D’un extrême à l’autre. Déceptions
 
 

Alain Roy – Régimes matrimoniaux et Droit de l'enfant            «««««

Simplement la perfection. C'est pas peu dire. Me Roy est autant un excellent pédagogue que juriste. Régulièrement cité par les journalistes de La Presse en matières familiales, non seulement pour sa maîtrise exceptionnelle en la matière, mais aussi parce qu'il s'attarde beaucoup à l'aspect sociologique du droit. Son plan de cours est structuré de façon logique, le volume de matière est réaliste et les lectures (en 3e année) sont optionnelles. Sa présentation est claire, raisonnée et l'équilibre parfait entre les cours magistraux et les débats entre étudiants. En plus, on a l'impression qu'il ne fait pas les débats juste pour nous divertir, mais sincèrement pour faire progresser sa propre analyse critique du droit. 

Ses examens sont un juste reflet de la matière présentée en classe avec un degré suffisant de difficultés pour représenter un réel défi. Petit bémol (si on peut dire): il a complètement manqué la cible à l'examen de Droit de l'enfant, nous présentant un examen BEAUCOUP trop court. Il semblait déçu de voir des étudiants remettre leur copie après seulement une heure sur les trois allouées pour le faire. En comparaison aux examens des sessions antérieures, il avait omis 2 ou 3 questions théoriques qui suivent normalement la partie « résolution de cas » de l'examen avec pour résultat que j'ai pu essentiellement écrire l'examen 3 fois avant de remettre la copie. En contrepartie, Me Roy est toujours impitoyable dans sa correction: sévère, mais juste. Au contraire de tant de profs de la faculté, sa correction est précise et le contraire de l'arbitraire auquel la faculté m'a habitué.

N.B.  Me Alain Roy n'est pas avocat, il est notaire – « tiens tiens ».


Alain Gélinas – Financement de l'entreprise           ««

Président du Bureau de décision et de révision en valeurs mobilières, Me Gélinas remplit de gros souliers le jours, et une charge de cours le soir. Quand même 2 étoiles, il était parti de loin parce qu'à la première impression, tout ce qui nous venait en tête c'était « stick to your day job »!

Il n'était pas sympathique au premier abord, mais l'est devenu progressivement au cours de la session. Son plan de cour était un désastre désordonné et la matière à couvrir irréaliste à moins d'y passer 2 ou 3 sessions. Le résultat a été un survol supersonique en haute altitude au dessus d'une montagne de matière présentée de façon relativement décousue. Pas de livre de doctrine, pas de notes de cours, pas de recueil, pas de jurisprudences, juste un tas de photocopies d'articles de journaux, brochures et extraits de textes disparates tantôt distribués en classe et tantôt qu'on devait photocopier à la bibliothèque. 

Il nous rassurait tout le long de la session: « Faites-vous-en pas, l'examen sera facile – je comprends que le cours ne peut pas faire de vous des experts en la matière, c'est pas le but, je veux juste vous donner une base pour vous permettre de tenir une conversation sur le sujet ». En consultant les 2 examens antérieurs disponibles à la bibliothèque, ça semblait tout à fait vrai. FAUX! Il nous présente une page recto verso de huit « questions » ayant chacune 4 à 6 « sous-questions » qui n'avaient pas toujours rapport entre eux. Non seulement son examen était proche d'être impossible à préparer vu le bric-à-brac de papier qu'on avait accumulé durant la session, mais là y'avait juste pas suffisamment de minutes à l'examen pour écrire tout ce qu'il nous demandait. Voilà: c'était le seul examen du bac où je n'ai pas répondu à toutes les questions posées. Y'a pas à dire, il s'est gouré pis ça m'a fait chier. Surtout pour un cours à option qu'il semblait prendre plus à la légère que ses étudiants. 

Un gars ben intéressant qui avec plus d'organisation à son cours pourrait valoir 4 étoiles?


