Une intervention de
Jean Devèze
Une intervention de
Jean Devèze
J’ai connu Jean Devèze comme professeur, lorsque, jeune étudiant en sciences, venant d’Orsay, j’ai atterri à Paris 7 Jussieu, université “nouvelle” alors, totalement pluridisciplinaire qu’il a contribué à construire avec Michel Alliot. Il dirigeait le département audiovisuel, futur département de la communication. Pour me changer de la physique et des maths, je m’étais inscrit dans une UE consacrée au diaporama. Comme je me débrouillais assez bien en réalisation, je fus recruté comme chargé de cours l’année suivante. Depuis, nous ne sommes plus jamais quittés jusqu’à son décès en 2003.
Jean Devèze n’a pas la place qu’il mérite dans l’histoire des SIC. Il nous appartiendrait, à nous, ses amis, de faire vivre son œuvre et de témoigner de son rayonnement. Jean n’a écrit aucun livre, il a préféré la forme brève des articles et il s’est surtout investi pour les autres et pour l’évolution de notre discipline.
Il a été président de la SFSIC, vice-Président du CNU et a exercé beaucoup d’autres mandats en cherchant toujours l’intérêt général avec un total mépris pour le carriérisme et le clientélisme.
Ce qui comptait à ses yeux, c’était la valeur des gens, indépendamment de leurs opinions politiques ou religieuses et de leurs réseaux d’influence. Le nombre de personnes qu’il a aidées est incroyable, et pas seulement dans le petit monde universitaire.
Ce site entame ce travail d’hommage avec un témoignage de son talent oratoire, de sa faconde, de sa profonde humanité. Regardez le, écoutez le, c’est le talent et la générosité qui s’expriment.
Le texte d’hommage que j’ai rédigé lors de son décès en 2003.
Jean Devèze à Bordeaux lors de l’hommage à Robert Escarpit en 1998 (crédit JLM)