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Jean-Michel Couchet alto & soprano saxophones

Fabien Debellefontaine alto saxophone, clarinet & flute

Florent Dupuit tenor saxophone, flute, alto flute & piccolo

Julien Soro tenor saxophone

Guillaume Christophel baritone saxophone

Fabien Norbert trumpet & flugelhorn

Andrew Crocker trumpet

Sylvain Bardiau trumpet & flugelhorn

John Knight trombone

Fidel Fourneyron trombone & tuba

Fred Maurin guitar & direction

Raphaël Schwab double bass

Rafaël Koerner drums & percussions
Guests:

Benjamin Moussay piano & fender rhodes on Random Issues

  piano & celesta on Ladrilleros

  fender rhodes on Eït-Für-Für/Noïne-Für-Für

Stephan Caracci vibraphone on Random Issues & Métal Liquide


All compositions & arrangements by Fred Maurin


Recorded by Philipp Heck assisted by Matthias Bierer on June 27, 28, 29 and 30, 2009 at Bauer Studios in Ludwigsburg, Germany (www.bauerstudios.de).

Mixed and mastered at Bauer Studios by Philipp Heck

Produced by Fred Maurin (fred.maurin@free.fr)

Photography by Emmanuel Simiand (emmanuelsimiand@hotmail.com) except Benjamin Moussay, Stephan Carraci and studio photographies by Fred Maurin.

Artwork by Alexski (www.at27.net).


℗&©2009, Neuklang



1. RANDOM ISSUES

2. LADRILLEROS

3. EÏT-FÜR-FÜR/NOÏNE-FÜR-FÜR

    MACHINATION

4. part 1: Ni l'un, ni l'autre

5. part 2: Chemins vivants

6. part 3: Propagande

7. part 4: Les Meutes

8. part 5: Merci

9. METAL LIQUIDE

10. BLUES 4 CARLOTTA


Nouveau disque Random Issues

sorti le 30 octobre 2009 sur le label Neuklang (NCD4037)




11'38

08'58

12'21


04'00

06'21

04'39

07'46

02'34

08'10

07'44


Le premier disque de Ping Machine est toujours disponible.

Pour le commander:

«Magistralement dirigé par le guitariste/compositeur/arrangeur Fred Maurin, Ping Machine se place d’emblée - malgré la jeunesse de ses membres, pour la plupart à peine connus des spécialistes - dans le peloton de tête des grandes formations françaises. Un big band qui, au passage, peut fonctionner sans problème comme un combo tant sa rythmique est flexible. Un big band qui possède son propre son, sa dynamique propre et des couleurs orchestrales bien à lui. Un big band qui puise en partie ses idées chez Ellington et Mingus sans jamais sonner «vieux» et n’hésite pas, appuyé sur de telles racines, à lancer ses têtes chercheuses (idées d’arrangement, solistes, invités) dans les directions les plus aventureuses avec une justesse et une intuition renversante. Les ayant brièvement vus sur scène, je sais qu’ils s’y dépensent avec la même rigueur et le même enthousiasme que ce que l’on perçoit sur ce disque superbement enregistré. Vous brûlez d’en savoir plus ? Procurez-vous leur disque. Les notes en sont rédigées par Franck Bergerot qui suit cet orchestre depuis sa création et qui sait tout sur le compte de ces musiciens à découvrir de toute urgence.»

