Un dimanche matin, en partant pour une réunion à Paris, lisant le journal, je suis tombé sur cet article très intéressant d’une équipe française, qui travaille sur les patients en état de coma. (je vous recommande l’article)
L’article commence par cette définition: “être conscient; c’est savoir où finit la monotonie” et là mon âme curieuse se demande si il n’y a pas un lien avec les comportements alimentaires?
Partons d’observations cliniques de consultations; “Mr Sahuc, je viens vous voir car j’ai de nombreux grignotages tout au long de la journée. Je n’ai pas faim, mais je ne peux m’empêcher de manger”.
Dans un premier temps, il est important de rappeler la définition du grignotage: “manger sans avoir faim dans un sentiment d’ennui”.
Avec le patient, nous créons un travail collaboratif et nous accordons comme objectif à comprendre ces situations qui posent problèmes. Application d’une analyse fonctionnelle de type “cercle vicieux de C. Cungi” et nous retrouvons une sensation “d’ennui”.
C’est ici que je fais le rapprochement avec la définition initiale. C’est à dire que dans cette répétition de ce comportement de grignotage, le sentiment d’ennui ou de monotonie de vie est à mettre en parallèle. Le patient n’accède pas à cette mise en relation, par le fait d’un mécanisme de défense. (Je passe sur les choix alimentaires qui sont souvent sans goût à la hauteur d’une difficulté liée au sens de la vie). Il est principalement focalisé sur les conséquences de son comportement de grignoteur sur le poids.
Cette “hyper-focalisation” sur le poids, le détourne de la problématique initiale: la monotonie de vie. Le fait d’être centré sur les conséquences entraînent la mise en place de régime farfelus accompagnés d’une restriction cognitive alimentaire. Cette dernière diminue le plaisir alimentaire, qui normalement apporte du piment à la vie, est crée une “dépression alimentaire”.
Nous sommes donc dans un cercle vicieux où l’ennui et donc la monotonie de vie est noyé, par un oubli insconscient, par des pensées focalisées sur l’image du corps et la prise de poids.
Je fais le rapprochement avec un article sur la déclinaison magnétique.
Bref, vous comprenez le travail que l’on a tous à faire et qu’il faut savoir prendre conscience de ce qu’il se passe. Le fait de se recentrer sur vous, vous aidera dans la compréhension de ce comportement de gringotage permettant un éclaircissement de vos désirs et besoins qui vous feront reprendre une activité et quitter l’ennui.
Je tiens à féliciter les patients qui viennent consulter car de ce premier pas, le premier niveau de conscience est franchi, précurseur d’un changement. A chacun avance à son rythme et quand vous sentirez le moment de consulter vous le ferez, garder confiance en vous.
dimanche 25 janvier 2009
“Etre conscient, c’est savoir où finit la monotonie” (article du journal “Le Monde” p.18 (conscience: le test pas la dissonance) daté du dimanche 25 et lundi 26 janvier 2009