Attachement et relations d’objet
Aspects neurodéveloppementaux et implications pour la psychothérapie
avec Gilles Delisle, Ph.D.
 
Présentation
En 1998-1999, le CIG a proposé un séminaire sur l’attachement, dans la perspectice des théories classiques du développement de la relation d’objet.  Quelques centaines de professionnels de la santé mentale, au Québec et en France ont participé à ces séminaires avancés de perfectionnement clinique.  Aujourd’hui, près de 10 ans plus tard, des développements incontournables — notamment les débats entourant les notions d’efficacité en psychothérapie et les nouvelles connaissances issues des neurosciences appliquées à la psychothérapie — nous amènent à revisiter cette grande question.  
Dans le débat contemporain sur l’efficacité en psychothérapie, nombreux sont les chercheurs et les cliniciens qui font valoir que, du moins dans le traitement des pathologies de la personnalité, le psychothérapeute ne peut être considéré comme un dispensateur impersonnel et neutre de traitements « efficaces ».  Au contraire, de plus en plus de cliniciens-chercheurs (notamment Norcross et coll., 2002; Lecomte et Drouin, 2007) estiment que la qualité de la relation thérapeutique est peut-être l’ingrédient actif le plus intimement lié au succès de la démarche thérapeutique.  
Or, l’établissement et le maintien d’un lien thérapeutique avec des personnes dont, justement, la capacité à être en lien est fortement compromise, exige du thérapeute qu’il mobilise bien plus que de simples « qualités humaines ».  Car les relations d’attachement précoce, intériorisées et engrammées en tant que mémoire procédurale, peuvent être comprise comme étant le ressort central de la dynamique transférentielle (Amini et al., 1996). La mémoire implicite des relations d’attachement précoce, relations communiquées dans le langage de l’affect, forme une structure neuronale durable qui influence l’autorégulation affective et les comportements relationnels (Schore, 2002).
C’est donc toute une discipline relationnelle et intersubjective, une harmonie des compétences réflexive, affective et interactive, qui doivent se conjuguer pour que le lien thérapeutique produise ses fruits.  C’est la raison pour laquelle, lorsqu’éclairée par la neurobiologie, la psychothérapie pourrait être conçue comme une relation d’attachement direct dont la finalité serait la revisitation de la mémoire implicite de l’attachement, de même que la consolidation de nouveaux circuits neuronaux propres à enraciner un attachement sécure acquis (Target, 2006).
Ces questionnements sont actuellement  au coeur des travaux de nombreux chercheurs.  La Société Internationale de Neuropsychanalyse, notamment, consacrait en 2006 sa conférence annuelle au thème Love and Lust in Attachment: Neuropsychoanalytic perspectives on Objet Relations.
Cette session avancée de perfectionnement clinique se veut une synthèse des connaissances actuelles, issues tant des recherches contemporaines des neurosciences appliquées à la psychothérapie, que des théories classiques et éprouvées de la relation thérapeutique qui se trouvent soutenues par les connaissances actuelles.
Cette session s'adresse aux professionnels de la santé mentale ayant un minimum de deux années d'expérience clinique.  
Éléments de contenus
  1. Aspects neurodéveloppementaux
  2. La relation d’attachement et le développement des structures d’autorégulation.  
  3. La neurodynamique des circuits neuronaux de l’attachement.  
  4. L’attachement et le cerveau droit, corrélat biologique de l’inconscient.
  5. Implications pour la psychothérapie
  6. La psychothérapie en tant que conversation entre systèmes limbiques.  
  7. Neurodynamique de la mentalisation selon les modèles de Fonagy et de Schore.  
  8. Le dialogue herméneutique face aux carences de la mentalisation.  
  9. Le traitement des identifications projectives liées à l’attachement.
L'approche didactique
Cette session de deux jours prend la forme d'une présentation magistrale, ponctuée de travaux d'application clinique.  Des vignettes cliniques seront utilisées pour souligner les principaux leviers du processus de la fin de la psychothérapie. Quelques semaines avant la session, le participant reçoit un ensemble d'outils propres à l'aider dans sa préparation à cette session.  Ainsi, que sa pratique en soit une de court, de moyen ou de long terme, qu'il pratique en établissement ou en bureau privé, le participant est mieux à même d'utiliser les éclairages proposés, et de les articuler correctement à ses façons de faire.
Le responsable de la session
Gilles Delisle, Ph.D. est directeur de la formation clinique au CIG de Montréal depuis 1981 et professeur associé à l’Université de Sherbrooke.  Depuis 1992, il a animé de nombreux séminaires théorico-cliniques de longue durée au Québec et en France.  Il est membre de l’International Society for the Study of Personality Disorders  et de la Société Internationale de Neuropsychanalyse.  Depuis 2005, il dirige le groupe Neurogestalt, un groupe de réflexion sur les applications des neurosciences actuelles à la pratique de la psychothérapie, responsable notamment de la traduction du dernier ouvrage d’Allan Schore en langue française.  Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la psychopathologie et la psychothérapie.  Ses enseignements reposent sur une théorie intégrative de la relation d’objet et de la psychothérapie expérientielle et dialogale
Dates, lieux et coûts de la session
  1. Québec, les 8 et 9 mai 2008, 300 $ (plus taxes)
  2. Montréal, les 29 et 30 mai 2008 300 $ (plus taxes
  3. Paris, les  16 et 17 août, 2008, 425 $
Les modalités de paiement
Payables par mandat ou par carte bancaire, selon le calendrier suivant :
  1. •  25 % à l'inscription
  2. •  Le solde 8 semaines avant le stage
La politique d’annulation
Toute annulation reçue moins de 8 semaines avant le stage entraîne des frais d’annulation de 50 %.
Pour inscription, communiquer avec le secrétariat du CIG au : 514-481-4134