Thierry Quénum - Jazz Magazine/Jazzman #608 - France - novembre 2009


«Cinématographique, cyclotimique, extatique, éclectique, la musique de Ping Machine joue avec les -ique sans le moindre hic. Jeune big band dynamique et moderne à la patine vintage, la machine aussi bien huilée qu’un bodybuilder en compèt’ menée par le guitariste Fred Maurin frappe fort avec ce second disque très impressionnant. « Random Issues » (Neuklang) s’écoute comme une bande originale de film imaginaire: tour à tour sont convoqués au tournage Duke Ellington, Charles Mingus, Ornette Coleman, Gil Evans, non pour les dépouiller de leurs idées, mais pour s’en servir de patrons de couture. Dix morceaux fantastiques dont une suite, Machination, à faire pâlir de jalousie Bernard Hermann et les scénaristes de 24h Chrono. Treize musiciens qui font si bien bloc que l’intrusion, sur quelques titres, de deux invités inspirés (le pianiste Benjamin Moussay et le vibraphoniste Stephan Caracci) passe comme une lettre à la Poste en période de non-grève. Un disque aussi enchanteur qu’un Merlin des grands jours.»

Criss-Cross Jazz - France - novembre 2009

«Ping Machine, avec « Random Issues », une production ‘maison’ des studios Bauer de Ludwigsburg, est un parfait exemple de comment un big band peut sonner vraiment différemment. Ping Machine est l’incarnation d’une sensibilité des couleurs, des sons, des timbres et des structures que l’on doit au guitariste Fred Maurin, qui avec ses 5 saxophones, ses 3 trompettes, ses 2 trombones, aussi bien qu’avec sa section rythmique (guitare, contrebasse, batterie, et sans piano) parvient à créer une atmosphère, qui alterne entre tantôt un combo, tantôt une distribution orchestrale plus ou moins grande. L’architecture sonore se déroule toujours de manière fluide, le développement s’élabore lentement, pour se briser soudainement, par surprise. La combinaison des instruments est remarquablement inhabituelle. Dans les cinq morceaux et dans la suite en 5 parties « Machination », on est surpris par les changements de timbres originaux, on ressent également une parenté évidente avec le concept d’  « harmonie spectrale »  de Steve Lehman, à qui l’on doit ces mots : « La musique est aussi cela , ce qui existe derrière le son,  à savoir un message spirituel, à travers lequel le son se déplace… » Cette idée est renforcée par les invités si novateurs que sont Benjamin Moussay (piano, fender rhodes et celesta) et Stephan Caracci (vibraphone), jouant des instruments si rares en big band !»

Jazz Podium - Allemagne - novembre 2009

PING MACHINE : « Random issues »****

Ce nouvel album de Ping Machine, ce superbe big band dirigé par Fred Maurin est formidable ! Largement renouvelé depuis sa première mouture, Ping Machine accueille de nouveaux arrivants bourrés de talents. Aux côtés des piliers « historiques » de l’orchestre comme Jean-Michel Couchet présent depuis les débuts et toujours décisif, Ping Machine accueille notamment Julien Soro entendu au sein du groupe Inama ou du Quatuor de Saxophones et pour l’occasion le formidable Benjamin Moussay et Stéphan Caracci.« Random Issues », le deuxième album de Ping Machine explore et mêle toutes les pistes du big band. (...) Mais il y a aussi cette façon d’être dans le même temps très moderne avec cet apport de l’électrique sous la houlette du fender de Benjamin Moussay. Tout cela direz-vous, pourrait laisser penser à un exercice de style, une démarche un peu académique. Il n’en est rien. Fred Maurin réussit en effet, au contraire, l’exploit de livrer une musique toujours passionnante et éveillée, à la fois très dense dans son propos narratif, mais aussi d’une grande fluidité. La construction des morceaux et leurs trames relèvent d’un agencement fort subtil, formidable rampe de lancement pour des solistes que Maurin se plait à lancer sur orbite, non pas tant pour leur donner leur heure de gloire (ce qu’ils ne se privent d’ailleurs pas de prendre) que pour venir renforcer le propos. Il y a là un sens précis de l’orchestration et du collectif sur des thèmes à la fois variés, riches et jamais vraiment prévisibles. Fred Maurin sait installer les climats de groove, de tensions, les constructions- progressions à tiroirs  ( Eït-Für-Für / Noïne-Für- Für, Machination), le suspens, l’émotion, la musique parfois légère et parfois plus « concertante » ( part 2 Chemin vivants) . Mais surtout Ping Machine joue sur un heureux relâchement qui contraste avec certains big band qui ne jurent que par la survitamine.

