Mes voyages au Cap-Vert
 
INÉDIT
 
 
J’ai choisi cette destination  pour le seul plaisir de la plongée sous-marine., mais quelle surprise en arrivant à Sal avec D… un jour de mars 1988 : du sable, du vent et l’océan ! Un vrai naufrage…
Les salines, seule activité de l’île, sont abandonnées et Santa Maria sa capitale ressemble à un village fantôme aux rues désertes. Le jeu semble la seule activité des jeunes et des vieux. L’aéroport et un hôtel offrent quelques emplois. Le jeune homme qui me reçoit s’appelle Alberto, il est noir comme une nuit sans lune mais ses yeux brillent comme deux étoiles. Aussi timide qu’il est grand, sa carrure rassure le plongeur qui va se confier à lui. Pêcheur de langoustes en apnée ou au narghilé, sa formation s’est faite sur le tas, les fonds marins sont son domaine. Originaire de Santiago, c’est un parent qui l’a amené là pour tenter l’expérience d’un club de plongée sur l’île de Sal. Un compresseur d’occasion, bouteilles et combinaisons de même, voilà pour l’investissement ; pour le reste c’est-à-dire le choix des sites, la connaissance des courants et la sécurité, Alberto doit en faire son affaire, ce qu’il fait plus tôt bien. Si nous avons eu quelques problèmes de matériels : moteur du bateau en panne nous obligeant à partir du bord avec plusieurs mètres de houle, air compressé chargé des gaz d’échappement du compresseur, clapet de la réserve des bouteilles d’air comprimé bloqué, etc. ; les balades en palanquée n’ont jamais posé de problème et c’est confiant que je suis revenu en 1991.
Pour en voir plus:
http://www.dailymotion.com/guyboulet/video/x50oxr_sal-1988_travelhttp://www.dailymotion.com/guyboulet/video/x50oxr_sal-1988_travelshapeimage_4_link_0
En palanquée nous n’étions jamais plus de deux ou trois. Même les agences de voyages spécialisées ignoraient cette destination au demeurant pas vraiment recommandée aux débutants. Le plus souvent Alberto et moi plongions seuls, et dans ce cas-là il cédait à sa vieille passion pour les langoustes. C’était notre repas quotidien à l’Américanos, le restaurant des locaux. Hors de la plongée, nous restait la plage ou les salines pour un bain de saumure, les mirages et les visites à la seule boulangerie de l’île…