21 juillet 2005
Nous sommes quelque part dans le sud est tibétain, dans une toute petite ville nommée Markan (je ne suis pas bien sûre de l'orthographe...) à 3500 mètres d'altitude...
Le départ de Zhongdian hier fut compliqué, avec l'agence qui n'avait pas encore nos permis chinois pour le Tibet ... Heureusement, le chauffeur, Nima, pur tibétain, et le 4x4, jeep Mitsubichi Pagero, pas de Land Cruiser finalement ... étaient bien là. Du coup, nous avons un peu fait le forcing avec quelques coups de téléphone avec Mr Chen à Kunming pour partir quand même à 14h, après un bol de riz et quelques légumes...car notre timing est des plus court, devant absolument arriver à Lhassa le 26 au soir au plus tard pour reprendre un avion le 28 au matin pour Beijing...Le deal étant qu'il nous faxe le soir même ou le lendemain matin nos permis...
Nous voyageons avec un couple français de psychologues très sympas, et le chauffeur, l'est également, même si la communication est difficile parfois car il ne parle que Tibétain et Chinois. Et surtout en mime...;-)
Première journée hier, encore dans le Yunnan, avec des routes plutôt bonnes, quelques camions évités de justesse...et des paysages très impressionnants, qui vont crescendo niveau beauté depuis. Sans oublier de nombreuses Stupa en chemin avec leurs drapeaux tibétain...
Nuit à Dequin, ballade dans le marché le matin,
puis de retour sur les routes, mais cette fois ci en terre sèche ou boueuse selon les endroits. Nous sommes assez gâtés au niveau météo car il pleut essentiellement la nuit. Par contre, vu l' état des routes, plutôt défoncées, le 4x4 n'est pas de trop...
Vers 11h, nous passions le poste "frontière", sans réel contrôle heureusement (nous n'avions toujours pas nos permis...) grâce au chauffeur qui se la jouait conversation de café avec les policiers...
A 12h, nous nous retrouvions bloqués par un camion citerne d'essence, totalement embourbé suite à un glissement de terrain sur l'unique route... un tractopelle était déjà à l'oeuvre, pour essayer de l'en sortir, sans succès, en essayant de le soulever...
1h30 après, quelques minibus chinois faisant également la queue, tous les voyageurs chinois et nous assis face au camion observant les manoeuvres...celui ci finissait par réussir à reculer...et le tracto-pelle reprenait son travail pour déblayer la route et la rendre à nouveau accessible.
30 minutes plus tard, nous reprenions notre voyage, croisant des petites caravanes de sel constituées de petits chevaux, suivant le début du Mékong, sinuant dans la vallée au milieu de gigantesques montagnes sur des routes à plus de 4000m parfois...
Nous nous arrêtions ensuite au moment du déjeuner près d'une église chrétienne avec une architecture tibétaine, dans laquelle nous trouvions des livres de chansons chrétiennes traduits en tibétains datant du début du siècle, posés sur les bancs...
Nous repartions peu après avec une bonne pluie suivie de deux dérapages dans la boue un peu "chaud" et un peu trop près du précipice qui bordait la route...
et enfin une sorte de plaine à 3500 m, sur des Km, avec disséminés de ci de la de superbes maisons tibétaines en terre, immenses bâtisses carrées sur deux étages avec sur chacune des façades cinq ou six fenêtres en bois ouvragé et coloré.
Ce soir, après un copieux repas dans un petit bouiboui local avec des tenanciers absolument adorables, nous partions à la recherche incertaine d'un cybercafé... et surprise, nous en trouvions un, emplis de jeunes tibétains tchatant sur le net ou jouant.
23 juillet 2005
D' après nos compagnons de voyage français (Le couple de Psy), nous ferions le même trajet qu'Alexandra David Néel dans les années 20, mais elle l'avait fait à pied avec un moine tibétain...
Les paysages se succèdent depuis 2 jours, tous aussi différents les uns que les autres, nous donnant une sensation de liberté totale dans des espaces vierges à perte de vue, passant d'une montagne à l'autre, sur des routes majoritairement de terre sauf exception.
La route la plus haute que nous ayons prise était à 5200 mètres d'altitude, et nos anoraks étaient loin d' être inutile.
Nous avons dormi hier à plus de 4000 mètres dans un petit village dont je ne sais plus le nom, constitué d'une rue... un peu perdu au milieu de nulle part,
avec l' électricité sur des groupes électrogènes, uniquement de 20 h 30 à minuit, dans une petite chambre avec nos deux lits , nos deux bassines pour la toilette, un seau d'eau froide et deux thermos d'eau chaude, en guise de salle de bain improvisée... quant aux toilettes, c' était une cabane en bois avec des trous dans le plancher... sans électricité biensûr...
Dans la journée, nous nous sommes arrêtés dans les plaines où campent des nomades avec leurs Yaks,
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