Les polyphonies de Fred Maurin, si elles ne manquent pas d’énergie sont au contraire marqué du sceau de l’équilibre et de la souplesse de l’écriture.

Le big band comme on l’aime, sans modération.

Jean-Marc Gelin - Dernières Nouvelles du Jazz - France - novembre 2009


« C’était en juin 2005. Un jury avait été constitué par l’Imfp de Salon de Provence pour un tremplin de formations proposées par différentes écoles européennes. François Jeanneau, Marc Steckar, André Villéger et moi-même avions été séduits par une jeune formation représentant l’école Edim de Cachan. C’était jeune, c’était vert, mais il y avait quelque chose. Une intention qui ne demandait qu’à se préciser dans les partitions du leader Frédéric Maurin et une rythmique où brillait particulièrement le tout jeune batteur Rafaël Kœrner. Il y avait là assez d’évidentes potentialités pour piquer au vif ma curiosité et porter mes pas l’automne suivant vers le premier concert parisien de l’orchestre. À nouveau ce même intérêt pour Rafael Kœrner et une évidence : il y avait un son Ping Machine, une écriture, un univers, une direction.

Quatre années plus tard, ne reste de l’équipe originale que Florent Dupuit, fidèle au double pupitre ténor-flûte, et Rafaël Kœrner qui porte l’orchestre avec une musicalité mise en lumière dans le solo de Ni l’un ni l’autre. Pour lui donner la réplique, son ancien comparse Yoram Rosilio a laissé derrière lui, Raphaël Schwab, un élève du CNSM qui perpétue la touche mingusienne caractérisant le pupitre de contrebasse depuis la création de l’orchestre. 

Depuis 2005, Frédéric Maurin a su muscler ses troupes en découvrant un premier trompette à toute épreuve en la personne de Fabien Norbert, un tromboniste ayant une forte expérience du pupitre de big band avec John Knight, et en faisant appel à deux vieux briscards de la scène parisienne : l’altiste Jean-Michel Couchet, dont on reconnaît les ferventes zébrures dans Les Meutes ; le trompettiste Andrew Cocker dont l’épais grain de son caractérise tant les phrasés de Les Meutes que les chaleureux effets jungle de Blues For Carlotta (coup de chapeau à The Barabara Song de Gil Evans) ou même la voix qui prononce le titre de Random Issues dans la première partition de l’album.

Mais Frédéric Maurin a aussi dynamisé son équipe en puisant dans les sources vives de la jeune scène parisienne et notamment dans les rangs de l’éphémère «Oreille Cassée» de Fabien Debellefontaine dont on retrouve le trombone de Fidel Fourneyron, le vibraphone de Stéphane Caracci (en invité ponctuel) et le saxophone de Julien Soro qui s’impose ici au ténor comme un soliste de premier plan. Écoutez comme il s’envole sur l’admirable aménagement orchestral conçu autour du motif initial de Random Issues, comme il construit et fait sonner son solo sur Chemins vivants en commençant par détendre l’atmosphère après les prodigieux assauts de Sylvain Bardiau, et comme à l’inverse il dynamite le lourd climat d’Eït-Für-Für/Noïne-Für-Für. Reste à saluer le baryton de Guillaume Christophel, personnage central de Propagande, la guest star Benjamin Moussay qui habite intensément les trois pièces le sollicitant et Fred Maurin lui-même qui, dans le final de Les Meutes, rappelle son talent de guitariste dans une veine tirée des univers de Bill Frisell et Gabor Gado, faisant preuve le reste du temps d’un habile mélange de discrétion et d’efficacité dans la touche de couleur et la relance.

