Prix du Caen

1000$

Oriane Leperlier

Cégep de Jonquière

Française exilée au Québec depuis l'année dernière pour assouvir ses besoins d'aventure, Oriane attaquera en août la deuxième année de son DEC Arts et Lettres. C'est après qu'elle eut écrit son premier poème, à treize ans, que ses professeurs l'encouragèrent à suivre son instinct littéraire. Depuis, elle ne cesse de lire et d'écrire pour voyager toujours plus loin.

Émile Vigneault

Cégep de Sainte-Foy

Virginie Blanchette-Doucet

Cégep de Drummondville

Philippe Côté-Léger

Cégep régional de Lanaudière à l'Assomption

Sophie Larrivée-Larouche

Cégep de Limoilou

Nicolas Gendron

Collège Lionel-Groulx

http://web.mac.com/chrysantheme/iWeb/critere/Accueil.html

En raison

de la haute qualité de leur texte,

le jury a aussi décerné

cinq prix supplémentaires de 500$

aux auteurs énumérés ci-dessous.

http://homepage.mac.com/chrysantheme/critere/genmor10.swf

Mentions d'honneur

Oriane Leperlier

Passionné d’un peu tout, Charles-André aime bien appréhender la beauté du monde de toutes sortes de façons. Que ce soit par l’apprentissage des sciences naturelles et humaines, l’exploration de la nature, les voyages ou la littérature, il découvre le monde et s’en fait lui-même une conception. Philosophe et libre penseur, il aime laisser mûrir ses idées afin de mieux les communiquer. Sa rigueur scientifique et sa curiosité sont indissociables de sa personnalité d’intellectuel. Il est bien fier de son sourire – qui n’est malheureusement pas visible dans ses textes. C’est avec plaisir qu’il se destine à des études en génie physique, en sachant que son parcours un peu différent de la plupart des amateurs de littérature lui fera voir celle-ci sous un regard moins commun.

Ariane Litalien

Émile Vigneault est vraisemblablement un être humain. Doté d’une barbe aussi fournie que sémillante, il naît en 1989 à Québec. Très tôt il s’intéresse à l’art, aux livres et à la poésie. Il aime le Nutella. Il aime le théâtre. Il aime les animaux. Il aime la politique. Il aime les… Il a un sens de l’humour assez particulier. Il a voyagé à New York, à Paris et en Italie et il compte bien récidiver vers d’autres contrées sauvages et inexplorées comme euh… mettons l’Irlande. Quoi qu’il en soit, il sera acteur et écrivain. Il écrit des poèmes, des nouvelles et des pièces de théâtre. Il sait accessoirement imiter plutôt bien Gollum et faire des crêpes. Son numéro de téléphone est le 418-62… (Eh non attendez, je ne vais quand même pas vous donner mon numéro !). Il a euh… Il est… Est-ce qu’il y a quelque chose d’autre à dire ? Attendez voyons… Il... euh… a des bras… Non, ça c’est pas intéressant… Le Nutella, déjà dit… Veut changer le monde, ça on s’en doutait déjà… Bon bien je crois que c’est tout ce qu’il y avait à dire sur moi. Enfin, sur lui, Émile. Enfin vous savez ce que je veux dire… La suite au prochain épisode ! (Quoi il n’y a pas de prochain épisode ? Attends on était en direct là !? Oh merde ! Coupez !)         


Étudiante au Baccalauréat international, Ariane écrit sur les jours de pluie, sur les nuits blanches, et parfois sur du papier. Sautant à pieds joints dans les flaques de lumière comme dans le monde, elle conjugue le verbe aimer depuis le jour où ses parents ont installé des tables grammaticales dans la salle de bain. Elle prend le bus pour le plaisir, elle aime trouver la chanson qui convient à chaque petit moment, elle prend son café avec beaucoup de sucre. Professionnelle de l’oubli, elle égare les enveloppes d’argent et les trousseaux de clés, mais jamais son envie de tout lire et de tout vivre. Les mardis soirs, dans un café aux grandes fenêtres, elle regarde le temps s’arrêter avec ses comparses du cercle d’écriture. Passionnée à la fois par l’écriture et par les grands enjeux mondiaux, elle souhaite poursuivre ses études universitaires aux États-Unis afin de devenir journaliste internationale. D’ici là, elle court aux quatre coins de sa vie pour attraper le temps et, lorsqu’elle trébuche, elle s’arrête pour rêver un peu sur les pages glacées du National Geographic. Elle espère secrètement vivre plus d’un siècle, et elle compte bien écrire jusqu’au verso de sa pierre tombale.

2e prix, 800$

Ariane Litalien

Collège François-Xavier-Garneau

3e prix, 700$

Charles-André Caron

Collège André-Grasset

Charles-André Caron

Nicolas l’insatiable s’abreuve à tous les moulins culturels qu’il croise sur sa route. C’est qu’il est aussi gourmand et assoiffé qu’épris de liberté. Il a déjà bravé la mort en pleine montagne péruvienne, embrassé la Turquie et détroussé la France de ses meilleurs fromages. Il a tâté du quiz et porté la soutane. Il fut valet de D’Artagnan et traître nazi. Il condamna à tort les sorcières de Salem et admire encore avec raison l’artiste Marc Favreau. Ceci expliquant cela, Nicolas est un jeune comédien fraîchement diplômé. Le reste du temps, il s’évertue à se construire lui-même. C’est sa mission première. Et la plus vivifiante.



Philippe vient tout juste de terminer son programme Arts et lettres au cégep régional de Lanaudière à L’Assomption. Il est quelqu’un d’honnête et de sensible, ses écrits vont en ce sens. Il aime l’amour, le sport et l’art. Certains considèrent sa franchise comme de la froideur, mais ce sont eux les personnes froides pour lui. Il apprécie les gens qui ne se cachent pas, qui assument leur personne, qui ne sont pas contrôlées par leur orgueil. Il s'efforce d’être comme les gens qu'il aime et c’est pour cela qu'il écrit, pour être franc, pour s’affranchir.

Écrire, ou plutôt penser à ce que je pourrais écrire dans le cadre de cette auto-description m'a remise en question sur moi-même, sur le pourquoi j'écris et/ou fais de la musique? Pourquoi est ce que je continue de croire à l'art, à ces oeuvres déchirées et brisées qui ne veulent parfois plus rien dire? Pourquoi est-ce que je continue de lutter pour protéger mes valeurs et ma vision du monde à travers des textes que peu de gens connaîtront peut-être? Pourquoi est-ce que j'y rêve encore? Et le plus important, pourquoi diable est-ce que j'écrirais une auto-description?... Bref, toutes des questions ne me menant finalement qu'à ce texte et cette réponse : ben... parce que !

Pour Virginie, l’écriture a toujours été un refuge indestructible. Si dans la vie tout n’est pas possible, dans le monde des mots il en va tout autrement, et c’est pourquoi elle poursuit son rêve de devenir écrivain dans un DEC en Arts et Lettres, puis dans un BAC en création littéraire. Elle tire ses idées de personnages imaginaires plutôt bavards, machinalement, sur des bouts de factures froissées, qu’elle perd et retrouve à tout hasard, que ce soit dans son patelin où elle passe l’été ou entre deux cahiers lignés. Le reste du temps, elle envoie promener un arbitre d’impro, danse, crayonne,  coud une manche dans le mauvais sens, et rêve.