Cette cuve doit être percée (vous verrez pourquoi en lisant la procédure) plutôt latéralement que par le fond (afin de pouvoir facilement véhiculer et stocker ce bac qui n’est pas utilisé en permanence sans risquer d’abîmer le joint du passe-paroi) et il est plus confortable d’avoir un flexible sur l’évacuation du passe-paroi, afin d’avoir un système adaptable à toute situation. Les poissons fraîchement importés étant en général stressés, il faut évidemment bien prévoir la couverture du bac en plaques plexiglass (plus pratique et moins dangereux que le verre pour ce bac qui est souvent véhiculé) afin de ne pas retrouver un nouveau pensionnaire suicidaire sur le carrelage un matin.
Un petit filtre interne facile à nettoyer (ouate rincée quotidiennement) est conseillé afin d’éliminer facilement les déchets au fond du bac et donc de limiter les montées de nitrites. Un venturi est aussi indispensable.
Une pompe de brassage type Maxijet avec venturi permet de se dispenser de pompe à air (bruyante et risque potentiel de siphonage en cas de coupure), il faut par contre être attentif à la crépine d’aspiration afin de ne pas surprendre un nouveau venu désorienté.
Un chauffage parfaitement réglé, correspondant à la température de votre bac principal : devant la valeur actuelle de ce genre de résistance, il ne faut pas négliger la fiabilité de cet appareil car un chauffage défectueux de 2 ou 300w dans un petit volume peut facilement vous cuire le pauvre poisson en acclimatation... il n’est donc pas toujours bon de sur-dimensionner un chauffage.
Un thermomètre ou un sticker autocollant de contrôle de température, histoire de ne pas passer à côté d’une défaillance du chauffage lorsque la quarantaine tourne en « mode autonome » (cf explication dans la procédure).
Une seconde Maxijet (facultatif car vous pouvez très bien utiliser la Maxijet de brassage) pour alimenter la quarantaine en provenance du bac principal lors des changement d’eau ou en « mode connecté » (cf explication dans la procédure), on nommera cette pompe “la pompe de remontée”.
Deux parpaings de béton cellulaire (= siporex, poids limité permettant une manipulation aisée et résistance élevée à la compression), une plaque de polystyrène à placer entre les parpains et le verre.
Un kit colorimètrique tests Nitrites (NO2).
Le budget total pour le matériel est donc d’une centaine d’euros si vous êtes un peu débrouillard (cuve de récupération). Cette procédure nécessite par ailleurs un certain volume initial d’eau, et pas mal de changements d’eau sur votre bac principal, il est donc nécessaire de disposer d’une réserve d’eau de mer neuve assez conséquente (j’utilise personnellement une cuve de récupération d’eau de pluie de 350L pour préparer mon eau de mer neuve ce qui est très pratique).
Pré-requis pour « La Quarantaine Efficace »::
====> Lors de l’achat d’un nouveau poisson, la première chose est de maintenir une densité dans votre bac plutôt basse (autour de 1,021, selon vos habitudes, quitte à remonter par la suite), il est donc préférable d’étalonner son densimètre à l’aide d’un réfractomètre, puisque les densimètres flotteurs ou à aiguilles sont souvent faussés… et il n’est jamais bon pour une acclimatation d’être à 1,025 alors que l’on pense se situer à 1,021 !
Un bac (et sa population) supportent très bien une baisse de densité de 0,0015 point par jour, sachant que certains coraux (Sériatopora notamment) n’apprécierons pas d’avoir une densité inférieure à 1,020 : l’étalonnage du densimètre ou l’achat d’un réfractomètre est donc à ne pas négliger.
====> il faut signaler que les poissons seront plus facilement malades si votre Kh est trop bas (à remonter lentement).
Cette procédure, adaptée au passionné particulier, comporte 5 phases, chacune d’une durée variable pour une durée totale d’environ 15 jours (au minimum), pouvant aller jusqu’à un mois en cas de sujet récalcitrant, très rarement davantage.
====> il est important de ne pas aller trop vite puisque le but principal est de ne rien introduire de grave dans votre bac principal.
L’objectif est de pouvoir traiter une éventuelle maladie déclarée dans votre eau AVANT de passer le poisson dans le bac principal, le but n’est donc pas d’avoir un bac de quarantaine avec de l’eau neuve ni un bac de quarantaine qui est plein en permanence avec une eau proche mais légèrement différente de celle de votre bac principal : en effet, tout poisson étant porteur de pathogène sans systématiquement déclarer une maladie, il est important de ne pas faire subir au poisson un changement de paramètres lors de son passage dans le bac principal (dans ce cas vous seriez affranchi d’un pathogène d’importation après la période de quarantaine, mais pas d’une maladie certes moins grave mais déclarée lors du changement de paramètres).
====> cette procédure nécessite l’eau en provenance du bac principal.
Le décor de la quarantaine ne doit pas comporter de sable (qui diminue l’efficacité des traitements) et doit être limité au maximum : il suffit de placer une roche pour permettre au poisson de se cacher, rien d’autre.
====> cette procédure nécessite un décor limité.
La présence dans la quarantaine d’un Labroïde dimidiatus et/ou d’une armée de Lysmata amboiensis (à retirer lors des traitements au cuivre) ne peut qu’aider le poisson lors de son acclimatation.