Les causes sur le déclenchement de l’anorexie sont multiples. Ce qui devient une problématique concernant les “guidelines” vis-à-vis de la prise en charge.
Voici une expérience que j’ai vécu avec une jeune fille au comportement restrictif sans vomissement;
elle assimile l’anorexie comme une zone de refuge dans laquelle elle peut s’isoler et se protéger des “agressions” de la vie. Comme il est difficile de vivre des échecs ou bien même de se confronter à des situations (émotionnelles, où l’estime de soi est mis en danger), la “cabane au fond du jardin” permet à la personne de se protéger par une technique d’évitement (thérapie des schémas??).
Pourquoi ? Quand on fait la somme des avantages et des inconvénients, “la cabane” semble devenir un lieu sécure. Malheureusement, elle ne permet pas l’évolution ou la maturité de la personne, car les situations embarrassantes sont évitées.
Un travail familial peut être mis en place pour retrouver ce sentiment de sécurité, rassurer et aider la personne à affronter et traverser les “épreuves”. On retrouve souvent ce manque de confiance en soi qui ne permet donc pas de franchir les caps de vie.
Dans cette notion de sécurité, la maîtrise des aliments dans un repas convivial permet de se protéger; peur d’engager la conversation, sentiment de dire des choses nulles et inutiles... de ce fait, je préfère me réfugier dans “ma cabane”, là au moins je suis sûr de ne pas être jugé.
Ce n’est qu’un point de vue qui peut permettre la compréhension de certaines attitudes alimentaires.
vendredi 5 septembre 2008
Ma cabane au fond du jardin, un point de vue sur une situation d’anorexie