve écologique. Des milliers d’espèces animales prolifèrent dans ces eaux tièdes et il suffit de s’y aventurer quelques minutes pour surprendre un vol de pélicans ou troubler la sieste d’un alligator. Cette Floride est belle et vous maintient les yeux écarquillés du premier au dernier jour.
Bien sûr, nous sommes en Amérique et le rêve aussi a un prix. Mais je laisserai à d’autres le soin de commenter les vices de Miami et le flot de misère qui accompagne l’immigration cubaine. Pour ma part, je reste émerveillé par les yeux d’un enfant de 5 ans au décollage de la fusée Saturn V : la plus puissante machine jamais construite par les hommes pour se transporter... sur la Lune. C’était un beau rêve, et tant pis si lui aussi n’était peut-être qu’un trucage...
Que celui qui verra dans cette si belle dernière phrase une perche tendue à la fixette de Dani jette le premier commentaire ;-) Rien que pour Prosper, la vidéo des événements de la semaine est déjà disponible ici. Et tous les autres peuvent faire un détour touristique par l’album photos ! A vous la Floride !
Sunshine State
26 nov. 07
Kennedy Space Center
Cape Canaveral