Gérald Goldstein – Vente, Louage et Mandats                ½ « (une demie étoile)

Ma plus grande déception du bac. (Ce n’est pas rien – voir Éthique et droit.) En partant, je suggérerai aux étudiants de l'an prochain de boycotter le cours tant que la Faculté n'en changera pas le titre pour « Contrat de vente », car Me Golstein n'y enseigne ni Louage, ni Mandats. Faut comprendre une chose: ceci est un cours à option et les étudiants ont déjà eu les cours obligatoires Obligations I et Obligations III qui couvrent essentiellement tout ce qu'on doit connaître des contrats en citant ad nauseam en exemple le contrat de vente puisque celui-ci représente 99% des contrats dans la « vraie vie ». Me Goldstein choisi donc bien mal de revenir sur ce que l'on sait déjà pendant les 3 ou 4 premiers cours et sacrifie sur l'autel des débats doctrinaux les sujets du Louage et du Mandat qui intéressaient particulièrement les étudiants inscrits au cours puisque ce sont là les contrats qu'aucun cours précédent n’avait discutés. En particulier, ce cours est « fortement suggéré » aux étudiants désirant poursuivre au Diplôme en Droit Notarial. Le mandat étant d'intérêt particulier aux futurs notaires. Et là, rien. Nada. Ziltch. 

En lieu et place on a « fée clochette » qui prend un plaisir fou (et solitaire) à souligner les obscurités & potentiels ambiguïtés du droit de la vente et les débats doctrinaux qui en découlent, quoiqu'il semble être le seul qui s'y intéresse. Certainement, la jurisprudence coupe court au débat et tranche clairement. Mais il s'acharne - « like flogging a dead horse » ou encore « de la masturbation mentale ». 

Dieu merci il nous prépare bien à l'examen, avec de nombreux exercices pratiques corrigés en classe. Les étudiants y apprennent donc que Me Goldstein veut non seulement la bonne réponse, en droit, au problème, mais encore, il veut les 5 solutions alternatives selon les différents débats doctrinaux. En plus, il va nous faire une correction négative, dans le genre, « la réponse n'est pas ceci, à cause de cela ». Y'a rien de pire comme étudiant de devoir deviner à l'examen ce que le prof veut voir comme « n'étant pas la réponse ». Chiant. 

En bout de ligne, l'examen présenté est encore plus long et difficile que ceux des années antérieures. J'ai le temps (de justesse) de répondre à chaque question, mais là, j’n’avais pas le temps de donner les 4 ou 5 réponses possibles au dernier problème et ma note va sûrement écoper pour ça. En tout et partout – un cours de merde qui contribue ZÉRO à la poursuite de mon D.D.N. 

En plus, j'imagine les profs de l'an prochain me dire « Comment ça, tu ne connaît rien aux mandats? Tu devais prendre le cours Vente, Louage et Mandat en 3e année! »  

Je lui dirai de poser la question à la fée clochette.

Une demi-étoile parce que c’est un homme très intelligent et calé en la matière.


Patrice Deslauriers – Droit des assurances ««««

Jeune, dynamique, drôle – y'a tout pour plaire, en plus de bien enseigner la matière. Un plan bien structuré et il respecte (dans une large mesure) la matière à couvrir, même s'il devait se presser un peu à la fin. Il apprécie les questions des étudiants et démontre beaucoup de patience. Son examen présente juste assez de difficultés pour rendre ça intéressant sans tomber dans la longueur excessive pour pallier un manque d'imagination – c'est bien dosé pour les 3 heures allouées. Il s'exprime clairement – la vaste majorité du temps – même s'il semble souvent en douter lui-même. Certainement dans le top 4 des profs à recommander aux futurs étudiants de la Faculté de droit. Rien à redire.



http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/200904/18/01-848032-ces-meres-coupables-de-rapt-denfant.php10B282EA-6FEB-4FB4-A322-C8B458301A81.htmlshapeimage_3_link_0shapeimage_3_link_1
Tuesday, May 5, 2009
6e session: évaluation des cours / profs
       Deslauriers                   Goldstein                          Roy