Cette recommandation de la CNAMTS a été adoptée le 7 juin 2007 par le comité technique national du bâtiment et des travaux publics.
Elle se présente sous la forme d’un document de quatre pages tiré à quatre mille exemplaires papier.
Elle remplace d’anciennes recommandations de 1976 et 1979.
Après rappel des principes de sécurité,( analyse des risques, protections collectives en priorité etc...) elles donnent quelques indications sur l’utilisation des EPI antichute : Harnais adaptés, vérifications périodiques, conformité aux normes, nécessité de formation à l’utilisation des EPI antichute, mais aussi aux interventions de secours.
On trouve également la liste de normes.
Simple sur l’exposition du fil réglementaire, elle laisse les spécialistes dubitatifs quand sont évoqués les problèmes techniques: Vouloir faire simple, sans doute est-ce louable, mais on se demande si le rédacteur a bien compris les phénomènes liés  à une chute retenue par un système antichute “La longueur de la longe doit être adaptée au tirant d’air (force choc résiduelle)” ?
On se demande quel est le lien direct entre le tirant d’air et la force choc résiduelle.
À savoir que le tirant d’air est l’espace disponible nécessaire pour que le chuteur équipé d’un EPI antichute ne percute aucun obstacle sur le parcours total de sa chute et la force choc résiduelle, l’impact que recevra le chuteur (au bout de sa longe) à la fin de sa chute, on ne voit pas bien.
 
 
 
De même la légende : “ Chute libre (mou de la sangle dissipatrice) 2,00 m (Max) si ancrage au dessus de l’utilisateur” nous renverse !  Sans doute faut-il comprendre : “Chute libre 2,00 m si la longe est reliée à un point d’ancrage au pied de l’utilisateur” ? Mais alors le croquis ne correspond plus ?
 
Bref cette recommandation nous laisse un goût de vite fait. Connaîtra-t-elle le même sort que la R 424 (relative aux ancrages) remplacée un an après par la R 430 ?
 
 
          
                                                 
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La recommandation R 431 : Utilisation des système d’arrêt de chutes

Les plus :

L’évocation de la nécessité d’un secours rapide à une personne suspendue dans un harnais à la suite d’une chute..À ce propos voir la page http://www.matieres.fr/suspension.html
L’évocation de la nécessité de définir à la préparation du chantier, l’organisation des secours à une personne suspendue.
Le rappel de la nécessité de formation.
La recommandation souligne la nécessité de formation aux interventions de secours et aux procédures de mise en sécurité, tant pour les utilisateurs que pour l’encadrement.


Les moins :

Le rappel sans commentaire de l’article R 233-13-20 physiquement faux. “Lorsque des dispositifs de protection collective ne peuvent être mis en oeuvre, la protection des travailleurs doit être assurée au moyen d'un système d'arrêt de chute approprié ne permettant pas une chute libre de plus d'un mètre ou limitant dans les mêmes conditions les effets d'une chute de plus grande hauteur.(Lien)
L’apparition inopinée et sans à propos de la force choc dans : “La longueur de la longe doit être adaptée au tirant d’air (force choc résiduelle)....”
Le lapsus dans la légende du croquis de la page 4 : “Chute libre (mou de la sangle dissipatrice) 2,00 m (Max) si ancrage au dessus de l’utilisateur.”
La pauvreté des croquis sans rapport avec le sérieux de l’institution.



La force choc dépend du poids qui chute, du facteur de chute et de la capacité de la longe ou de la corde à absorber l’énergie de la chute. 

Le tirant d’air dépend de la position de l’ancrage, de la longueur de la longe + du développement de l’absorbeur d’énergie (ou de la distance d’arrêt des antichutes mobiles) + hauteur entre l’accrochage du harnais et les pieds de l’utilisateur + marge de sécurité imposée par les fabricants.



La télécharger sur le site de INRShttp://www.matieres.fr/suspension.htmlhttp://www.matieres.fr/regleut1.htmlhttp://www.risquesprofessionnels.ameli.fr/atmp_media/R431.pdfshapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1shapeimage_2_link_2