Du 9 au 29 juin 2008.
Un concours photo a été organisé par ce regroupement de photographes. Cela s’est fait dans le cadre de l’Image publique, cycle d’expos photo et manifestations diverses. Le thème en était : “L’Ouest en décalé”.
Le premier prix a été décerné P&S Baringou.
Le deuxième m’a été décerné. J’en ai été doublement très content parce que c’est le premier concours photo que je fais. Véridique.
Entre temps, Yann Rollo de Photo à l’ouest, a retenu des photos sur Hong-kong pour le festival off de la Gacilly.
Pour le concours, j’avais choisi le thème de la pomme pour représenter l’ouest (Bretagne, Normandie et Anjou - le grand ouest comme dirait l’autre - sont on ne peut plus connus pour leurs vergers).
L’idée de l’ouest allait forcément passer par son aspect maritime et côtier mais, pour moi, l’ouest c’est tout sauf seulement cela.
J’ai appelé la série de dix photos présentée : “Les 10 travaux d’Eric : Pommes d’or des Hespérides”. La notion d’ouest étant ainsi renforcée par le clin d’oeil vers la mythologie grecque pour qui les occidentaux celtes étaient vraiment “décalés”, complètement décalés. La pomme ayant une place de choix dans ces deux civilisations.
Et donc je suis resté décalé en continuant à exploiter le thème mythologique grec : décalé dans le temps, dans l’espace et dans la culture.
Le dernier décalage concernait, lui, la manière de traiter la chose. En traitant le sujet par suggestion (pas facile de trouver des dragons et des Hercules de nos jours) appuyée par des titres/guides.
vous remarquerez la médaille d’argent, signe avant-coureur...
Ne loupez pas le commentaire suivant qui vous livrera quelques clés, à vous d’ouvrir les portes :
Le chemin n'est pas aisé à suivre, la destination n'est pas facile à trouver : il s'agit d'un monde magique, territoire des dieux.
Clos pour ne pas dire hermétique, mystérieux comme une Avalon et réglementé comme un Eden.
Du dragon Ladon se faufile l'ombre et se tortillent quelques unes des cent têtes.
Nous parlant des trois nymphes aux pouvoirs exceptionnels, trois feuilles et trois jets défient la pesanteur; le dragon-serpent et son venin ne sont jamais bien loin.
D'une des trois nymphes se dessine un sourire pour ainsi dire pubien.
Du géant Atlas et de ses airs massifs se profile un tas et une figure courbée sous le poids de son travail.
Dans l'éternelle lumière vespérale à l'azur profond, comment la pomme se soucierait-elle encore de ses attaches et de son destin?
A défaut pour nous de pomme d'or, contentons-nous d'une médaille d'argent sous l'égide de Zeus dieu du chêne.
Mais attention à ne pas nous abandonner aux délices d'une volupté illégitime, sinon, sous les foudres, ceux-là d'Héra, des pépins nous attendent !
Pour ce petit prince, la Reine des reinettes est la pomme d'or qui procure l'éternelle jeunesse, l'éternelle innocence, l'éternelle malice... croquante et trognon.