L’histoire de ma passion pour l’œuvre de l’architecte Fernand Pouillon serait trop longue à raconter dans un site dédié à la photographie !

Ces pages ont pour seule ambition de faire connaître quelques-unes de ses constructions au travers des reportages photographiques que je réalise lors de chaque visite organisée par l’association Les Pierres Sauvages de Belcastel qui présente plus en détail cet immense architecte français et ses travaux.














J’ai eu la chance de travailler avec quelques personnages d’exception comme Jean Painlevé ou Jean-Jacques Servan-Schreiber. Je n’ai jamais connu Fernand Pouillon, mais, pour moi, il fait partie de ces grands créateurs, méconnus, incompris, oubliés.

Ceux dont, en relisant, en revoyant, ou en revisitant les œuvres, on mesure l’avance qu’ils avaient sur leurs contemporains et le retard que nous avons pris à ne pas les suivre ou les accompagner.


Jean Painlevé a inventé le cinéma scientifique mondial. Il a organisé le cinéma français après la seconde guerre mondiale et décrit les relations entre la science et les particularités de sa communication. Aujourd’hui, son œuvre est quasiment inconnue, sauf de quelques trop rares spécialistes.


Jean-Jacques Servan-Schreiber avec le Défi américain (1972),  puis le Défi mondial (1981) a montré avec quel esprit visionnaire il fallait aborder les questions du développement international, de la globalisation des échanges entre pays riches et pays pauvres. Vis-à-vis des des nouvelles technologies il “venait de l’avenir” comme l’a écrit magnifiquement Françoise Giroud. Heureusement, l’Express qu’il a créé existe toujours, mais ses idées sur la “réforme” de la société français et ses luttes contre les scléroses ou les conservatismes de tous bords n’ont guère été suivies. Trente ans plus tard, on se repose les mêmes questions sans idées nouvelles pour les résoudre.

JJSS est décédé le 7 novembre 2006. Je lui rends hommage dans un autre de mes sites.




















Quant à Fernand Pouillon, son génie architectural nous aurait évité des milliers de démolitions de logements invivables en rendant leurs habitants plus heureux et plus solidaires. Malheureusement les architectes des grands ensembles, et avec les eux les responsables politiques, ont préféré les grands discours universalistes, les petites tractations, et les maquettes à vue d’avion plutôt que de privilégier la qualité, la “durabilité”, la beauté et l’amour des habitants.









Ce site de photographie offre un panorama - forcément personnel - des réalisations les plus marquantes, visitées ces dernières années. Des informations plus détaillées sont disponibles sur le net ainsi qu’une bibliographie explicitant son œuvre. Ne manquez pas de lire Les Mémoires d’un architecte ou Les Pierres sauvages qui sont les deux seuls ouvrages que nous a laissés Pouillon mais qu’on peut lire et relire en visitant son œuvre.













 

L’œuvre  de  Fernand  Pouillon

La cité des 2625 logements  “à caractère social” de Meudon la Forêt (visite en octobre 2006).

Un témoignage photographique

L'abbaye du Thoronet, lieu d’inspiration du roman Les Pierres sauvages.

L'abbaye  de Cotignac conçue par Fernand Pouillon.

Les carrières de Fontvielle d’où la plupart des blocs utilisés dans les chantiers de Fernand Pouillon furent extraits.

Le Vieux Port à Marseille.  Une œuvre majeure de l’architecture française de l’immédiat après guerre.

Comme dans toutes les constructions de Pouillon : le souci du moindre détail. 50 ou 60 ans après, on peut ajouter que son architecture est vraiment durable… Sur le cliché, les caissons des galeries du Vieux Port.

La faculté de Droit d’Aix-en-Provence

Une sortie de l’Association…

Alger : le grand portique de la Cité “Climat de France”…

L’Hôtel El Riadh à Sidi Ferruch

Une des petites maisons de La Brèche aux Loups, le lotissement de 435 logements d’Ozoir-la-Ferrière. Fernand Pouillon ne construisait pas que du collectif, de l’institutionnel ou du monumental. Il s’est aussi intéressé à la création d’ensembles pavillonnaires, toujours avec sa même approche : la qualité de construction et surtout la qualité de vie des habitants…

Dans tous ses programmes, Fernand Pouillon promouvait des artisans locaux pour affirmer son enracinement dans l'identité des territoires où il construisait. Beaucoup d’entre eux furent “révélés” à cette occasion. Ainsi Mohamed Boumehdi, devenu le plus grand céramiste algérien.

Le château de Belcastel dans l’Aveyron