GUATEMALA - 5 décembre 2007 - 16 janvier 2008

 
 

Guatemala me donne son ciel à regarder ce soir,

Comme s’il me parlait du seul mot espoir,

Parce que le ciel est égal partout sur Terre,

Et ne devrait rimer qu’avec humanitaire.


Guatemala est un pays de sourires,

Les dents blanches, les yeux noirs, le regard qui mire,

L’enfant sourit et dans son oeil, l’étoile naît,

Dans son regard, l’astre se reconnaît.


Guatemala est un pays de barricades,

Où les fenêtres n’ont que barreaux pour cadres,

Guatemala, pays muré derrière portes barrées et barbelés,

De peur que la violence vienne t’interpeler.


Guatemala est un pays de poussières,

Celles des villes et celles des chemins,

Mais je ne veux plus entendre parler de pierres,

Mais seulement des semences de demain.


Guatemala est pays de grande espérance,

Quand Zoila me le rappelle avec ses cicatrices,

Et que l’enfant rêve de convalescence

Et que, de ne plus revoir Brenda, je m’attriste.


Guatemala fait jaillir laves, joies et tristesses,

Et sème ensemble le doute et l’allégresse,

Et voit dans ses volcans la foi incandescente

De ses infinies Amours espérantes.


Gilles Tanguay - Ciudad Guatemala - 14 janvier 2008

Souvenirs d’un séjour au Guatemala, avec l’organisme CASIRA (Centre Amitié de Solidarité Internationale de la Région de l’Amiante),

du 5 décembre 2007 au 16 janvier 2008


Gilles Tanguay

GUATEMALA

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