Aussi son geste guitaristique se situe-t-il dans le prolongement de son geste de compositeur. Celui-ci en, l’espace de quatre ans, s’est émancipé de ses grands modèles (Gil Evans, Carla Bley, Frank Zappa), gagnant en personnification des couleurs, en diversification des climats, en épanouissement des développements et en pouvoir de narration. Ce fut un réel bonheur de voir grandir cet orchestre au fil des concerts et au cours de cette édifiante résidence qui le voit depuis un an occuper la scène de l’Olympic Café une fois par mois. C’est un encore plus grand bonheur que d’assister à son avènement à l’échelle de la scène nationale. »

Franck Bergerot, rédacteur en chef de Jazz Magazine

Liner Notes from Ping Machine «Random Issues» (Neuklang NCD4037)

 
 
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Vous pouvez écouter certains morceaux du disque sur notre page myspace: www.myspace.com/pingmachinehttp://www.myspace.com/pingmachineshapeimage_4_link_0
Pour nous contacter: ping.machine@free.frmailto:ping.machine@free.frshapeimage_5_link_0

Chronique du disque par Franck Bergerot dans w magazine n°593 - juin 2008

☺☺☺ PING MACHINE : «  Club 189 »

 Cela faisait quelques temps que l’on voyait le groupe du guitariste Fred Maurin à l‘affût des premières places dans les divers festivals et tremplins de jazz. Et alors que d’autres s’alignent invariablement en quartet ou quintet, c’est avec un sacré culot que le jeune Fred prend les rênes d’un vrai big band comme on les aime {...} Et la confiance en soi, mâtiné d’un sérieux talent d’écriture est un atout sérieux pour entraîner dans l’affaire 12 musiciens totalement acquis à la cause avec le même engagement partagé que s’il s’agissait de gravir l’Everest en cordée. {...} Alternance des solis, des contre chants de cuivres, jeux de couleurs et de lumières fonctionnant à l’énergie farouche voire féroce (Rage etc….), au mystère et à la profondeur des tramages sur des rythmiques apaisées (le superbe Mutatis

Mutandis où l’on entend ici la quintessence de ce que doit être un big band dans l’écriture dont la complexité se boit pourtant comme du petit lait) {...} Et ce gros travail d’écriture ne donne jamais l’impression que l’ascension est difficile. Elle semble au contraire d’une déconcertante facilité tant il y a du collectif dans cette aventure là. Au final c‘est plus d’une heure que l’on passe avec une grande formation qui navigue entre le classicisme d’une leçon bien comprise des big band mais avec une modernité jamais forcée mais toujours apparente. Ses géométries variables ingénieusement agencées l’empêchent de tomber dans les clichés du format. Les solistes se succèdent avec un sacré talent derrière une rythmique assurance tous risques et un contrebassiste omniprésent dans son jeu de walkin bass très supportif. {...}

Avec son sens du swing bien modernisé, Fred Maurin fait un pied de nez aux trublions ou aux chefs d’orchestre plutôt conceptuels et, gravissant les dernières étapes, remet les choses à leur place , le jazz s’écoute comme il se joue, avec jubilation. C’est peut être ce que l’on appelle l’ivresse des sommets. Jean-Marc Gelin (www.lesdnj.com)

Chronique du disque par Jean-Marc Gélin dans les Dernières Nouvelles du Jazz - 29 mai 2008

Voici le premier disque de « Ping Machine » CLUB 189, magnifique jazz français actuel aux discours forts de ses 13 musiciens. Fred Maurin, le compositeur et guitariste, mène un groupe aux thèmes et aux chorus exacerbés. Avec un son d’ensemble réussi, les homorythmies guitare flûtes saxophones et cuivres donnent une épaisseur expressive aux thèmes, et des sonorités originales. Le tout accompagné par une rythmique lancinante, insistante, répétitive  fine et inventive. Club 189, est un disque intime et puissant. Pas toujours très démonstratif, mais sincère. J’attends avec envie les prochains !

Chronique du disque par Jean-François Becquaert pour l’Association des Saxophonistes novembre 2008