Sacré Charlemagne...
Sacré Charlemagne...
La réforme de la semaine à l’école primaire
Le gouvernement Fillon nous a « habitués » à des prises de positions arbitraires et souvent incohérentes. Le passage de 26 à 24 heures de cours en est une dans la mesure où elle ne s'accompagne d'aucun allégement des programmes.
Localement, nous sommes parvenus à l'exploit d’aboutir, dans un premier temps, à trois formules différentes pour la même commune ! Bel exemple de cohérence et de cohésion sur un aussi petit territoire…
Finalement, le Chef des Services de l'Education Nationale a fini par trancher, du moins pour les écoles publiques de Saint-Pierre : à la rentrée prochaine, les cours s'achèveront à 16 heures du lundi au jeudi et à 15 heures le vendredi.
Les élèves du privé, quant à eux, seront libérés le vendredi après-midi, excepté ceux nécessitant des cours de remédiation...
Enfin, seul Miquelon a suivi les recommandations du Ministère en proposant d'emblée la même formule pour tous.
Chaque projet comporte bien entendu des avantages, mais au final, cette cacophonie ne risque-t-elle pas de nuire aux élèves, premiers concernés, que l'on semble avoir oubliés dans ces querelles? Quant aux parents, ils devront jongler avec leurs propres horaires ou trouver des solutions pour faire garder leurs chères têtes blondes, ce qui représentera un coût supplémentaire pour eux. Tous ne pourront, en effet, rester en « garderie » au sein de l’établissement scolaire.
Faute de décision digne de ce nom, la prochaine année scolaire devra être considérée comme une année « test », les enseignants s'efforçant d'arranger les choses au mieux, dans l'intérêt des élèves.
Si le sujet n’était pas si grave, on pourrait même en sourire en se disant qu’un jour, on nous proposera peut-être la mythique « semaine des quatre jeudis »!
lundi 16 juin 2008