Un voyage imaginaire et musical basé sur la poésie de Blaise Cendrars et surtout sur la prose du Transsibérien, l’un des plus grands poèmes lyriques de langue française, écrit en 1913 et évoquant le périple de Blaise Cendrars, alors adolescent, à travers la Sibérie, la révolution et tous les aléas de cette traversée.
Sur scène, Michel Ferber et Emmanuèle Amiell sont entourés de trois musiciens qui interprètent des compositions originales. « La musique est conçue comme une improvisation autour des grands thèmes de ce poème : l’amour, la guerre, la nostalgie… Elle a d’autant plus d’importance que Cendrars a dédié son récit aux musiciens. » Au son de l’accordéon, de la guitare, de la clarinette, chants et paroles se mêlent pour nous entraîner dans un voyage imaginaire et musical, à la fois ludique et poétique. (Annabel Brot, Sortir, Le Dauphiné Libéré)
« J’ai entendu le texte de Cendrars pour la première fois il y a plus de trente ans. A la terrasse d’un café. Un soir. Il y avait une quinzaine de personnes autour des tables. Un homme s’est levé. Il avait un livre à la main. Il s’est mis à lire. A gueuler plutôt…
« En ce temps là, j’étais en mon adolescence, j’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance… »
J’entendais enfin un poème moderne. Le premier. Et peut-être le dernier. Choc des mots. Des civilisations. La vitesse. La guerre. La révolution. Le rythme. Le silence. La tristesse. La folie. La mort.
Le train, c’est la matrice du monde.
Le monde entier s’y engouffre puisque j’y entre pour y rencontrer le reste du monde. Montrer le Transsibérien au théâtre, ce serait plonger acteurs et spectateurs dans le rythme du train, faire vibrer toute la salle aux secousses des rails, transformer le théâtre en une immense locomotive. »
Michel Ferber