Dimanche 15 Juillet 2007
 
Me voilà embarquer dans une fête d’anniversaire pour un gamin de 4 ans un dimanche après-midi. Le lieux du drame ? Chucke cheese, un restaurant à l’américaine. Ambiance fast food, parfait pour apprendre aux plus jeunes la prise en main de la pizza pepperoni, de la fontaine à boisson ultra sucrée et colorée bourrée d’aspartane et du “petit” salad bar.
 
D’entrée tu sais que tes choix en matière d’alimentation sont à oublier. Il te faudra courrir 2-3 kilomètres la semaine prochaine pour perdre ce que tu vas prendre dans le bidon. Alors, tu rentres dans une sorte de parc d’amusements avec des jeux à la taille d’enfants de maternelle. Il y a tout mais en plus petit. Les paniers de basket, des jeux videos et des manèges pour les filles. Une table était réservée pour nous au bout de la salle juste en face d’un immense écran de télé où chucke et ses amis s’amusent à chanter, danser, faire du volley ball et autre prouesses télévisuels. Le seul inconvéniant c’est que la même bande repasse toutes les cinq minutes et tu es vite pris d’un mal de crâne qui tu penses ne s’arrêtera jamais temps que tu resteras dans cet endroit. Les ballons flottent dans les airs, les gateaux et autres pizzas sont sur les tables, les familles s’amusent dans une atmosphère qui ne connait pas les ennuis, les problèmes, les disputes familliales, les maladies, le chômage. Bref, une ambiance que tu as quitté il y a déjà bien longtemps et que tu as aujourd’hui du mal à croire. Que de bonheur dans ces 2000 square feet de paradis enfantile ! Ne pouvant plus avaler plus de pizza et de root beer je me décide à sortir de table et fait un tour aux jeux où tout le monde à l’aire de bien se fendre la poire. Une dizaine de token en poche je me précipite sur le premier jeu de libre. Evidemment les jeux étant plus petit je dois me courber comme un vieux pépé pour y jouer. J’envoi des balles sur des cibles le jeu est simple et sympas, j’oubli chucke. je gagne des points. Je rejoue. Malheuresement le mal de tête reste et je reviens à la table avec cette fois-ci le dos cassé en deux. La célébration de l’anniversaire arrive avec son coup de grâce. Chucke, le gros rat gris en personne vient shouaiter un joyeux anniversaire au gamin. Il débarque avec trois employés du resto qui font figure de danseuses avec zéro de motivation en elles. Le voilà qui léve les bras “when I say happy, you say ?” et tout le monde reprend en coeur “birthday” dans mes oreilles. L’horreur. La scène se répéte une dizaine de fois “when I say happy, you say ?” Le tout sur une musique techno à 3 temps qui te reste dans la tête pour une dizaine d’années, le temps d’avoir des enfants et de les conduire toi même à nouveau ici. Je remarque que même le gamin est horrifié et réalise que c’est pas terrible comme ambiance.
 
Cette expérience à vraiment renforcer mon idée que avoir des enfants n’est pas fait pour moi. Je pourrais commetre tous les crimes sauf celui d’être père. Je suis heureux de rentrer à la maison, de me poser devant la télé, d’ouvrir un bouquin et de le lire en silence. C’est de la bonne. Mais aujourd’hui une chose est sûre, Chuckee m’a vraiment tué.
Chucke cheese party